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LE COTONNIER

Le cotonnier est un arbuste de la famille des Malvacées, du genre gossypium.

C'est une des plantes les plus ancierniement cultivées par l'homme; les tissus fabriqués avec ses fibres sont mentionnés dès les premiers temps historiques. Son habitat préféré est la zone intertropicale, où il arrive presque à prendre les proportions d'un arbre.

On le dit originaire de l'Inde, mais il est certain qu'il existait, à l'époque de la découverte de l'Amérique, une espèce de cotonnier dans ce continent. Au Brésil, les Indiens l'appelaient Manio et se servaient de ses fibres pour faire des hamacs.

Les conditions de climat et de sol, ainsi que les méthodes

de culture, ont une grande influence sur le cotonnier. Elles

modifient ses feuilles, ses fleurs, la hauteur et la résistance

^^e sa tige, la longueur de sa fibre et la quantité de ses graines.

On divise les cotonniers en deux grandes classes : les cotonniers herbacés qui sont annuels et les cotonniers arborescents, dont la vie est plus longue.

Suivant le climat, les premiers peuvent devenir vivaces.

Au point de vue industriel, on divise les cotonniers en deux sortes : les cotonniers à longue fibre de 25 à 48 millimètres et à graines noires et les cotonniers à fibre courte, de 10 à 25 millimètres et à graines vertes.

Il faut au cotonnier arborescent une température élevée; le cotonnier herbacé se contente d'une température plus basse, pourvu qu'elle soit peu variable.

Les limites de la zone propre à la culture du cotonnier sont comprises entre le 36^ lat. N. et le 30^ lat. S.

Les terrains qui conviennent le mieux sont ceux d'alluvion récente, les terrains conquis sur la forêt et les terrains siliceux.

Plus le sol est meuble, plus la récolte du coton est considérable. On lui fournit, en outre, les engrais ou les amendements convenables.

Pour l'ensemencement, on emploie des semeurs mécaniques et la récolte du coton elle-même se fait au moyen de machines. Ce système de culture donne des récoltes plus abondantes. Au Brésil, on se contente de couper la végétation qui recouvre le terrain et d'y mettre le feu; après quoi, l'on fait des trous destinés à recevoir les semences au nombre de trois ou quatre pour chaque trou. On observe, entre chacun d'eux, une distance de 1^^,32 à i"^,76 et, entre deux lignes de trous, une distance de i"^,5o à 2 mètres.

ly'ensemencement se fait à des époques différentes, selon les localités et le climat.

lycs graines germent au bout de six à huit jours.

Quand il s'agit de cotonniers arborescents, lorsque la plante atteint la hauteur d'environ 8 centimètres, on doit rémonder pour lui donner plus de vigueur.

Pour certaines espèces ou variétés, on peut quelquefois procéder à la récolte trois mois après l'ensemencement, mais, en général, cette opération s'effectue plus tard, de six à neuf mois. «

lya récolte se fait en trois fois : d'abord celle des capsules inférieures, puis celle des capsules du milieu de l'arbuste et, enfin, celle des capsules supérieures. Après cette dernière on écime, peu au-dessus du sol, la plante qui peut encore donner, quand elle est arborescente, sept ou même huit récoltes. La quantité de fibres contenue dans les capsules est très variable : en général, la fibre des cotonniers de moindre production est supérieure à celle des cotonniers qui produisent beaucoup.

lyC coton est ensuite traité dans des machines à égrener, qui séparent la fibre. Cette opération est des plus importantes, car s'il reste encore des graines adhérentes à la fibre, quand on procède à l'emballage, ces graines sont écrasées sous l'effort de la pression, tachent le coton et lui font perdre de sa. valeur.

En général, le coton fournit environ le tiers de son poids de coton brut. Ce coton s'expédie sous forme de balles, com-

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