APPENDICES. — HYDROGRAPHIE
4° L'oued Neffifik qui descend du pays montagneux des M'dakra et des Achach se jette dans la mer à 27 kilomètres à l'est de Casablanca. Sa vallée est généralement profonde et étroite, elle est boisée sur une longueur de 10 kilomètres au nord de la piste de Casablanca à Sidi Slimane (camp Boulhaut).
Dans la région montagneuse il reçoit quelques affluents importants dont l'oued Tafrou, l'oued Koubbib et l'oued Dalia.
Près de son embouchure, il est traversé par la grande piste de Rabat; mais le gué est impraticable pendant plusieurs heures à chaque marée. Pendant l'hiver 1908, nos troupes durent le traverser plusieurs fois à gué. Pour faciliter les communications et supprimer ce grave inconvénient, le général d'Amade fît construire, fin 1908, par le génie militaire un solide pont en bois sur pilotis qui porte le nom de l'officier du génie chargé de la construction, le lieutenant Blondin, mort de la fièvre typhoïde contractée pendant les travaux;
5° L'oued el-Kantara, plus connu sous le nom d'oued el-Mellah dont le cours a une longueur de 125 kilomètres environ. Il descend des montagnes des M'dakra et des Achach, sous le nom de « oued Zamrène ».
Après un parcours très sinueux au fond d'une vallée très encaissée, profonde et légèrement boisée, il vient se jeter dans l'Océan, près de Fedala à 24 kilomètres de Casablanca.
La piste de Casablanca le traverse sur un pont de pierres datant de l'époque portugaise, vers le xme siècle, d'où le nom d'oued el-Kantara.
Les principaux affluents sont à droite, l'oued el- Ateuch et à gauche, l'oued Aceïla grossi de l'oued
Daïa et de l'oued el-Hassar. Les deux premiers descendent des montagnes des Achach et des M'dakra ; le dernier, l'oued el-Hassar, prend sa source au nord-est de Mediouna près de Sidi Brahim (combat du 21 septembre 1907), suit à un niveau plus élevé une direction parallèle à celle de l'oued el-Mellah, puis par une chute de 22 mètres de haut (el-Mizab) se jette dans cette rivière à 10 kilomètres de son embouchure. L'oued el-Hassar, malgré le peu de longueur de son parcours, a toujours une eau suffisamment abondante.
C'est dans la vallée supérieure de l'oued el-Mellah, oued Zamrène, et de ses affluents que se déroulèrent les opérations militaires de février à mai 1908 (combats des 24 janvier, 29 février, 8 mars, 29 mars, 11 et 16 mai) ;
6° L'oued Bou Skoura qui se jette dans l'Océan à l'est du port de Casablanca, dans une petite anse rocheuse de la plage de Sidi Belyoute.
Sa source principale se trouve à 16 kilomètres au sud près de la grande piste directe de Ber Rechid. Eau abondante toute l'année. Sa vallée est suivie par le chemin de fer Decauville, de Casablanca à Ber Rechid, avec une station fortifiée à la source de l'oued (Mediouna-oued Bou Skoura). L'oued Bou Skoura passe à Taddert (combats des 11 septembre et 19 octobre 1907), à la ferme Alvarez qui a joué un grand rôle dans les combats sous Casablanca. Cette ferme appartient maintenant à la maison Amieux frères qui y fait de l'élevage et des primeurs. Ce petit ruisseau sert à l'irrigation des nombreux jardins entourant la ville;
7° L'oued Djerar ou oued Merzeg, qui est un maigre ruisseau sans eau pendant l'été, se jetant