‹ A travers l'œuvre de M. Ch. MaurrasChapitre 102 sur 155 · Cf. infra, Appendice V · texte numérisé non relu

Cf. infra, Appendice V

3. Son livre sur l'Avenir de l'intelligence n'a pas d'autre but.

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tion. Désespérer des ressources de la raison est ! aussi vain que de tout en attendre et de tout y sus- ,: pendre ^ »

Mais cette raison, dès là qu'elle dégage de la réalité concrète des lois certaines, peut donc dépasser le sensible. « 11 y a certainement de la vérité métaphysique, des éléments de connaissance supérieurs aux données matérielles des sens », — écrit un des esprits les plus vigoureux de l'Action française, ici, nous semble-t-il, très fidèle écho de la pensée de M.Maurras; « et la science expérimentale en témoigne elle-même, puisque c'est l'intelligence qui, en postulant un ordre constant de la nature et même les modes ou ressorts les plus généraux de cet ordre (tels que « mécanisme », « finalité »), promet un champ ferme aux investigations de la science et dicte la forme de ses hypothèses et théories... Est-il vraisemblable que les données constitutives, les directions essentielles de la pensée soient sans rapport avec l'économie intérieure d'un monde au sein duquel elle est née? On ne parle pas d'identité, de correspondance exacte, mais tout au moins d'équivalence profonde. Et c'est déjà concéder à la métaphysique beaucoup plus que ne font, parmi les plus autorisés des philosophes modernes, les moins brouillésavec elle... Uy a une métaphysique, mais une métaphysique du sensible ^ ».

Nous n'avons pas, il est vrai, rencontré, dans l'œuvre de M. Maurras, de déclaration aussi explicite ; quoique cette page ne e vise en aucune

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