I II
déprédttloni on! lépil des eflbri mi let
iverneurs, u- y m<
ni»'. lbrahim*Ps ,i lit en 1800 démolii
La trou M cl construisit sur ries un block 'lit
deux baohi-boiouks former
i château : I bien dans l<* ; - il
lerait fbii Imprudent, p le pasi
sans escorta dana ion voisinag
i. • (ail est que l'enti ;i un aspecl sinistre; c'est un véritable cou] échancrure profonde ou plutôt un ravin creusé par un torrent dont te lit désséchi de blocs roui
ai polii parle frottement, mord la mute étroite et ■ pée qui, de ressaul en ressaut, n lacets d'une éblouissante blan branlants, des aiguilles déchiquel ces de trous habités par les chacals qu'au sommet du plateau*
Le torrent est sans eau, la g ti air : La p sière soulevée par les chevaux ■ .
collines nues et crayeuses réfléchissent avec une | intensité la lumière et la chaleur, tes les rocs saluent les voyageurs de ce cri - .le qui
ressemble au rire d'un maniaque : les l grouilL
de toute part, ni Heurs, ni verdure, à peine de loin en loin quelques oliviers rabougris | telle est la porte delà Judée.
A Kamleh nous étions à 256 pieds au-dessus de la mer, à El-Latroun nous sommes àl)19, à Jérusalem nous ser* à 2,349.
L'abbé Maritia vu là des cascades de fleurs et des cascades d'eau limpide.
Il va des gens bien heureux en voyage, tout leur vient à point ; nous n'avons pas la même chance.
\ ru \vi;ii I i.'oim 203
En fait de végéta lion, j'ai bien aperçu quelques touffes
de ronces et de lauriers soi-disant roses, mais en réalité tout gris; dans le lit du torrent, un pontde pierre lOtti lequel doit coulerdel'eau quand il pleut, Le fameux puits do Job, où moyennant un bakchis, un vieux juif nous a fait boire un Liquide noirâtre et tiède qui n'a fait qu'augmenter notre soif, un bouquel de vieux oliviers à Sarris, des ruines à droite, des ruines à gauche ; les tours de garde se succédant de demi-heure en demi-heure, toutes pareilles, comme les grains d'un rosaire sans lin, quelques
Bédouins brûlés par le soleil, cl enfin, a côté d'une petite source bien pauvre, le triste bois dans Lequel nous campons.
Et dire quoeette gorge sauvage) inhospitalière, est un
des principaux chemins de la Palestine, le seul où roule une voiture publique, portant le courrier de Jaffa à Jérusalem, que c'est par là qu'ont passe pendant L'hiver de Tannée 1191, les soldats de Richard Gœur-de-Lion qui, il estvrai, ne purent pas arriver jusqu'à la Ville sainte, tant ils eurent à souffrir; que c'est aussi par cette coupure que nos ingénieurs modernes ont tracé le futur chemin de fer, qui doit relier la Ville sainte à la Méditerranée, c'est à ne pas y croire.
Nous sommes ici à trois pas d'un village célèbre dans
les fastes du brigandage, Kariatharim qui, depuis 80ans
à peine, a changé de nom pour prendre celui d'Abou-
•sche, un (U>> plus illustres successeurs du mauvais
larron.
Ce roi de la montagne, qui appartient à l'une des plus illustres familles de la contrée, jouit d'une réputation plus célèbre encore que celle de Fra-Diavolo en Italie et, pendant de longues années, a tenu entre ses mains les clefs de la porte du ravin. Nul ne passait par là qu'il ne payât tribut au redoutable cheik.
904 A THAÏ
Lamartine, qui, I ail la plui grande admiration pour l< nds,
s'étail rail donner par lady Stanbope unel< mandation pour Abougoscli»
valut .'m poêle l'honneur d'une entrevue avec !«• bai
Il la raconte une prolii
apporta la pipe et le café à L'ombre d'un grand I puis, après une conversation aie, l'éi tnca
et celui des Bédouins firent éloigner leui rte pour causer si intimement « que je ne puis - r in
quelques renseignements secrets qu'il me donna, i Oh, poëte naïfl
Ce n'esl pas tout, la conférence intime termin seigneurs des deui cours eurenl la permission d rapprocher, pour entendre monsieur de Lamai répondre à son intime ami qui lui demandait : que d vous de moi ?
« Je dirai ce que j'ai vu, que vous et lanl
et aussi hospitalier qu'un prince dea Francs : qu1 a calomnié et que vous mérites d'avoir p<>ui loua
les Européens qui, comme moi, onl éprouvé vaillance efl la protection de votre sabre. »
Abougosche parut enchanté, ajoute le i ur.
Je le crois facilement. Il l'aurait i : a plus s'il
avait lu ce que rapporte le fastueux pèlerin sur la puissance de son ami « pour lequel l*< I quarante mille sujets a quelque chose de filial et de religieux. »
Cet excellent prince, que les autres1 g urs traitent sans façon de voleur de grands chemins, n'en fut pas moins jeté aux galères par Ibrahim-Pacha en 1 B ainsi que plusieurs membres de son illustre famille, imitateurs de ses vertus. Aujourd'hui il est mort et le souvenir de ses vertus subsiste seul.
Ainsi passe la gloire du monde, dit L'Ecriture.
Le village où ce bandil avail établi son repaire, entièrement peuplé de Musulmans, est situe sur Le revers delà colline, et composé d'une cinquantaine de maisons en avant desquelles s'élèvent les ruines de L'église de saint Jérémie, bâtie par Les Croisés au xu° siècle et appartenant autrefois aux PP. de Terre-Sainte qui possédaient un couvent attenant. Les Musulmans détruisirent le monastère en 1 '«si», après avoir égorgé les neuf religieux; L'église, convertie en étable, mais encore très-curieuse, a été donnée à la France. Plus heureux que nous, les futurs pèlerins pourront l'admirer après sa restauration.
Voici du nouveau.
Pendant que Le Frère Liévin veut bien corriger sur mou carnet l'orthographe des mois arabes, Frédéric, notre grand ecuyer, qui ne manque pas de venir exactement au rapport avec toute la solennité d'un ex-maréchal-des-logis, nous annonce qu'un de nos cavaliers émérites, blesse ailleurs que dans son amour-propre, se refuse à enfourcher de nouveau sa monture.
Notre drogman, appelé, confirme le fait en ajoutant que deux autres pèlerins #ne paraissent pas mieux disposés à continuer leurs exercices équestres ; heureusement la voiture de Jaffa va passer, peut-être pourra-t-il les caser.
Pendant que nous discutons, arrive le coche attendu ; la supérieure des sœurs de St-.Ioseph de Maïssour cède volontiers sa place, qu'elle échange avec Le cheval de L'un des récalcitrants ; tout s'arrange, nous installons nos blessés sur une sorte de fourgon découvert, suspendu sur l'essieu, blanc dépoussière, cahotant avec un bruit de sanglots à chaque tour de roue et, comme les dieux antiques, nous les voyons disparaître1 dans un
int, non p mata du claquenx tillon.
A notre tour val el i n roui
.1. ni- ii.
D'Abougosche i Jérusalem la distance n'est pat longue : I heures l/î, 9 heures au plussufBsentpour 11 I chir en caravane, c'est-à-dire au pas; elle m us parai interminable.
Rien n'allonge le chemin comme l'attente : en notre excellent guide nous avait-il avertis qu'on n'a] déco côté la Ville sainte qu'au momenl d étions tellement pressés de la découvrira l*horison, nous en avions tellement Boif, si J'ose m lr de ce terme,
qu'à l'exemple de cette croisade d'enftmts qui, ; peine do France, s'arrêtaient devant chaque village mandant : Est-ce là la sainte cité de Dieu f noua ni vions que regarder devant nous Irant toqjours voir
la ville do David apparaître an sommet de chaque montagne, au détour de chaque val]
Mais les gorges succédaient aux gorges, les rochers aux rochers toujours plus stériles, plus plus
brûlants, et peu à pou le découragement, plus peut-être que la fatigue, éclaircissant notreescadron, le faisait longer en colonne démesur
Pour arrêter la tête trop pressée, exciter les traînai forcer les uns a se replier sur le centre, les autres à se rallier en excitant leurs montures endormies, il a fallu s'y reprendre à plusieurs fois etfinirparoùnousaurions dû commencer, par faire passer à l'arrière nos meilleurs cavaliers.
A TRAVFRS L'ORIKNT 207
pendant qu6 notre drogman, placé entête, avait ordre de ne pas se laisser dépasser par une ayant-garde hnpatiente.
Malheureusement ces dispositions sont plus faciles à
recommander qu'à taire observer, si trottera des inconvénients pour ceux que préoccupe à juste raison un équilibre par trop instable sur la selle, aller au pas, toujours au pas, finit par irriter de plus habiles, puis il va des caractères qui se plient difficilement à la discipline, el nous n'étions pas arrivés en pleine Judée sans avoir eu déjà L'occasion de le constater en maintes circonstances.
Ces préoccupations gâtaient notre route, elle est cependant, bien intéressante par les souvenirs bibliques qu'on y rencontre à chaque pas.
Quel pays de désolation qui cette terre où Kachel ne voulait pas être consolée, où les prophètes venaient pleurer dans les hauts lieux, où s'élevaient des sombres cavernes les douloureuses lamentations de Jérémie.
De quelque côté que Ton se dirige vers lo Calvaire, ce n'est (pu1 par une voie douloureuse qu'on peut y parvenir.
\)vs ruines, toujours des ruines : ruines deSoba, la place forte, regardée par quelques voyageurs comme la patrie des Machabées, aire d'aigles perchée sur une montagne d'où la vue s'étend jusqu'à La mer et domine la plaine habitée jadis par les Philistins, ruines des Déir et bènatc rappelant les Croisés, ruines de Costal, au milieu desquelles se dressa solitaire une tour rappelant les Romains.
« Israël î Israël î qu'es-tu devenu ? les lions ont rugi contre toi, et ils ont poussé de grands cris ; ils ont réduit ta terre en solitude, tes villes ont été brûlées et personne n'y demeure. »
An
le la 1 a 7,000,000 i R elle n'en comptai! plus
que '» millions, aujourd'hui à peine I ot mill<
Depuis plus d'une heure et demie noua m< collines rocailleuses el nous en lions la p
opposée, nous traînant dans cette suc n d'ondula-
tions monotones, quand tout ;• coup noti s'est arrêtée comme frappée d'admiration par uns] tacle nouveau.
Du dernier plateau où elle était parvenue la vue est réellement magnifique.
Jamais Salvator l {<»>.* i n'a peint vallée plus grandi ment sauvage; à droit»', au milieu d'un amoncellement de rochers gris, tachés de vert par dant comme des serpents dans plaque à la montagne nue, rougeâtn crénelée de blocs énormes, un vil] tdu ou plu-
tôt cramponné au-dessus des précipices : une coulée de verdure dans le fond noir y marque la trace d'un torrent desséché qui, roulant - le Sud. trace au mi-
lieu de la vallée, s'élargissant en forme de V, une l . blanche de cailloux roulés, el s'en va ntre
des montagnes les unes calcinées, brûlanl îtres
oinbi - >mores, de i d'oli-
viers, d'orangers, de citronniers, et de t.
Au centre de l'étroite vallée une auberge, blotti des platanes, sert de relais à la poste de Jafia, et BUT le versant de la montagne, au Sud, s'étage le village do Coulonnieh, le véritable Emmaûsde l'Évangile, s'il faut en croire le savant docteur Sepp.
Dieu me garde de me lancer dans le champ stérile des discussions historiques, grâces auxquelles, après avoir porté de droite ce qui était à gauche, et de gauche
A TRAVERS i/ORIENT 209
ce qui était à droite, on finira par ne plus savoir si la vraie Palestine n'est pas en Afrique ou en Amérique ; j'ai assez des pierres du chemin sans y ajouter celles de l'archéologie, bien plus roulantes encore que les autres.
Nous sommes ici en plein écrinde souvenirs, puisonsy largement sans nous occuper des probablement et des peut-être des Renan passés, présents et futurs.
Pour le village de droite, il n'y a pas de doute, c'est Saint-Jean du désert OU de la Montagne. Les PP. de Terre-Sainte y ont bâti un couvent où, comme partout, ils donnent l'hospitalité, et relevé l'église construite par les Croisés, convertie en écurie par les Musulmans, qui se dresse sur remplacement delà maison dans laquelle, au fond d'une grotte taillée dans le rocher vif, sainte Elisabeth donna le jour an plus grand desenfants des hommes, à saint Jean le Précurseur.
Le torrent qui bondit au pied de ce gigantesque écroulement a aussi son histoire. Un jour il se trouva couler entre deux armées ennemies, dont il me semble voiries bataillons séparés par cette ligne blanche, d'un côté de laquelle le géant philistin, Goliath, provoquait les Israélites, défiant en combat singulier leurs plus vaillants champions.
« II avait en tête un casque d'airain, il était revêtu d'une cuirasse à écailles qui pesait 1:20 livres.
Ses cuisses étaient couvertes de cuissards d'airain, un bouclier d'airain couvrait ses épaules.
« La hampe de sa lance était comme les grands bois dont se servent les tisserands pour rouler leurs toiles, et le fer de sa lance pesait vingt livres.
« Il était de (ieth et avait six coudées et une palme de haut, c'est-à-dire environ 1:2 pieds i/'2.
« Saùl et tous les Israélites, rangés de Tautre côté,
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tremblaient de p »ur a la . ur.
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;» La iii;ui),r;i: l pierre le Lit du ru
Beau, les plaça i pannetière el dérou
12 ] Ls 1/2 haussa lei
Mai ind ils fur nt i
tin cul pu se servir de sa lance, David p tsa u sur sa fronde el la Lança, atteint en plein front, G tomba avec un grand bruit de ferraille, au bord du t renl où son vainqueur lui coupa la tel . Les païens fuyaienl ép Litea el couvrant La plaine de Leurs mi ris.
Bien d'autres Philisl ihampi
de La vérité : c*< Laienl «1" puis
dos ministres, des | nls, d. 12 pie
revêtus d'une armure, qu'il> .able ;
L'homme faible qu'ils attaquaient n'avait pour se d dre ni eu: ni épée, mais il ramassait la pierre
L'excommunication et la Lançait : cette a tou-
jours atteints au front.
L'iiist { là pour le di.
I n groupe nombreux de cavaliers entourait le relais placé près du pont sur la rive opposée du torrent sa eau, le Frère Lievin nous l'a montré en nous disant que c'était L'escorte d'honneur envoyée au-devant de nous. Notre escadron s'est reformé et nous avons descendu, presque en ordre, la pente escarpée de la vallée du Thérébinthe.
Moins d'un quart d'heure après nous arrivions à la halte.
A TRAYKHS L'ORIENT 214
Là nous avons trouvé non pas seulement une escorte, mais une rentable députation, dans laquelle s'étaient fait représenter le Patriarche de Jérusalem ainsi que le consul de France, par leurs drogmans el leurs caves ou gendarmes, les U. I*. Franciscains de Terre-Sainte par le P. Joseph, affable el excellent vieillard, vicaire du ivvérendissime I'. Custode, chargés de nous apporter les compliments de bienvenue de toutes les autorités catholiques de Jérusalem, avec l'offre de leur gracieuse hospitalité.
Après une demi-heure passée à causer et à nous rafraîchir, pendant que nos nioukres abreuvaient les chevaux à une fontaine délicieuse, nous sommes repartis précédés par les cavas an costume pittoresque, portant la longue canne à pomme d'argent, le cimeterre à fourreau ciselé, insignes de leur profession, la veste déchiquetée rouge et bleue, brodée d'or à manches flottantes, le turban autour du front, et montant comme des centaures de superbes chevaux.
Les drogmans venaient ensuite, coiffés du fez, puis
les dignitaires de la caravane avec le père Joseph, s'enquérant avec une bonté toute paternelle de notre voyage etnous exprimant, avec trop de simplicité affectueuse, le plaisir avec lequel nous serions accueillis à la Casa- \ >va, pour qu'aucun de nous pût douter de la sincérité de cette assurance.
Enfin, derrière les pèlerins, chevauchant deux a deux, moukres fermaient la marche avec les mulets chargés des bagages.
Plus on approche de la Ville sainte, plus la désolation augmente. « On monte péniblement pour ne rien voir, dit le P. de Damas, puis l'on redescend vers des vallées fermées de toutes parts et comme sans issue ; » le sol mèineressembleàunéboulementde ruines, dont lespier-
lienl en Ire, dan l< quel quelques oliviers rabouj leurs racin< el tourment* il rampenl
des vignes qui n'onl plus qpje quel les montagnes, I utes pareil
coupées par des a - de kx on! l'ap-
parence de vieilles enceintes de foi ute qui
les sillonne ressemble au lit desséché d'un tom rien n'accuse dans ce désert pél main de l'homme,
tout, !<• travail violent des torrents <»u du feu.
Nous avancions toujours, impatients d'arriver, qu au boul du plateau apparurent quelques bâtin* blancs, au sommet d'une montagne a — i ra] pr
Etait-ce enfin Jérusalem .'
Jérusalem est plus rapprochée de nous, m ndit
le P. Joseph ; ces constructions que exa ni
Les du Carmel, nouvelli un-ut construit sur le mont des Oliviers; au-dessous se trouvent le jardin des Oliviers, la grotte de l'Agonie et le torrent du Cédron, qui sépare cette montagne de celle de la Ville sainte.
- noms me tirent froid au cœur, ils passèrent de bouche en bouche; toutes les conversa ti< : fou n'entendit plus que le pas de nos chevaux, dont les fers résonnaient sur le n
Halte! cria le F. Liévin, en arrêtant Bon cheval: : à terre ! et il entonna le psaume :
« Je me suis rejoui de cette parole qui m'a été 'i:t-j : nous irons dans la maison du S igneur.
Lœtatus sum in his quse dicta suni mihi
Au bord du plateau, à quelques centaines de mètre-. dressait une Ligne de murs gothiques flanqués de tours carrées, derrière lesquels s'élevaient des minarets, des coupoles et quelques pointes d'édifices enveloppés par le soleil couchant dans un nuage de poussière d'or.
Jérusalem !
Il faisait presque nuit quand nous sommes entrés dans la ville par la porte de Jaffa, qu'il a fallu nous faire ouvrir par les sentinelles turques ; quelques minutes après nous nous arrêtions au bout d'une rue étroite, escarpée et solitaire, devant une porte sur lequelle est écrit : Hospitium Franciscanwn ; c'est la Casa-Nova. Tout était préparé pour nous héberger.