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CHAPITRE QUATRIEME L'ordre dans la société

Nous le disions en commençant, le point de vue littéraire et artistique, où se manifestent avant tout les- rapports de la pensée individuelle avec ellemême, n'occupe qu'une place secondaire dans l'œuvre de M. Maurras. C'est à la défense de l'ordre social que, depuis bientôt vingt ans, le principal fondateur de V Action française voue son talent et ses énergies; et les excursions qu'il se permet maintenant sur le domaine des lettres s'achèvent presque toujours par une étude des relations de l'intelligence avec l'intérêt national ^ .

Pour en arriver à ce point de fièvre et d'ardeur

1. Témoin cette conclusion du volume parfois si pénétrant comme psychologie, mais d'inspiration si païenne, qu'il a consacré aux Amants de Venise : « Que l'amour se prétende affranchi de l'ordre de la nature et des conventions du monde, qu'il se glorifie d'étonner le vulgaire en le choquant, ou de le déconcerter en le dépassant, cela signifie simplement qu'il a négligé un certain genre de considérations, mais il n'a pas aboli la réalité qu'elles représentent : plus que tout autre amour, il se trouvera traversé à l'improviste de sentiments et d'intérêts indignes de lui ou de soins presque indélicats. En négligeant les plans sur lesquels se

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combattive qu'on lui voit aujourd'hui, il a bien eu quelques étapes à franchir. Dans ses toutes premières œuvres, il est vrai, le souci de l'ordre social se manifeste déjà; le mythe des Serviteurs nous représente les anciens esclaves de Criton accueillant leur maître dans les Champs-Elysées avec amour et se remettant d'eux-mêmes sous sa férule : la liberté absolue leur avait ravi la paix. C'était, sous une forme paradoxale, la condamnation du rêve de démocratie universelle. A la même époque, en prenant part à la fondation de l'école romane, il adopte des principes littéraires très voisins de l'ordre social, en sorte qu'il a pu l'affirmer de luimême à très juste titre : il ne s'en est jamais tenu à la seule personne humaine, à l'individu-Dieu ^. Enfin et surtout, à partir de 1892, il fait une campagne ardente dans la Gazette de France^ la Revue encyclopédique y la Revue bleue contre l'individualisme moral et politique de M. Desjardins et de ses néo-chrétiens de « l'union pour l'action morale ^ ». Mais on aurait peine à reconnaître dans l'écrivain actuel le philosophe épicurien dont tout l'idéal fut un temps de peu vivre, de peu sentir et de mourir sans avoir vécu^. Alors, M. Maurras regardait moins au dehors; il n'avait qu'une crainte : celle de voir se déchaîner les passions individuelles; et il ne visait

meut tout amour, en le traitant comme une pure et mystique communion des intelligences sans rapport avec les milieux matériels et les milieux humains, les romantiques se sont trompés lourdement sur les conditions de l'amour », p. 265.

1, U Action française, !«' février 1908, p. 207.

2, Lui-même nous l'a rappelé dans le Correspondant, 10 juin 1908, p. 971.

3, Le Chemin de Paradis, p. xxxiii.

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qu'à combattre quiconque tendrait à exaspérer les virtualités de notre pauvre nature, sous prétexte de nous baptiser hommes. Aujourd'hui, M. Maurfas, devenu un nationaliste ardent, se présente à nous avec une œuvre politique et sociale déjà considérable qui comprend un corps de doctrine très homogène. Essayons d'établir comment celui-ci s'est formé et d'en donner une idée aussi exacte que possible.

Les postulats

Le point de départ est simple : la patrie, cette société à laquelle tout individu appartient par naissance, par éducation, doit être considérée par lui comme la condition essentielle de son développement. Sans elle, il ne peut se flatter de conserver et de transmettre tous les biens qui lui sont chers, tout jusqu'à ces nuances de la sensibilité, ce tour d'esprit souvent insaisissable, cette coloration des manières qui constituent quelques-uns des éléments intimes de la personnalité. La patrie est, pour l'homme soucieux de sa dignité et de son bonheur, la première des réalités à défendre.

Tel est le postulat initial de toute la théorie nationaliste de M. Maurras et de son groupe del'x^ction française. Ce postulat, M. Maurras ne s'est du reste jamais inquiété d'en fournir les titres ; il y voit un (( donné » indiscutable, mais aussi un « supposé » indémontrable, dont il se refuse à établir la valeur métaphysique. En quoi, il est simplement logique avec lui-même. S'en tenant comme philosophe au

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pur relativisme, et, en disciple de Comte, demeurant persuadé « qu'il n'y a pas plus de raison de croire à la réalité de la morale en soi qu'à celle du monde extérieur en soi^ », il lui suffît de constater la nécessité où il est de vivre, d'agir, de choisir. Or cette nécessité lui apparaît conditionnée par l'existence de la patrie; d'instinct, il se porte vers elle, ainsi que l'enfant vers sa mère, sans vouloir d'abord ratiociner sur ce mouvement naturel. Il remarque seulement que cette idée de patrie comporte une somme d'intérêts qui déborde, en les enveloppant, tous ses intérêts personnels, et qu'elle s'impose à lui comme une nécessité aussi absolue dans le domaine de la vie que le postulat d'Euclide dans la géométrie à trois dimensions. « Un vrai nationaliste place la patrie avant tout : il conçoit donc, il traite donc, il résout donc toutes les questions pendantes dans leur rapport avec l'intérêt national; avec l'intérêt national et non avec ses caprices de sentiment ; avec l'intérêt national et non avec ses goûts ou ses dégoûts, ses penchants ou ses répugnances ; avec l'intérêt national et non avec sa paresse d'esprit, ou ses calculs privés, ou ses intérêts personnels'^. »

Mais cette idée de la patrie supérieure à l'individu, de l'intérêt général supérieur à tous les intérêts particuliers des membres du corps social, se les subordonnant tous dans son ordre et supposant donc une hiérarchie d'intérêts, dans quelles conditions pourra-t-elle se réaliser et atteindre son objet?

1. Lucien Morean, Un politique réaliste, M. Ch, Mau?'ras, dans l'Action française, 1" mai 1900, p. 750.

2. Gh, Maurras et L. Moreau, L'Action française, dans le Correspondant, 10 juin 1908, p. 969.

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C'est là tout le problème politique. Pour le résoudre, il faut, au préalable, faire choix d'une méthode.

La méthode adoptée par M. Maurras est cellelà même que le fondateur du positivisme a codifiée dans SA Politique : la méthode expérimentale, basée sur les faits et ennemie de toute conception métaphysique a priori ; l'expérience et rien que l'expérience pour guider la raison dans ses généralisations et ses énoncés de lois. « Formés à l'école d'A. Comte et de Le Play, a écrit M. Bourget, les jeunes gens de l'Action française n'entendent pas appliquer à l'hygiène des sociétés des solutions rationnelles^ c'est-à-dire fondées spécieusement sur la déduction. Les solutions qu'ils cherchent sont des solutions raisonnables, c'est-à-dire fondées sur l'observation exacte des faits et la reconnaissance des lois qui en découlent. C'est ainsi que le problème politique fut posé jadis en Grèce par un Aristote, à Florence par un Machiavel^. »

Or les malheurs publics, comme nous le rappelions plus haut, se sont chargés de fournir à M. Maurras la leçon décisive qui allait l'affermir dans les idées reçues de ses ancêtres et lui gagner un grand nombre de disciples^. Sous le coup de l'é-

1. P. Bourget, dans V Action française, 1*^ décembre 1901. Nous reviendrons plus loin sur cette méthode; il nous sufiBt ici de l'indiquer .

2. « D'abord patriotes et nationalistes sans parti pris, nous nous sommes appliqués à connaître le mal, puis à dégager le remède, en écartant les remèdes qui exaspèrent le mal ou qui n'y correspondent pas. Nos seuls points de départ furent donc les malheurs publics. L'étude de la vie française et de ses conditions a seule déterminé le point d'arrivée... Aucun intérêt de parti, et comme parlerait le comte d'Haussonville, aucune « préférence personnelle » ne nous a guidés. Du péril public au

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meute individualiste provoquée par la condamnation de Dreyfus en 1894, et surtout quelques années plus tard par le procès en revision, il crut voir où était le salutde la France. Entre l'individu fin en soi et la société gardienne de l'intérêt général, il fallait choisir : d'une part, la déclaration des droits de l'homme, de l'autre la déclaration des devoirs de l'homme en société. La première ne lui reconnaît d'autre loi que la loi intérieure et subjective de sa conscience, toute loi extérieure étant estimée contrainte et immoralité ; avec elle, le grand intérêt de la vie se réduit à l'apport individuel de chaque être humain, et l'idéal est de reconstruire tous les jours à pied d'œuvre la cité parfaite, après avoir fait table rase de ce qui a précédé. La déclaration des devoirs, au contraire, s'inspire de tous les héritages reçus, elle rend grâce « aux terres maternelles de promettre à ses enfants un si riche avenir, après les avoir soutenus et nourris d'un passé généreux ». Or, entre les obligations que nous avons envers cette mère patrie, se trouve celle-ci, fondamentale, qu' « on se montre d'abord clément, pitoyable et bon pour le corps social dans lequel et par lequel subsistent des millions et des millions d'êtres humains^ ». Ce qui, dans le cas de revision du procès Dreyfus, se traduisait dans cette règle pratique : on n*est nullement tenu de « regarder toute

salut public, nous avons suivi un itinéraire qui ne dépendait point de notre cœur, mais de notre raison, c'est-à-dire de quelque chose d'impersonnel. Cette impersonnalité est si vraie, si certaine, si forte que les esprits que nous n'avons pas convaincus ne nous font jamais une objection définie » (Ch. Maurras, dans l'Aétcon française, 1*' mars 1904, pp. 365-357). 1. Le Correspondant, loc. laud,, 'pp. 964-966.

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décision comme irrévocable et impossible à réviser », mais on serait inexcusable de crier ou de croire à l'erreur judiciaire sans de fortes raisons; il ne convient pas, pour des motifs douteux, « de désorganiser l'opinion, l'armée, les lois, l'Etat, de détruirelapaix,ladéfenseetla sécurité de la nation ». ]^]n face du bien général nettement perçu et certain, l'individu compte peu et doit s'effacer ^ ; et selon M. Maurras, dans l'espèce, les motifs de récuser le premier verdict n'avaient aucune valeur sérieuse. Cette opinion est-elle bien ou mal fondée, nous n'avons pas à l'examiner ici; mais l'hypothèse admise, on doit avouer que, pour un esprit qui défend l'antériorité et la supériorité du droit social sur le droit individuel, de l'Etat sur l'individu , la conclusion semble logique.

Droit social et droit individuel

Une fois rappelés le principe, la méthode et le fait qui ont servi de point de départ à ses études politiques, il ne sera pas sans profit d'examiner en quel sens M. Maurras entend exactement cette supériorité du droit social sur le droit individuel qui commande toutes ses vues. S'il répudie à juste titre la conception kantiste de l'homme fin en soi, ne ressuscite-t-il pas, en affirmant que l'homme est fait pour la société et non la société pour l'homme,

1. Cf. V Action française, l*-^ décembre 1904, pp. 360 sq. : Préface à une histoire de l'affaire Dreyfus.

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la fameuse théorie platonicienne de l'Etat-Dieu ? D'aucuns l'ont pensé; ne serait-ce pas à tort?

Le principe incriminé se prête à deux interprétations fort différentes. La première serait que la société a surl'individu des droits illimités ; alors Tindividu, en face de l'Etat, perd ses propres droits ; force lui est de le servir pour lui-même jusqu'au sacrifice des plus intimes et des plus légitimes revendications de sa conscience : ainsi comprise, la formule « l'homme est fait pour la société » est évidemment inacceptable. Mais elle peut aussi énoncer cette simple vérité que l'homme est un être essentiellement social, c'est-à-dire fait pour vivre en société. Sous cet angle, la société apparaît comme une condition nécessaire pour que l'homme exerce ses libertés légitimes et développe normalement ses facultés, une institution naturelle dont l'objet propre est, non plus le bien particulier, mais le bien général. D'oùl'on conclut, ajuste titre, que la société est distincte des individus, qu'elle leur est supérieure, qu'enfin elle a des droits susceptibles de contrarier, mais en certains points seulement, ceux des individus et de l'emporter sur eux en cas de conflit. Sans vouloir pousser trop loin la comparaison, on pourrait alors se représenter la société comme une combinaison analogue à celle de l'oxygène et de l'hydrogène : l'eau qui résulte de celle-ci a des propriétés, des pouvoirs que chacun des éléments, laissé à lui-même, ne possède pas; de même, la puissance de la société se superpose à la puissance de l'individu, elle manifeste des propriétés qui ne sont pas uniquement la somme des énergies élémentaires, mais qui les dépassent en les

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dominant, avec cette différence toutefois qu'elle n'épuise pas, à son seul profit, toutes les facultés particulières. La société politique sera donc antérieure et supérieure aux individus non pas chronologiquement, puisque la famille existe de toute nécessité avant elle, msiis Juridiquement, au regard de la dignité et des droits, puisqu'elle est la condition de leur perfection, la fin à laquelle par nature ils sont ordonnés. Or cette doctrine, inspirée de deux chapitres de saint Thomas dans son De régimine principum (c. i et xv), n'est rien de moins, semble-t-il, que l'expression d'une bienfaisante vérité ^

Si maintenant nous revenons à M. Maurras, nous reconnaîtrons sans peine que quelques formules paradoxales ont pu prêter chez lui à équivoque, nous regretterons surtout qu'il ne se soit pas assez préoccupé de préciser les limites qu'il assigne aux

1. Sur cette question, l'on peut consulter un excellent article du P. de Pascal dans V Association catholique du 15 août 1905 et une note lumineuse de M. Pierre Gilbert dana la Reçue critique des idées et des îii'res, 10 décembre 1908, p. 341, — D'ailleurs, la distinction que nous venons de faire n'est pas neuve; Aristote l'avait très clairement exprimée et M. Boutroux résume ainsi la pensée du Philosophe : « Comment se forme la société politique ? Selon l'ordre du temps, la première société qui se forme est la famille. Puis se produit l'union de plusieurs familles ou xw/^vj. L'Etat ou cité vient enfin (7ro'>.«ç) : c'est la plus haute des sociétés. Tel est l'ordre chronologique. Mais au point de vue de la nature et de la vérité, l'Etat est avant les individus, la famille et le village, comme le tout est avant les parties : celles-ci ont dans celui-là une cause finale et leur réalisation la plus haute. La fin de l'Etat est la plus élevée qui se puisse concevoir [il ne parle que de l'ordre temporel], puisque l'Etat est la plus parfaite expression du penchant social... L'Etat achève le progrès de la nature humaine s'éUvant de la puissance à l'acte. » (Etudçs d'histoire de la philosophie, Aristote, § 22, pp. 178-179.)

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droits de la société en face des droits de l'individu ^ Mais, qu'il conçoive l'intérêt général procuré par l'Etat, en fonction des services rendus par ce même Etat à l'individu, et qu'il n'absorbe pas les libertés individuelles dans un pouvoir discrétionnaire reconnu à la société, c'est ce que prouvent à l'évidence ses déclarations sur la fin de l'Etat et ses idées sur la décentralisation.

Dans un article de la Gazette de France, au titre provocateur 2, M. Maurras dévoloppait naguère cette thèse : toutes les libertés individuelles que nous pouvons acquérir sur l'Etat ou revendiquer contre lui, si elles raffaiblissent en quelque manière et le rendent impuissant à protéger une nationalité, se résolvent en de pures chimères : si « tout ce que j'ai acquis de confortable individuel a été acheté par un déchet de la sécurité générale », le marchéconclunevautrien. Ce que j'attends de l'Etat, c'est « la garantie souveraine de mon essence, l'indépendance de ma patrie, le libre usage de monidiome natal, le maintien des coutumes et des traditions nationales. En comparaison de ces droits primordiaux, organiques, vitaux, aînés de tous les autres (que l'Etat seul peut me garantir), lespauvrespetites libertés individuelles sontcomme l'hygiène de l'ongle et du cheveu par rapport à la vie normale de l'estomac, du cœur et de l'intestin ».

1. Nous reviendrons dans la troisième partie de ce travail sur ce point capital pour nous demander si la philosophie de M. Maurras lui permet d'établir cette délimitation d'une manière satisfaisante. En ce moment, nous nous contentons d'exposer ce qu'il admet en fait.

2. La Gazette de France, 15 juillet 1907 : Apologie pour la Bastille,

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Voilà bien affirmée la supériorité du droit social sur le droit individuel, mais voilà affirmé avec une égale netteté que l'Etat n'a de droits qu'en vue du bien de l'individu.

Au reste, l'Etat, dans la pensée de M. Maurras, a une sphère d'action très limitée ; c'est uniquement parce qu'il est rongé par le chancre parlementaire que l'Etat moderne empiète sans cesse sur ses attributions normales et <(. ne peut accomplir qu'une très petite partie de la fonction qui lui est propre. Faute de pouvoir gérer librement et continûment ses grands intérêts, l'Etat contemporain s'applique à mille autres besognes de surcroît. 11 est, par exemple, fabricant d'allumettes ou marchand de tabac. Il est maître d'école et hospitalier. Il se divertit même à se faire marguillier. Tel est l'Etat moderne en France : toujours poussé hors de sa spécialité, de sa sphère professionnelle, il se substitue sans relâche à l'initiative des citoyens et des groupes de citoyens. 11 invente donc chaque jour quelque occasion nouvelle de les gêner et de les molester^... » Au contraire, « le premier ordre des préoccupations politiques (doit être), sans conteste, la protection matérielle des gouvernés contre leurs ennemis du dehors ou du dedans, sûreté de l'Etat, sûreté des citoyens ^ ».

Tout ceci se comprend fort bien chez un décentralisateur convaincu, bien plus chez un fédéraliste militant : car M. Maurras est l'un et l'autre^.

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