‹ A travers l'œuvre de M. Ch. MaurrasChapitre 148 sur 155 · Ibid.y p · texte numérisé non relu

Ibid.y p

3. Cf. Montesquiou : Le système politique d' À. Comte, p. 204.

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Brunetière et qu'il faille tout attendre de la perfection des individus, c'est ce que nous ne saurions en aucune façon admettre.

Autre chose est ce qui constitue dans un problème le principe essentiel de sa solution, autre chose ce qui est la condition nécessaire sans laquelle le problème ne peut être posé, ni le principe appliqué. Or il est impossible de ne pas regarder la législation et, d'une manière plus générale, le bloc des institutions politiques et sociales d'un pays comme une condition de la plus haute importance pour le bon fonctionnement de l'ensemble. Si ces institutions ne sont pas tout, il n'en est pas moins vrai que trop souvent « elles corrompent les hommes » et rendent en fait la prospérité nationale impossible. Dans l'abstrait, toutes les formes politiques peuvent réaliser la fin de la société. Au concret, l'expérience s'inscrit en faux contre cette possibilité imprécise et lointaine; la fin d'une société déterminée en tel pays donné n'estpas égalementréaliséepar n'importe quel régime.

« Aucune fraction du pays, a écrit M. de Mun, ne peut échapper à la direction que lui donne son gouvernement, à l'orientation qu'il imprime aux lois, aux mœurs, à l'enseignement, à la pression qu'il exerce par l'exemple et par l'intérêt; ceux mêmes qui font envers lui profession ouverte d'hostilité subissent la contagion qu'il répand autour de lui. Trente ans de domination maçonnique ont ainsi changé la mentalité française ^ » Même en se plaçant au seul point de vue surnaturel du salut des

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