‹ À travers la KabylieChapitre 43 sur 70 · LA FANTASIA · texte numérisé non relu

LA FANTASIA

est un article de foi pour lui ; le j^ropliète n'a-l-il pas dit :

« Les biens de ce monde, jusqu'au jour du jugement, seront pendus aux crins qui sont entre les yeux de nos chevaux. »

Dire à l'Arabe que les richesses, les honneurs dont il est avide tiennent aux crins de son cheval, c'est le lui rendre cher, et Mahomet qui connaissait les instincts des peuples qui l'entouraient, voulut unii' le cheval à l'homme par le lien le plus solidement enraciné au cœur, l'intérêt personnel ; c'est avec ces promesses de gloire, de richesses et de félicités éternelles pour ceux qui succomberaient dans les combals, qu'il entraînait, du fond de l'Asie, ces hardis cavaliers à la conquête de l'Occident.

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