‹ A travers l'œuvre de M. Ch. MaurrasChapitre 14 sur 155 · INTRODUCTION XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXI

éclate, avec les sentiments de la plus vive admiration , une intelligence parfois exceptionnelle de ses inépuisables ressources. Cette Eglise, il est prêt à la défendre de toutes ses forces; et il la comprend mieux sur plusieurs points que quelques-uns de ses enfants. Mais c'est seulement du dehors qu'il lui plaît d'en parler : s'il l'aime avec toute son âme, c'est comme la puissance sociale la plus grande qui soit, et les témoignages d'estime et de sympathie qu'il lui prodigue veulent rester ceux d'un étranger.

Aussi bien, les réflexions que suggère la lecture du Dilemme, il n'est pas une œuvre de M. Maurras qui ne les provoque. Ennemi irréconciliable de la démocratie, des idées d'égalité ou de liberté, telles que les entendent tous les disciples de 89, il consacre sa vie à extirper de la France ce qu'il considère comme un chancre qui la ronge au cœur et la conduit infailliblement à sa ruine. Or, dans sa lutte contre l'envahissement du mal, M. Maurras n'aperçoit pas d'antidote plus efficace que celui des doctrines de l'Eglise. Pour refaire la société, il a toujours cru l'appui de Rome indispensable, et cette attitude que nous le voyons accuser dans sa préface du Dilemme, en maintes circonstances déjàill'avait affirmée. A telles enseignes que beaucoup y ont noté l'un des traits caractéristiques de sa manière, d'ailleurs si originale et si personnelle.

Pour le plus grand nombre des catholiques, cette attitude demeure une énigme; ils ne réussissent pas à la concilier avec les principes philosophiques et sociaux dont se réclame sans cesse M. Maurras; ils ne voient pas comment des déclarations de cette

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