‹ A travers l'œuvre de M. Ch. MaurrasChapitre 74 sur 155 · Positivisme et catholicisme, pp. 248, 217 et passira · texte numérisé non relu

Positivisme et catholicisme, pp. 248, 217 et passira

2 . Ce sont bien en effet les seules pages caractéristiques à ce point de vue que l'on ait pu trouver chez M. Maurras. Le réquisitoire de M. Laberthonnière, auquel nous faisons ici allusion, ne s'appuie pas seulement sur ce dernier. Enveloppant l'Action française tout entière, il vise encore des déclarations de M. Lasserre, de MM. Rebell et Tauxier dont nous péirlerons à 1 appendice II. Nous ne nous occuperons encore ici que de M. Maurras : mais ce que nous en dirons voudra également et dans ce même sens pour ces écrivains.

3. Nous en avons déjà relevé plus haut quelques-unes. En voici une autre pour laquelle nous ne saurions avoir moins de sévérité : « il n'y a jamais qu'un seul homme, le Pape, qui puisse se permettre, su nom de Dieu, des égarements de pensée et de conduite et tout est combiné autour de lui pour l'en garder »... Il est vrai, combien de catholiques pratiquants ne sont guère mieux renseignés sur le privilège de l'infaillibilité ! — Mais cette extraordinaire pensée est adventice par rapporta l'ensemble du morceau et n'en change pas

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de scories détestables, il nous semble impossible de donner à la note sur les « Déistes ^ » qui fait tous les frais du procès, une autre signification que celle-ci : « l'idée d'un Dieu unique et présent à la conscience peut être une idée bienfaisante en politique-, mais elle peut aussi tourner à l'anarchie, elle peut devenir un multiplicateur immense ajouté au caprice individuel, décomposer et dissoudre toute société, jusqu'à la science, jusqu'à la pensée, si elle n'est réglée et contrôlée. Il n'est que l'Eglise catholique qui ait su l'a organiser», c'est-à-dire lui conserver intacte sa puissance d'élévation et de perfection pour l'individu, tout en supprimant pour celui-ci les occasions de dévergondage et en comprimant la folie du sens propre. En dehors du catholicisme, — et pour que nul ne s'y méprenne, M. Maurras cite à l'opposé du catholicisme le judaïsme ancien et moderne, les protestants de toute nuance, les disciples du vicaire savoyard et des romantiques, — l'idée de Dieu menace beaucoup plus qu'elle ne soutient ».

Si ce résumé est fidèle, comme nous le croyons, — nous n'hésitons pas à déclarer son contenu acceptable dans une très large mesure. M. Maurras n'examine pas ici en elle-même la valeur de l'idée de Dieu, il la juge uniquement dans ses efFets et

l'allure générale. Nous en dirons autant de ses défiances à l'égard du monothéisme en général et de cette remarque toute païenne, que le déisme des romantiques « enlève aux passions leur air de nature, leur simple et belle naïveté « .

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