OE BOU-KTEUN AUX PORTES DE FER. — BIBANS
En sortant de Boii-Kteun, et en traversant nn buis de pins de Jérusalem et de lentisques arborescents, nous rencontrâmes une lamille qui ramassait du bois mort dans les fourrés; elle se composait (Tune femme de (renie ans environ, et de trois jeunes lilles, dont Falnée [)ouvail avoir douze ans, au plus. Ces pauvres gens, à voir les haillons cpii les couvraient, mms parurent être dans une piolonde misère. Les petites filles étaient à peine velues; l'aînée, nne belle entant, avait pour tout vélcMiient une eliemise qui collait sur son corps et laissait deviner des formes sveltes et pures. Elle avait un visage ovale à
l'.iii A IIIAVKHS I. \ K Ai; VI. 11.
I;i |t('aii iiialc cl hriiiic ('(hiiiiic du bronze noiciiliii. (|iu s'Iiarmoiiisail iiierveilleiisciiiciil avec des clicveiix lioii's s'écliapi^Miil, eu ImilTcs |»i'i'ss(.Vs. (ruiic Lim'iulk' jadis bleue (|ui lui eiilouiail le IVoul; de beaux yeux e(Ui\eils. doul le regard «jilissail liuiiilelueiil jus(iu"à uuus. banués de lou^s eils noirs l'oiluaienl un ensemble ebarmaul.
Des bracelets de corne el de cuivre ceielaienl ses poignets el ses clievilles lines. Les ongles de ses mains el de ses pieds élaieiil leinls d'une légère couche de licim;di <|ui. nn> à l'aible dose, prend ilrs l(Mis orangés. Ajoutez à cet ensemble un pclil mir(tir ntnd. cjdcrmé dans sa b(tîle de plond). cl licrcmciil pen(bi au cou par une cordelcllc. cl vous aurez un polirait fidèle de cette pauvre enranl. qui déjà laissait percei'. à liavers ses baillons, une pt)inle de coquetterie.
ba mère dil aux spahis (ju'elle élail ncuxc. cl qu'elle n'avait daiilrc ressource (juc de vendre lc> l'agols ramassés dans les bois par ses cnlanls. Elles habilaicnl un pclil \ illage (pf elles nous monlrèrcnl. el di>lanl du point où nous étions dau m(tiiis six kilomètres. >(tu> Icur^ donn;mic> à chacune une pièce • h' cuKpianle cenlimes, en échange di' Tcau sau-