CHAPITRE TROISIÈME L'ordre dans la littérature
Le triomphe de la pensée individuelle d'une part, de l'autre, la prédominance des facultés inférieures, imagination et sensibilité, tel est,selon M. Maurras, l'héritage que l'école romantique a reçu de la Réforme. Contre cette école, il déploiera toutes les ressources de son ironie et de sa puissance d'analyse. Il faut l'entendre « démonter » Chateaubriand, « ce protestant honteux, vêtu de la pourpre de Rome », ce « grand obligé » de la Révolution, sous les airs qu'il se donne de la combattre avec furie. ^ N'a-t-il pas contribué plus que tout autre à ruiner en France cet « esprit classique, juridique, philosophique, plus sensible aux rapports des choses qu'aux choses elle-mêmes », qui avait fait la force de ses écrivains? « Comme les Athéniens du cinquième siècle, cette race, arrivée à la perfection du génie humain, avait, selon une élégante expression de M. Boutmy, réussi à substituer « le procédé logique » au « procédé in-