SAINT VINCENT DE PAUL
Par Mgr BOUGAUD{i)
ouvrage posthume ! Avec quelle tristesse au cœur j'écris ces mots !
Pourquoi est-il mort si tôt? Pourquoi l'a-t-on fait attendre si longtemps à la porte de Tépiscopat, qu'il méritait tant, qu'il aurait rempli et honoré, à l'heure où plus que jamais s'impose la nécessité de l'énergie in-' tellectuelle et morale chez ceux qui sont appelés à guider les âmes et à devenir, plus
(i) 2 vol. in-8, chez Poussielgue.
-3gencore qu'au temps d'Homère, « les pasteurs des peuples ? »
Pourquoi ? Mystère de la Providence ! Que de voix rendues muettes par la mort dans l'Eglise de France, depuis quelques années ! Le cardinal Guibert, Mgr Duquesnay, Mgr Bougaud, Mgr Besson... La tombe les a pris, avide, éteignant ces clartés qui échauffaient et illuminaient, brisant ces ressorts qui soulevaient la masse au-dessus des horizons vulgaires...
Mgr Bougaud est mort, la plume à la main, avant de terminer l'histoire du plus Français de tous les saints de France, Vincent de Paul. Sa carrière littéraire s'ouvrait par une notice hagiographique, la vie de saint Bénigne : il l'a fermée par ce livre, resté inachevé, et que des soins pieux et une amitié de longue durée nous ont gracieusement octroyé. Que serait devenu, comme évêque, Mgr Bougaud ? Sans doute, et bientôt, l'un des plus grands, un de ceux dont la parole fortifie. Il n'a fait que passer. Mais son œuvre demeure; et, à mon sens, le côté le plus original et le plus méritoire de son rare talent d'écrivain, c'est
qu'il a innové dans la manière de raconter la vie des saints. Non pas qu'il ait frayé cette route; mais il Ta fidèlement suivie, en l'élargissant, en la rendant plus accessible, plus attrayante et plus populaire. Le mérite premier en revient à Montalembert qui, dans son Histoire de sainte Elisabeth de Hongrie, créait une si heureuse alliance de l'art historique et de la foi naïve et sincère du chrétien.
Tel jadis, Corneille, dans son Polyeucte, fusionnait harmonieusement l'inspiration religieuse des Mystères du moyen âge et les règles savantes qui lui dictaient la loi des trois unités théâtrales, au nom d'Aristote et de la tradition grecque.
Après Montalembert, Lacordaire, dans sa Vie de saint Dominique, ressuscitait, en des tableaux vibrants de coloris et animés d'un mysticisme pénétrant, les actions héroïques du fondateur de l'ordre qu'il rappelait à la mémoire de nos contemporains. Véritable fresque historique; sorte d'épopée religieuse, où les cris de guerre résonnent, et d'où s'élancent, comme en un vol extatique, les hymnes divins du sacrifice et de l'amour immolé !
— 4i — L'abbé Bougaud s'éprit, à leur imitation, d'un art si vivant, qui replaçait la physionomie des saints étudiés dans le cadre historique où ils étaient apparus. Ces maîtres ont bien fait. L'influence de la sainteté, lorsqu'elle se montre quelque part, ne se restreint point aux frontières plus ou moins étroites du pays qui la voit se produire. D'abord, elle attire ; autour d'elle, les âmes gravitent, séduites par le reflet, des choses célestes dont elle resplendit. Oh ! je connais par expérience le charme ineffable qui nous prend, devant une figure de saint. J'ai été témoin, et pendant longtemps, de cette action mystérieuse et si peu raisonnée qu'exerce la vertu poussée à ses extrêmes limiteb(i). Et qui dira jusqu'où elle s'étend? Qui fixera des bornes à cette puissance souveraine ? Elle traverse les siècles; elle franchit les obstacles que dressent la nature, la politique et les différences de civilisation. Elle rayonne à des distances incommensurables, sans pâlir dans ces voyages lointains, sans se refroidir dans ces pérégrinations où d'aventure som-
(i) Je fais allusion à deux de nos morts vénérés ; les PP. Pététot et Mariote.
brent des prérogatives moins hautes, bien qu'enviables. L'histoire d'une époque s'illumine donc par les clartés que projette sur elle la vie des saints, et celle-ci, sous les rayons de la vérité historique, prend un plus saisissant relief. De l'une à l'autre il se fait un échange de renseignements et de détails dont profitent notre instruction et notre édification. N'étant plus séparées du mouvement de leur siècle, les biographies de nos saints offrent un intérêt multiple et qui, en définitive, tourne à la gloire de l'Eglise. De plus, à ces progrès dans l'hagiographie moderne nous devons de voir les saints dans leur vrai jour. Jadis on les isolait trop de la nature humaine; on les entourait d'une telle auréole qu'il semblait impossible d'en approcher et de les imiter. Aujourd'hui on nous les peint tels qu'ils furent, hommes, c'est-à-dire pleins de misères originelles, connaissant la lutte avec ses alternatives de triomphe ou de défaite.
Ainsi placés plus près de nous, ne nous incitent-ils point davantage à leur imitation ? C'est ce que pensait l'abbé Bougaud, quand il écrivait successivement ses Histoires de
sainte Chantai et de sainte Monique. L'une lui offrait l'exquise peinture de la Visitation à ses débuts ; elle lui permettait de tracer le double portrait du saint et de la sainte dont la mémoire embaume l'aube du dix-septième siècle : François de Sales et Mme de Chantai ; le premier, évêque si dévoué, au cœur si catholique et si français, écrivain charmant, au style fleuri et pailleté, dont l'Introduction à la vie dévote est saluée comme un signe d'apaisement, à l'heure même où sont aussi publiés ces deux ouvrages d'un tour différent : le Ménage de V Agriculture d'Olivier de Serres, et VAstrée d'Honoré d'Urfé ; la seconde, vraie mère de l'Eglise, femme du monde, fidèle à tous ses devoirs, connaissant la douleur sous toutes ses formes, à l'âme trempée, à la tête ferme et au jugement sain, avecles délicatesses les plus suaves des amours féminins, ou s'épanouissant au sein de la famille, ou ne s'ouvrant plus que pour Dieu. L'apparition de l'ouvrage causa une vive émotion ; elle n'est point effacée. L'abbé Bougaud avait le don de ressusciter, dans une évocation durable, les figures qu'il devait
reproduire. Pénétrant, fin, il excellait à deviner tout ce qu'il ne connaissait point, à magistralement interpréter tout ce qu'il avait saisi. Son style recherché et souple, chaud et moderniste, prenait les tons que la peinture la plus habile ne prête pas toujours aux plus savants portraits. Il avait la grâce des demi-teintes ; il n'ignorait point l'art des gammes lumineuses et fortes ; il se baignait d'ombres fuyantes, quand il fallait se dérober et laisser achever l'image ou finir la pensée à peine esquissée. L'histoire d'une sainte devenait d'un intérêt aussi poignant qu'un roman passionné. Là était l'éloge, — et l'avouerai-je ? — là aussi le danger. Car d'abaisser les hauteurs morales où s'élèvent nos héros chrétiens, dans l'intention de les rendre plus accessibles à notre faiblesse, n'est-ce point courir le risque de supprimer par trop les distances qui nous en séparent, d'amoindrir l'effort, grâce auquel ils ont atteint de telles altitudes? Je ne résous pas la question ; je la pose seulement, en me souvenant de quelques critiques qui furent faites, et de quelques réserves qu'il est permis de formuler.
La Vie de sainte Monique, — dont Mgr Lagrange a si pittoresquement raconté la genèse dans la notice biographique qu'il consacre à Mgr Bougaud (i) — eut un plus grand retentissement que l'Histoire de sainte Chantai. Monique, c'était Augustin. Et, avec Augustin, le biographe abordait le drame le plus émouvant qui puisse traverser une âme humaine.
Et quels horizons à ces perspectives nouvelles ! L'Eglise à peine triomphante des persécutions de trois siècles, le vieux monde romain ébranlé par les coups des barbares, le paganisme expirant, et, dans son agonie, relevant assez la tête pour jeter un dernier défi au christianisme, la poésie etl'éloquence prenant une définitive possession de la langue latine mise au service de la religion de Jésus ; Ambroise enfin et Théodose — groupe immortel — que domine cependant la haute stature de ce génie sans rival, saint Augustin !
De l'amour qui le possède tout entier, de l'ambition qui le mord, du désir de la gloire qui le tourmente, Augustin passe à la chasteté
(i) Gomme introduction à un volume de Discours, de Mgr Bougaud. (Chez Poussielgue.)
sacerdotale ; il va au renoncement, et, du sein de ses misères d'âme, il pousse une telle clameur de repentir qu'il éveille à jamais, à travers les siècles, les sympathies de ceux qui, comme lui, ont aimé, souffert et pleuré. Et des Confessions il sort tellement beau et grand, aidé par sa mère, qu'il scrute les mystères infinis et qu'il devient l'apôtre providentiellement chargé de révéler au monde les secrets des dogmes les plus impénétrables à la raison, ceux où se concilient la liberté de l'homme et celle de Dieu.
M. Bougaud n'a point failli à la lourde tâche qu'il s'était imposée. Sa Sainte Monique reste le digne pendant de Sainte Chantai. Je ne l'ignore point que, parfois, il se complaît trop dans la peinture un peu humaine, naturelle, du cœur d'Augustin ; qu'il reproduit certaines scènes dont la couleur paraît un peu crue. Il avait le courage de dire ce qu'il pensait et de parler comme il sentait. N'était-il point le disciple du grand évêque d'Orléans qui, je le sais, se proposait de composer un traité sur l'amour dans le mariage chrétien ?
J'admire vraiment la pruderie de certaines
gens qui s'offensent de trouver sous la plume ou sur les lèvres d'un prêtre même une allusion à la passion la plus universelle, l'expression du sentiment le plus fort et que Dieu fait servir à des fins si hautes. Que de fois on regretterait les franchises du siècle d'un Bossuet, d'un Fénelon, d'un Malebranche ! Dans leurs livres, ils ne reculent devant aucune audace — l'audace que donne la sainte liberté de l'Evangile. Maint commentaire de Bossuet sur un texte biblique est d'une telle hardiesse que l'on me foudroierait si je la reproduisais ainsi. Quand Fénelon analyse, à la suite de Mme Guyon, les opérations de l'Esprit- Saint dans l'âme, il fait appel à des images et à des comparaisons qui seraient, aujourd'hui, retournées comme des armes meurtrières contre l'écrivain religieux qui s'en servirait. M. Bougaud ne craignit point d'encourir le reproche de faire retentir dans ses ouvrages hagiographiques la note de la passion, vibrante et intense, mais qui, bientôt, sous la touche de Dieu, ne s'entendrait plus que comme un chant céleste. Les jansénistes du dix-neuvième siècle — leur vrai nom est tout autre —
Tont critiqué : son livre n'en est pas moins bon; car il élève; il est donc « fait de main d'ouvrier ».
C'est par V Histoire de saint Vincent de Paul que Mgr Bougaud a clos le cycle de ses études biographiques. L'ouvrage n'a point été achevé. Il est bientôt fait de s'en apercevoir. Des phrases obscures, des répétitions, des incohérences de figures, des tirades sans conclusion inspirent au lecteur le regret que cette histoire ait été imprimée trop hâtivement, trop scrupuleusement. Le respect dû à nos illustres morts irait-il donc jusqu'à ne point corriger les imperfections qu'ils auraient amendées, s'ils en eussent eu le temps?
Mgr Bougaud, semble-t-il, a été un peu gêné en entrant dans la vie de Vincent de Paul. Il retrouvait un pays déjà connu, les premières années du dix-septième siècle ; il n'avait plus à creuser, comme dans ses livres précédents, une mine riche d'émotions, abondante en portraits délicats et en analyses psychologiques. Tout est clair, net, solide dans Vincent de Paul. Mgr Bougaud a triomphé habilement de ces difficultés inhérentes
à la nature même de son sujet. De la vie de saint Vincent de Paul, il a mis surtout au jour les côtés apologétiques. C'est au grand aumônier français qu'il rapporte les œuvres de charité et de philanthropie dont nous sommes, à juste titre, si fiers.
La question sociale, à l'heure présente, prime toutes les autres. De faire remonter au cœur d'un prêtre catholique l'inspiration, plus ou moins consciente, de tout ce qui s'accomplit en faveur des pauvres et des ouvriers ; de prouver qu'en effet ce prêtre a devancé ou indiqué, initiateur sublime, toutes les fondations de notre temps, c'est rendre hommage à l'Eglise; c'est montrer sa divine fécondité et son infatigable souplesse à condescendre aux misères dont l'aspect varie à chaque siècle. De telle sorte que l'édification intime n'a point été le but premier que Mgr Bougaud s'est proposé; il a voulu compléter son dernier volume sur YEglise, en entourant d'une très vive lumière les traits du saint par qui l'influence sociale de l'Eglise s'est le plus manifestée.
Il ne pouvait mieux choisir. Dans la rénovation religieuse dont la France est le théâtre aux débuts du grand siècle, saint Vincent de Paul est un des ouvriers les plus actifs et les plus heureux. Lié d'amitié avec saint François de Sales, il applaudit à la création de la Visitation ; fils spirituel du P. de Bérulle, il bénit TOratoire naissant; il ouvre des séminaires, afin d'y abriter les vocations sacerdotales ; il devine Bossuet et l'aide à franchir les degrés redoutables qui mènent à la prêtrise. Au conseil de conscience, son zèle le rend vigilant à indiquer, comme évêques, des hommes intègres, pieux et vraiment prêtres. Enfin, comme fondateur, il dote la France chrétienne des Filles de la Charité et de ses Missionnaires .
Sa raison va droit au but; son bon sens ne connaît aucunes défaillances. Il a le coup d'œil juste, la science des hommes, le don du gouvernement ; l'autorité s'unit à la douceur quand il commande ; il prévoit, il règle, il a
— 5i — le goût des détails et les vues d'ensemble. Point d'éclat, point de tentatives hasardeuses. Calme, mesure, bonne ordonnance de la vie : voilà sa physionomie morale; — et si je trouve son visage éclairé par un sourire fin, par un regard éveillé, où pétille je ne sais quelle légère malice, est-ce que je me tromperais? En est-il autrement de sa sainteté intime ? Non, certes. Il suit le chemin uni du devoir accompli partout, simplement, bonnement. Sa mystique repose sur la raison, cette maîtresse faculté de son temps; ce qu'il recommande aux autres, il Ta pratiqué luimême et expérimenté.
Grand esprit et grand cœur, il plane audessus des misères de son époque ; corps à corps il lutte avec elles, sans trêve. Il reste le vainqueur, par l'énergie et la décision de son intelligence supérieure, par son esprit d'initiative organisateur, par l'art de communiquer l'impulsion aux autres et de les entraîner. C'est un des plus nobles fils de France ; il est la plus fidèle expression de notre génie national : tête, cœur, pensées, sentiments, tout porte en lui la marque française, même ce
besoin d'agir et cette vaillance, toujours simple parce qu'elle est naturelle, à affronter le danger et la mort.
Saint Vincent de Paul mourut en 1660. Son oraison funèbie, prononcéepar Henri Maupas du Tour, évêque du Puy, et publiée en 1661, est le premier monument historique élevé à sa mémoire. En 1664, Louis Abelly, qui mourut évêque de Rodez, écrivait sa Vie, que Martin de Barcos, neveu de Saint-Cyran, attaquait dès son apparition.
Cette même année, François Giry, dans ses Vies des Saints, donnait une place à Vincent dePaul. Eni748, dixansaprèslacanonisation, dontlaBulleétait, sur leréquisitoiredeGilbert de Voisins, supprimée par le Parlement, Pierre Collet imprimait à Nancy une autre Vie de Vincent de Paul. Depuis lors, des documents nouveaux ont été exhumés des archives et des bibliothèques. Mgr Bougaud les a utilisés. Plus que ces histoires officielles me touche cependant la Vie du vénérable serviteur de Dieu Vincent de Paul, mise en vers par Jean Dupin, laboureur de la paroisse de Gourbera, dans les Landes de Bordeaux. L'opuscule pa-
rut en i663 (i). Les vers sont naïfs, à la façon de ceux des complaintes ou des cantiques populaires. Le pieux laboureur, pourtant, connaît bien les actions de son illustre compatriote ; il les raconte, en se guidant sur l'ordre chronologique. Çà et là, des détails, qu'il apporte, confirmeraient la véracité de certains faits tenus en suspicion.
Je cite quelques strophes, qui donneront peut-être à mes lecteurs l'idée de parcourir le petit volume tout entier.
Voici l'adolescence de Vincent :
A d'Acqs, il étudia longtemps, Il y fit sa philosophie ; Ensuite il étudia sept ans A Toulouse, en théologie ; Et il parut en tous lieux Dévot, prudent et studieux.
Il est nommé curé de Tilh :
De Tilh il fut nommé curé ; On lui contesta cette cure ; Et comme il était assuré Que souvent dans la procédure
(i) Il est coté 11606, B. I,., à la Bibliothèque de V Arsenal. Y! Ex Libris porte qu'il a appartenu à Saint- Lazare.
On porte les choses à Vexce^ Il y renonça sans procez.
(En transcrivant ces lignes, pourquoi donc me souvenir que Racine écrira bientôt les Plaideurs ?)
Quelle simplicité dans cette narration de la captivité de saint Vincent à Tunis :
... Un corsaire les poursuivit, Et attaqua avec furie ; De leur vaisseau il se saisit (i6o5), Et vogua vers la Barbarie, Vincent de Paul étant blessé D'un trait duquel il fut percé.
Il fut vendu à un pescheur Qui fut contraint de s'en défaire.
N'ayant pas pu l'accoutumer A l'air dévorant de la mer.
Ce pescheur le revendit A un médecin spagirique Qui par ses caresses entreprit Et par des offres magnifiques De lui faire embrasser sa loi :
Mais il tint ferme dans sa foi, etc.
A écouter l'humble biographe, on apprend que Vincent fut appelé dans la Bresse, en 1617, par les comtes de Lyon ; que, en quittant
Châtillon, pour revenir à Paris en 1620, il
s'arrêta à Mâcon :
Qu'il fournit à l'âme et au corps Tous les aliments nécessaires ; Et qu'il laissa en partant Pour eux un fort bon règlement.
Mgr Bougaud ne savait à quelle date placer ce règlement des Charités de Bourgogne ; Jean Dupin nous Ta dit. Il nous instruit aussi que les aumônes distribuées par saint Vincent aux provinces désolées par la guerre, se montèrent à neuf cent mille francs.
Qu'on me pardonne de m'être arrêté à ce paysan chroniqueur ; son hommage m'a ému : il montait vers Vincent si reconnaissant, si confiant et si pieux !
Celui de Mgr Bougaud a une plus grande valeur. Son Histoire de saint Vincent de Paul est une bonne action et un bon livre. Elle est sortie d'un cœur de prêtre, soucieux d'honorer sa foi, et de rehausser la gloire de l'Eglise. Aux assises de tous ces monuments historiques, élevés à l'honneur du catholicisme, on peut voir la pierre angulaire; elle a été posée par Mgr Dupanloup. Son palais d'Or-
Ecole de Sciences domestiques
Congrégation de Notre Dame
Ottawa
léans fut une école ; — école d'écrivains, d'orateurs et d'apologistes : Uno avulso, non déficit aller.
3 novembre 1889.
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