CHAPITRE XXIII
LA CHASSE AU SANGLIER. - LE FAUCON. - LA DIFFA LA FANTASIA. — DÉPART D'AKBOU
Le lendemain, dès la première lienre du jour, nous étions à cheval. Nous devions courre un sanglier dans les broussailles de la phunedo rOued-Sahel, qui avoisine Akbou. Puis Ben-Âli-Cherif nous avail fait esporei', pour l'après-midi, si le temps était propire, el si le Ibrcemenl du sanglier ne nous entraînait pas trop loin, de nous l'aire assister à unecliasso an lançon. Nous descendîmes dans la plaine où étaient déjà rénnis tous les invités arrivés la veille au boidj. SilIcn-Ali-C-liciiC inoiilail nii beau clicval gris. Iiarnaclié
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à la légère d'une selle plus petite que les selles arabes, sans poitrail, et garnie (rétriers très-minces. Nos chevaux étaient aussi munis d'une bride sans montants et sans œillères, et d'une espèce de panneau recouvert de maroquin. Denière Tagba marcbait son porte-fusil; puis venaient conduits en laisse, quel- (pies beaux cbiens , et parmi eux, quatre lévriers d'une taille et d'une force peu communes. Ces nobles bêles, de la race slougui, nourris, quand ils sont jeunes, de pâtées de dattes, sont l'objet des soins des plus attentifs de la part de leurs maîtres. Ils vivent dans la maison, suivent le sidi dans ses visites, et ne chassent qu'avec lui. Ils font partie de la famille. Quelques invités, pour l'aire lioinieur à I(MU' hCAo. avaieni \va\v leurs elievaux et l'evèlu leurs plus riches costumes. L'un d'eux, surtout, montani une admii'abh' bêle doni les veines dessinaient leurs lignes sinueuses sous sa l'obe noire, l'avait liaiiiachée d'une selle pomeonnée d'or el d'une bride rouge lamée d'argent. La jument lière de sa paiure et du maître qu'elle pni'le, dresse sa tète intelligente, ]»ialTe. bdiidil el, en se ealirant, fait sonner contre Télrier le long fusil <'ei'el('' d'ai'gent (pu pend à l'areon.
BEN-ALI-CHERIF