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l'agnosticisme de m. MAunnAs 301
principe commun permettant de décider dans une discussion de quel côté est la vérité.
Quoi qu'en disent les rationalistes, « ce n'est pas la raison, c'est le sentiment qui fait mouvoir les hommes; ils étaient conduits eux-mêmes par un certain sentiment qu'ils ont appelé raison et c'est proprement là l'équivoque rationaliste ». Au contraire, « la réaction nationaliste suppose un fait, c'est que nous trouvons au fond de notre conscience des façons de sentir auxquelles nous tenons plus qu'aux autres et qui nous viennent de notre tradition nationale ^ ».
Ainsi se trouvera fondée la « philosophie du nationalisme français », de M. Maurras et de l'Action française, et trouvé le principe qui doit régler tous les rapports sociaux. La raison, examinant les données les plus profondes de la conscience, a reconnu le lien qui rattache l'individu à la terre et aux morts : elle nous a éclairés sur des sentiments qui sont bien nôtres. Mais elle fait plus en déclarant cette norme universelle et en jugeant ses exigences maîtresses identiques aux exigences de toute culture humaine.
Aussi bien, — nous n'avonspas aie redire, — pour cette collaboration des facultés à l'œuvre proprement humaine, il n'est fait appel à aucun principe extérieur : l'ordre moral doit se tenir par lui-même, se suffire à lui-même; aucun appui ne lui est accordé.
Mais alors, en ces politiques pour qui Dieu ne compte pas, ne devons-nous pas voir des athées, au sens strict du mot ? — Athéisme et agnosticisme