‹ A travers l'œuvre de M. Ch. MaurrasChapitre 20 sur 155 · V Action française, 1" février 1908, p · texte numérisé non relu

V Action française, 1" février 1908, p

en faveur de sa chère idée de décentralisation K En 1896, il part pour la Grèce et Tltalie; il en rapporte de précieuses notes d'art et de littérature qu'il réunira plus tard en volume sous le titre à'Anthinea, mais surtout il en revient définitivement fixé sur la nécessité absolue de faire retour aux institutions traditionnelles de l'ancienne France, si l'on veut la sauver.

Alors se pose la question du procès en revision de l'affaire Dreyfus : comme sous un coup de fouet, toutes ses énergies se cabrent. La campagne nationaliste s'ouvre, il s^ jette à corps perdu, écrivant dans le Figaro, le Soleil, la Gazette de France; puis il prend part à la fondation de V Action française, dont le groupe, à sa naissance, en 1899, était républicain à l'unanimité moins sa voix. Devenu principal rédacteur de la Ret>ue d'Action française, et, dans la suite, du journal, il est peu à peu saisi tout entier par les nécessités de la polémique... On sait le reste.

Telle est, en bref, cette carrière si remplie. Il nous en faut maintenant tâcher de pénétrer le sens et l'orientation.

1. Sur cette campagne, cf. « la Cocarde » de Barrés, par H. Clouard dans la Revue critique des idées, 25 février 1910 et sq.

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