‹ À travers la KabylieChapitre 10 sur 70 · I.K l'AI.AIS l»r IIKV Y,i · texte numérisé non relu

I.K l'AI.AIS l»r IIKV Y,i

arabe, sans la remplacer par quelque chose de mieux. Il serait cependant facile de donner à cette ville, (jui semble étouffer sur la plate-forme resserrée que le ravin entoure, de l'air et de l'espace. Il suflirait d'aller bâtir une nouvelle ville au pied du Coudiat-Aty, qui

est admirablement silué. Conslantine serait laissée aux Arabes, en y maintenant toutefois les services

administratifs et la garnison; on y viendra, et déjà quelques propriétaires aventureux ont jeté les fondemenls d'un quartier neuf qui prendra le nom de faubourg Saint-Jean.

Le palais du bey, voisin de la porte de la Brèche, a été construit, il y a quarante ans au plus, par Achmet, dernier bey de Constantine, sur le modèle des palais de rOrient. Il est occupé par le gouverneur de la province, M. le général Des. . . ' qui nous y a fait un accueil dont le souvenir m'est précieux. Des galeries à colonnes sveltes, soutenant des arcades découpées à jour, régnent autour de trois jardins, où l'on se promène à l'ombre des citronniers. Des massifs de fleurs, des l)assins de marbre d'où jaillissent des cascades, i"a[)pellent à la mémoire les l'aulasti(jues descriptions

' AiijiiiirdMuii siiiis-iiouveriiciir de l'Algérie.

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(les coules aiabes (jiii oui clianné iiolrc jeunesse. Des ibis gTavenieiil |iei'cliés sur une palle, des cigognes raniilières, des gazelles en liberté, contribnenl encore à raviver ces poétiques souveniis. La nniraille d'une galerie inlérienre est ornée tle j)einlnres grossières représentant des villes niauresques et |iorlant le nom ambitienx de Stamboul, La Mecqne, le Caire, Alger el autres villes de l'Orient ; on voit des navires fendant les Ilots d'un bleu de prusse l'once, des barques à la voile tendue, mais ni barques ni vaisseaux ne portent un homme, car la religion de l'Islam en défend la représentation. Ces fresques sont horribles et ressemblent à ces dessins dont les enfants précoces, gribouillant des bonshommes, salissent leurs livres et leurs cahiers.

On raconte qu'Achmet, voulant orner de peintures les murs de sa galerie, chercha vainement dans Constantine un artiste arabe, maure, ou juif capable tle satisfaire son désir. N'en trouvant pas, il eut Fidée lumineuse de confier cet im[)ortant travail à nn [»risonnier français, cordonnier de j)rofession, lui promettant la liberté s'il rénssissait, la mort, s'il n'obéissait pas à ses ordres. Le panvrc cortionnier, cpii de sa vie n'avait lonché un pinceau, essaya \aineinent de décliner nn liomienr dont il se jugeait iiidi<jn('.

PA L A I s DU BEV

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