OPÉRATIONS AUTOUR DE SETTAT
capitaine Loubet, du 2e tirailleurs, 1 homme tué et 7 blessés dont 2 grièvement.
Aux premières lueurs du jour, l'artillerie participa à la défense et le général d'Amade prit à son tour l'offensive. Les deux brigades se portèrent en avant, la première par la vallée, la seconde par les hauteurs. L'une et l'autre refoulèrent l'ennemi vers le sud et le poursuivirent de crête en crête jusqu'au delà de l'Aine Beïda à plus de 10 kilomètres au sud de Settat. La mehalla hafïidienne se replia sur l'Oum er-Rbea. Ayant déblayé les environs immédiats de Settat, le général fit mettre la petite ville en état de défense : des petits fortins, dont le principal fut le fort Loubet, couronnèrent bientôt les crêtes dominant la ville et une garnison d'une force imposante fut affectée à la défense du territoire des Mzamza.
Ce fut la colonne mobile des Mzamza (C. M. M.) composée de : 2 bataillons d'infanterie (1 légion, 1 tirailleurs), 1 section de mitrailleuses, 1 peloton de spahis, 1 escadron de chasseurs d'Afrique, 1 mitrailleuse de cavalerie, 1 batterie de 75, 1 détachement du génie, 1 ambulance et les subsistances militaires. Le lieutenant-colonel Brulard en prit le commandement; il passa au commandant Peltier, des Sénégalais, le commandement de la place de Ber Rechid dont la garnison fut constituée par : 2 compagnies de Sénégalais, 1 compagnie de la légion, 1 peloton
de spahis, 1 section de canons de 37 de la marine, 1 sous-intendance avec ses services et 1 hôpital de campagne n° 3. Mediouna ne posséda plus qu'une compagnie de Sénégalais, 1 peloton de spahis et les subsistances militaires. Tous ces postes furent reliés entre eux et avec Casablanca par une ligne télégraphique que le génie construisit très rapidement. Ainsi donc tout un réseau de points occupés par nos troupes couvrait peu à peu le vaste territoire où nous entendions ramener le calme et la paix.
Le Gouvernement hésita d'abord à laisser la colonne mobile des Mzamza occuper la ville de Settat. Pendant 24 heures il fut même question de l'évacuer encore une fois, son occupation pouvant amener, craignait-on, des complications diplomatiques. Il fallut l'insistance des généraux Lyautey et d'Amade pour éviter à nos troupes ce recul qui certainement aurait été interprété à leur détriment. Settat fut donc occupée, déblayée et la pacification de la région fut entreprise méthodiquement.