FEMMES KABYLES A L* FONTAINE
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son peuple, résolut de s'einparei' de celle contrée et de s'y établir. 11 dit donc aux Hébreux de préparer leurs armes, et il se mit en prières pour obtenir de Dieu la victoire.
Le roi géant, qui vit cette agglomération d'hommes, crut deviner leurs intentions hostiles. Pour la première fois, il redoute l'issue du combat, il tremble pour sa vie, pour ses possessions, et pendant la nuit, il iïiit^ en emportant son royaume sur ses épaules.
11 marche à grands pas toute la nuit, et le jour venu, il était à six cents lieues de son point de départ; quelles enjambées! mais la fatigue l'accable, ses larges poumons n'aspirent plus qu'avec ])eine , il tombe et meurt enseveli sous le poids de son vaste empire qu'il avait ravi à ses envahisseurs.
De la fermenlation du cadavre de ce géant naquit le peuple qui habite ces contrées montagneuses.
Légende singulière! où l'on retrouve les poétiques créations de la Grèce ! les Titans foudroyés, Atlas perlant le monde sur ses robustes épaules, el les humains créés par Deucalion après le déluge. Celle tradition kaliylc contient le germe des récits mythologiques.
Nous en avons fini avec la nature abrupte, avec les cols accidentés el les ravins dangereux. iSous laissons
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derrière nous celte longue chaîne de crêtes dentelées coupée de crevasses profondes. Nous entrons dans un pays toujours montueux, mais luxuriant de verdure et d'un accès plus facile. Les figuiers, les oliviers, les chênes à glands doux dont on fait de la farine, les frênes gigantesques reposent la vue fatiguée des cataclysmes de la nature. On voit au loin les ruisseaux descendre de la montagne, se diviser en mille canaux créés par les Kabyles et arroser des vergers, des jardins. A mesure que Ton s'éloigne des rochers nus et stériles, on sent la vie renaître sous la main industrieuse de l'homme, et l'on voit apparaître la terre végétale si nécessau'c à l'existence des plantes. Les pentes se sont adoucies et sont couvertes de produits de toute nature. Les grands arbres étalent \v\\v> branches loulfues et protègent les jardins remplis de cultnies maraîchères contre les ardeurs du soleiL Les fontaines sourdenl de tous côtés, et leurs eaux vives répandent Tabondance. Les villages sont toujours perchés sur les sommets; mais ils n'ont })lus cet asj)ect misérable des villages des hauts plateaux. Des vergers s'étalent tout autour parsemés d'oliviers, de liguiers, au tionc des- <piels s'enlace et gi'inq)e la vigne. Les maisons sont plus [tropres et moins entassées. Les habitants sont