Cf. aupra, p
358 A TRAVERS l'œUVRE DE M. CH. MAURRAS
aux autres les pires dangers. Mais rien de plus décevant que d'identifier le fini et le déterminé, rien de plus faux que de refuser à l'infini le caractère d'absolue détermination. N'entendions-nous pas, naguère, M. iNlaurras distinguer la beauté en puissance etla beauté en acte \ et condamner le romantisme, parce que celui-ci, en s'arrêtantà la première, n'arrivait à produire que l'impression de l'indéfini? Et rien n'était plus juste - ! Pourquoi, alors, ne pas poursuivre dans cette voie, et après avoir rapproché la beauté en puissance de l'indéfini, pourquoi ne pas rapprocher la beauté suprême, la beauté en acte de l'infini ? Si l'indéfini, l'infini en puissance est, de sa nature, indéterminé, l'infini positif, l'infini en acte est la détermination même. Par essence, il est la raison de tout être, l'être sans plus, en qui il serait contradictoire d'admettre une limitation ou une indétermination. Tout ce qui est ne