‹ A travers l'œuvre de M. Ch. MaurrasChapitre 85 sur 155 · Le Correspondant, 10 juin 1908, p · texte numérisé non relu

Le Correspondant, 10 juin 1908, p

232 A TRAVERS l'œUVRE DE iM. CH. MAURRAS

très opportunément dans une conférence donnée au début de 1909 à l'Institut catholique de Paris' ; et, à propos de l'Action française elle-même, c'est ce qui permettait à la même époque à une revue dontl'orthodoxie ne peut être soupçonnée, de reconnaître la parfaite légitimité, surtout en démocratie, d'une « agitation même violente, créée au sein de la masse populaire, en sens hostile au régime républicain », pourvu, évidemment, que cette agitation fût d'ordre social en vue de la défense sociale et non pas d'ordre individuel ou exercée à titre privé ^. Mais il est des moyens mis en avant par quelques membres de l'Action française qui inspirent les plus légitimes inquiétudes^. L'on ne voit pas assez comment certaines des violences préconisées n'ont pas ce caractère privé que réprouvait à l'instant et à si juste titre l Ami du clergé, et l'on n'en revient pas de lire une déclaration de ce genre : « Nous devons être tour à tour des combattants, des apôtres, des proxénètes''. » — Ecart isolé, dit-on, et dont le coupable doit seul porter la responsabilité ! — J'entends bien que F Action française, en publiant le travail de M. Rebell, qui suggérait cette tactique, a fait sur lui beaucoup de réserves. Mais étant donné que ces réserves ne portaient nullement sur le recours à de tels moyens, et que la rédaction avaitsupprimé d'autres passages répréhensibles du point de vue moral et religieux, pourquoi avoir accueilli

1. G. Sortais, Démocratie et catholicisme [Revue pratique d'apologétique^ 15 avril 1909, pp. 90-95), Cf. infra, appendice VII.

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