CHAPITRE V A l'heure ou le tapir descend vers la rivière
« Comme elle est solennelle et grave au milieu de nos forêts, l'heure mystérieuse du crépuscule, l'heure où la nature s'agenouille aux pieds du Créateur pour murmurer la prière de la nuit. ;)
José de Alencar.
(Célèbre écrivain et poète brésilien, 1829-1877.)
** « A lua esta' sahindo
Mai, mai!
A lua esta' sahindo
Mai, mai !
As sete estrellas estào chorando
Mai, mai !
Por s'acharem desamparadas Mai, mai ! »
[Vieille chanson des métis de rAma^onieK)
Le jour expire. A l'approclie du crépuscule, les chevreuils, les pécaris, les agoutis, les grands fauves et le lourd tapir, se dirigent vers les berges, les uns dans le but d'apaiser leur soif, les autres pour s'y baigner à l'aise et s'ébattre gaiement dans les flots après s'y être désaltérés.
Les Indiens qui connaissent les mœurs et les coutumes de tous