‹ A travers l'œuvre de M. Ch. MaurrasChapitre 15 sur 155 · XXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION

nature ne dépassent pas les intentions de leur auteur. Pour d'autres, au contraire, elle est une occasion de scandale : quelle confiance accorder à cet ami de l'extérieur qui se refuse à pénétrer au cœur de ce qui fait la vie du chrétien, qui subordonne l'idée divine à un idéal terrestre et humain, et ne lui reconnaît qu'une valeur toute relative au perfectionnement de l'individu dans ses rapports avec la société? « Nous n'admirons tant le catholicisme, écrira-t-il encore dans la suite, qu'en raison du rythme moral, delà mesure intérieure dont la vertu immédiate est d'établir spontanément une large unité de pensée et de cœur^ » Tout contact sur le terrain de l'action avec un homme dont les principes, en dépit de ses protestations de respect, paraissent aussi offensants pour la vérité religieuse ne doit-il pas être considéré comme une compromission coupable et une dangereuse promiscuité?

Cette énigme, serait-il par trop téméraire de la vouloir pénétrer? Ce scandale, est-il présompteux de chercher sinon aie supprimer, du moins à l'atténuer? Tâche délicate s'il en fut, puisqu'on le sait de reste, l'œuvre et la vie de M. Maurras sont dominées par une idée politique, la restauration de la royauté en France : comment, dès lors, parler de lui sans toucher à cette question, brûlante entre toutes, de la politique constitutionnelle ? Tâche cependant qui ne laisse pas d'avoir son importance : iM. Maurras et le groupe combattif de V Action française, dont il est l'âme et le maître incontesté, s'imposent de plus en plus à l'attention générale, et les

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