I. drame final d i la Pa t toul
avec une puisa iriptible :
on en comprend la religieus
silence angoissant qui serre le cœur, on entend retentir ;'i ses oreilli - and '-ri qui annonça au d
lemption par la m ni du Christ :
TOUT EST I t En même temps, 1" voile du temple
deUZ depuis le haut jusqu'en bas . la t MiMa. .
pierres se fendirent, i s'ouvrir ut «-t plu-
sieurs corps des Saints qui - I - unueil
.- suscitèrent. -
« Le centenier et ceux qui étaient avec lui p .ic-ns. ayant vu le tremblement d et tout . e qui
passait, lurent saisis d'une crai .;rent :
« Cet homme était vraiment fils d< Dieu. »
En descendant du Calvaire S lint-
S spulcre. Du théâtre dr la douleur i Humiliation à
celui tic la gloire il n'y a que quelque -
Mais là encore, pourquoi l'aspect primitif du tombeau a-t-il été si malheureusement cha i 3 lie
pût être, l'impératrice Hélène a été bien mal inspirée, non-seulement en recouvrant mais en trancher dans le vif la grotte funéraire donnée par Nicodème.
A TRAVERS L'ORIENT l2ï\)
Rien ne ressemble moins aujourd'hui à une caverne creusée dans Le roc quel'édicule carre, lourd, de mauvais goût, soi-disant orné de pilastres et surmonté d'une massive balustrade ({ni sert d'enveloppe au tombeau.
Julien l'Apostat, qui, dans sa haine contre le Nazaréen, (•ml suffisant d'obstruer la grotte avec d(^ pierres, ne pensa heureusemenl pas à la détruire. Sainte Hélène, qui la retrouva comme auparavant partagée en deux cellules irrégulières, eul le torl de les faire tailler pour leur donner une forme quadrangulaire.
La premièrede ces cellules, donl la décoration a souvenl ele remaniée, sert de vestibule à l'autre; longue de 3 mètres 1 2 sur une largeur de 3 mètres, (die est entièrement revêtue de marbre blanc et éclairée par 15 lampes. Peu de personnes à la t'ois peuvent y pénétrer, ses dimensions étant rendues plus exiguës encore4 patun bloc de pierre enchâsse dans un cube de marbre place au centre.
(le fragmenl de pierre faisait partie de la dalle servant à boucher l'entrée de la seconde cellule qui renfermai! h1 tombeau. Les princes des prêtres l'y avaient t'ait sceller fortement, et les sentinelles placées par eux avaient ordre di1 veillera ce que personne u'osâl en approcher.
Mais des soldats, si armés et si vigilants qu'ils soient, ne suffisent pas pour garder Dieu prisonnier et, quand le malin du 3'"° jour les saintes femmes vinrent au tombeau, elles demeurèrent frappées de stupeur en voyant, au fond de La grotte abandonnée par les gardes, deux anges assis sur la pierre arrachée, quileur dirent : « Le Christ est ressuscite, il n'est plus là. »
La seconde partie du Sépulcre, la chambre même du tombeau, est plus étroite encore : en n'y entre qu'en se courbant par wvw petite porte, celle que fermait la pierre.
A peine cette porte franchie, on se trouve en l'ace du
glorieux monument ci ci adhérant au:
ci par d
< que l'on éprouve quand
tejulemenl peuvent p< étroite cellule, on Be prosterne, le front I pierre Bacrée, ne peul j> lire avi
terre. La prière déborde du cœur, lea lan on oublie toul pour ne penser qu
Sortis du Lieu Saint, où non vent, il nous b fallu cependant
devoirs et nous r;ipp< du Maître : ' l! :
a Dieu ce qui est a I >i< i :•. >
Or I pour unvoyageur arrivanl
une puissance triple consul de France et le supérieur ou ciscains.
Malgré In chaleur et i donc mis en roule, sinon tous, au moins les vali déjà parmi les pèlerins plus l'influ-
d'un climat peu sain, en q mnis particulièrement le pendant
leurs.
Inutile de dire que ces visil - se : nt av ■■• ; taine pompe donl en < Irient, \ gra
l'ostentation, il est difficile d< (partir, au moins dans
une première entrevue.
Fort heureusement cette mise * : :ère
plus loin que la porte du divan ou Bal n, jusqu'à laquelle vous conduisent les cavas au pittoresque costun* . terre au flanc et frappant à chaque pas le pavé avec leurs longues cannes a pommeaux d'argent, pour écarter la foule dans un couloir... absolument désert.
Une fois la porte fermée les choses se passent plus
A TRAVIIis l ORIENT 231
simplement, la glace est bientôt rompue et l'on cause un peu comme partout, jusqu'au moment où les serviteurs arrivent apportant des plateaux chargés <lc limonades, de café et de liqueurs, que le maître de la maison ne manque jamais d'offrir à ses hôtes, et auxquels l'étiquette oblige de goûter avec l'impassible sérieux nécessile par la présence des domestiques.
Partout, sauf au Patriarchat, fermé à cause d'une retraite, et où nous ne nous sommes par conséquent pas présentés, nous étions attendus et partout nous avons été n'rus avec le même cérémonial.
Au couvent i\v^ Pérès Franciscains d'abord, par le révérendissime custode des Frères de la Terre-Sainte, P. Gaudenzio, religieux italien à physionomie fine, ouverte, intelligente, qui nous a tous séduits par son air de franche cordialité et que nous nous proposons bien de revoir.
Par notre consul général ensuite, jeune homme, ne presque en dehors de notre chère patrie, puisqu'il est Corse et qui habite, tout-à-fai! en dehors de Jérusalem, une maison fort agréable, mais à laquelle on n'arrive qu'après un pénible voyage à travers un désert de ruines et de pierres calcinées par un soleil brûlant.
lue t'ois abrité dans ce petit oasis, la beauté do la vue
sur la ville et les montagnes, la conversation à la fois instructive et spirituelle du représentant de la France,
font vite oublier Les cailloux du chemin ; malheureusement, quand il Tant repartir, on se reprend tristement à calculer les distances.
Il était midi passé quand, poudreux et haletants, nous
sommes enfin rentrés au couvent de Casa-Nova, ou nous
attendait dansle vaste réfectoire un déjeuner bien gagné, mais auquel, hélas ! tous n'ont pas fait honneur ; deux ou trois places sont demeurées vides, dont les titulaires
i remblenl la fièvre dans l< na-
men :emenl des fan »sl • le
ii- de li 'i :ellenl
de religieux ital remplis d'intelli
••m >nt il n"v a rien ;• craindr -, ou du m ans p chose. Q loiqu i j long à Jérusalem, où il ner l'hospitalité aux pèlerins.
D'après lui, toul la fraîcheur «lu Boir, les insolations le abuserdes b
d • prud >n • à su arer d • I une pincée de quinin ■.
Nous sommes du r >ste p ni installés N
cellules, meublé des religieux, ont un aird • chaque fenêtre B*ouvre sur une cour extérieur porte sur un 1 m \ lor largemenl
blancs comme n< a nt élevés, les lits s tiquaires, le service fait par de jeum intelligents, parlant suffisamment quatre oucinq la et portant le costume arménien. Le salon garni et de tables, entourées de chaises pour pouvoir < . est remarquablement frais : cinquante :
peuvent prendre place à la grande table du réfectoire, où le matin chacun peut se faire servir du chocolat, du thé, du vin, de la limonade, et sur laquelle deux fois par jour, à midi et à 6 heures, on sert le déjeuner et le du. composés de mets substantiels, bienap , détruits
délicieux, avec accompagnement de vin du pays, de pan frais cuit chaque jour au couvent, de pâtisseries et de café à la turque ou à la française.
En somme, ce serait un excellent hôtel n'importe où,
A TRAVERS LORIFNT 233
un hôtel auquel il ne manque rien qu'une chose pour ressembler à ceux de tous les pays : ce qu ilque chose qui ne s'oublie nulle part, excepté dans les hôtelleries tenues par des moines avides et spéculateurs, s'appelle la carte à payer. On est riche, on est pauvre, on est catholique, on est protestant, p mi importe, on arrive, on frappe, on entre, on s'installe, on se fait héberger, nourrir, soigner, deux, l rois jours, une semaine, quinze jours, et puis on part sans que personne vous demande rien. Oh ! il est permis d'offrir une aumoôe qui sera accept ! avec reconnaissance, comme un don, el qui servira à nourrir d'autres pèlerkï : beaucoup se dispensent de la faire qui déblatèteronl ensuite c mtre les ordres religieux: d'autres, plus géYéreux, eh^font une, dérisoire, comme-M. de Lamartine, qui, après avoir donne un franc 20 par jour passé au couvent, se vante avec fierté dans son voyage «m Orient de celle prodigalité ruineuse. Les religieux qu'il enrichit de la sorte n4onl pas réclamé; chez un aubergiste ordinaire, l'Emir des Francks n'en aurait pas été quitte ;i si Itou marche, on lui aurait saisi ses pistolets damasquines, peut-être môme aurait-il reçu
une citation en justice de paix.
A i heures, nouvelle visite aux Saints Lieux, procession-
nettement cette fois, et un cierge à la main, dans L'intérieur de l'Eglise. Rien de nouveau à noter, sinon que Jérusalem est bien la ville la plus irrégulièrement percée qu'il y ait au monde, que les ru >nt mal pave
sales, montueuses, tristes connue celles de toutes les villes arabes, encombrées d'hommes, de femmes, d'enfants, de chiens, de chameaux, que 1 >s bazars y sont plus sombres qu'au Caire et surtout moins bien fournis, et qu'au lieu d'être \etus de bleu connue en Egypte, les femmes s'y enveloppent de la tète aux pieds dans
une sorte de manteau de cotonade blanche, qui leur
une an certain aird(
aperçoivent plui boui un mouchoir j fleura qo i m verte ■ app
Comment cea malheun elL là un problème que us
babile que moi le Boin de résoudra
Quant aui musulmans, i •> plus faciles ;i distinguer à leur 1 1 allongea qu'à leur turban.
i • pauvres malheureux, tristement accroupis !
- mura, où i ni Leurs chapelets
rafraîchir les doigts et tromper leur faim, attendent avec une iinp.'i! Le m le
cou]) de canon, annonçant le coucher du mettra de prendre d< a aliment ou liqi
Je ne conseillerais pas ;< un J arrêter le Boleil dans ce saint t< in,
il paierait probablement tri o mira
Nous étions à table, n us infidèles, quand la tion si désir. i fait ent< ndre : la : - ant Le
signal de l'assaut, Le coup de Bifflel attendu par uj équipe de matelots au pied du màt pour grimper d< les vergues, ne produisent pas un tané.
Je suis persuadé que moins d'un ute ap
L'éclair de L'amorce, sur] usulmans qui com-
posent la population de Jérusalem, 7559au moine déjà mordu dans '. déposées à port de
Leurs mains. Le fameux : Déchirez ca cuté avec tant d'ensemble par les grenadiers de la vieille garde, qu'on eût dit que Leurs dix mille mâchoires n'en faisaient qu'une, est certainement dép niait
de précision parles jeûneurs du prophète.
Ce vigoureux coup de dent n'est qu'un premier élan
A TRAVERS L'OBIKNT 235
qui se prolonge pendant plusieurs heures, e1 ne se
ralentit que pour faire place aux cris, aux danses, aux promenadea tumultueuses, à tous les divertissement* d'un carnaval de 13 heures entrecoupé de nouveaux repas.
Singulier jeûne, quiressemble à celui du boa immobile et hébété quand il a dévoré un buffle.
Notre journée s'esl terminée sur les hautes terrasses du couvenl de Casa-Nova ; quelle magnifique soirée, un peu fraîche, mais délicieuse comme un sorbe! au for! de la chaleur.
Le bon Père.Guido nous a bien un peu grondés de ce qu'il appelle noire imprudence, mais nous étions trop bien pour nous hâter d'obéir.
Et puis quelle vue admirablement saisissante, du haut
de ce belvéder, à travers une demi-obscurité nacrée par le plus mélancolique des clair de lune !
Rien n'est aussi beau que les ruines enveloppées de cette clarté tranquille dans laquelle elles semblent nager comme dans un rêve. Toutes ces terrasses plates et blanches, et âgée S au-dessous de nous, paraissaient blanches de frimât s ; Jérusalem tout entier était la couché à nos pieds comme enveloppé dans un suaire de neigC, Sur lequel planaient, cà et la, semblables a des auréoles de saints, des couronnes de lumières allumé au sommet des minarets. Au loin la mosquée d'Omar, construite sur les ruines du temple de Salomon; plus près le (hune du Saint-Sepulcro, élevant dans le ciel pâle
sa croix flamboyante, des tours carrées, massives, énormes, des créneaux noirs estompés de givre à chaque cassure, des blocs de granit pailletés de cristaux que la lune faisait scintiller, tout cela rayé de gerçures noires accusant des rues courant en tout >en^ et du fond desquelles mon tait un murmure sourd, dans lequel se mêlaient