L'Action française, 1" février 1908, p
3. Qui voudrait connaître en détail la pensée de M. Maurras sur ces deux points devrait consulter : Z,7c£ee de décentralisation^
l'ohdre dans la socikté 41
Chaque province, chaquepays doit pourvoir à ses intérêts propres, legouvernementcentral ne retient que la gestion des intérêts supérieurs : « la diplomatie, les armées de terre et de mer et, à un degré bien moindre, l'organisation générale des finances lui seraientrattachéespardes mécanismes rigoureux et directs : tout le reste, clergé et université, communes, arrondissements et provinces, assistance publique et compagnies judiciaires, retrouverait l'autonomie; il ne se réserverait à ces divers égards qu'un droit de surveillance, haute police, arbitrage et judicature suprêmes. Groupements locaux ou professionnels, associations confessionnelles, villes, pays, autant d'organisations spontanées s'administrant elles-mêmes et coordonnées de très haut par le pouvoir » centrale Et de cette autonomie, la famille n'est pas exclue : « Tous les degrés et tous les ordres de la hiérarchie politique, administrative, juridique et civile doivent être décentralisés, c'est-à-dire comporter une certaine sommedeliberté (parrapport au pouvoir), d'autorité (par rapport au public) et de responsabilité (par rapport à l'un et à l'autre) 2. » C'est pourquoi il
et deux articles de la Quinzaine, !•' sept, et 1^'' octobre 1896 : Le Système fédératif. M. Glouard, dans la Revue critique des idées et des livres du 10 mars 1910, pp. 404-414, a assez heureusement analysé la partie critique des idées fédéralistes de M. Maurras : on le lira avec avantage après les deux travaux que nous venons de signaler.
1. Enquête^ loc. laud. Gomme nous l'avons dit, ce sont ses luttes en faveur de la décentralisation qui ont tout d'abord fait connaître M. Maurras comme politique et sociologue. Il nous a raconté les principales dans un article fort intéressant de l'Action française, l*"" octobre 1904 : Il y a dix ans.