‹ À travers la KabylieChapitre 9 sur 70 · I.i: PONT iri-:i.-K ANTAHA r · texte numérisé non relu

I.i: PONT iri-:i.-K ANTAHA r

il V M (|uelques années, a été reconstruit par les Français sur le niênie |»lan, El-Kantara, rénnil l;i ville ;iii

plateau du Mansourah par ciuij arches de cent mètres de hauteur, sur cent cinq mètres de longueur. Au fond de celle «ioroe. doni l'œil n peine à mesurer la

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prolondeur. s'étend une vallée qne traverse le Rnmmel et où fleurissent l'oranger, le dattier et le grenadier. Cette petite vallée est luxuriante de végétation tropicale et de fraîcheur.

Ue toutes les villes de l'Algérie que j'ai parcourues, Constantine est celle qui a conservé le mieux son cachet primitif. La plupart des quartiers sont restés ce qu'ils étaient au temps des Turcs : ce sont toujours des rues sales, tortueuses, bordées de maisons grossièrement blanchies à la chaux, percées d'étroites fenetœs fermées à l'œil indiscret de l'Européen. Les toits sont couverts en tuiles, parce que la rigueur des hivers, sur ces pics élevés, n'a pas permis d'installer des terrasses comme à Alger ou à Boue. Aussi, de loin, ces maisons blanches à toits bruns donnent-elles à la ville un aspect étrange. Mais la parlie musulmane de Constantine disparaît de jour en jour. Les Maures riches, les Koulouglis, émigrent à Tunis, abandonnant leurs maisons arabes aux Européens, qui s'empressent de les démolir poui* construire de grandes casernes de quatre étages, sans profondeur, percées de nombreuses fenêtres. On ouvre des rues nouvelles trop étroites et Irop déclives pour y permettre la circulaliou des voilures. On gâte la cilé

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