Revue de philouophie, !«' févr. 1903, p
et Spencer comme ils se sont entendus eux-mêmes \ mais de les interpréter d'une autre manière, s'il n'avait pas semblé les rendre responsables de conclusions que toute une partie de leur philosophie, et celle-là même qui leur était le plus personnelle, excluait évidemment : sa tentative eut été irréprochable.
M. Moreau, incroyant, n'est pas seul à faire pièce à Brunetière. Cinq militants de son groupe, catholiques du plus haut mérite, dans l'Action française de janvier 1910 (p. 57), Font à leur tour vivement pris àpartie ; ils ne critiquent pas les erreurs historiques, mais attaquent l'idée même que suggère le titre de l'ouvrage: V Utilisation du positivisme. J'avoue ne découvrir dans cette nouvelle chicane qu'une gageure et je le regrette.
«Les idées en tant qu'idées, disent-ils, ne sont ni utiles ni nuisibles, elles sont vraies ou fausses. » Encore que cette formule prête à équivoques et ne puisse suffire à exprimer la réalité'^, on serait embarrassé de prouver que Brunetière y contredit dans son livre. 11 n'y parle pas tant de vérités utiles comme moyens que l'on ferait « servir à de bonnes besognes », que de vérités utilisables dans leur