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primées au moyen de machines et dont le poids varie de 300 à 80 kilogrammes. ly'enveloppe des balles est faite d'un tissu d'étoupe, renforcé par des lames de fer ou par des lianes.
Depuis plusieurs années, la Société nationale d'Agriculture du Brésil s'occupe d'introduire dans le pays de nouvelles espèces ou variétés de cotonnier. La société d'encouragement à l'agriculture de Pernambuco suit cet exemple. En dehors de ces deux associations, les gouvernements des États de Bahia et de Sào Paulo distribuent abondamment aux agriculteurs les meilleures semences.
Il y a fort longtemps que l'on cultive le cotonnier au Brésil, mais c'est seulement à partir de 1860 que cette culture y a pris une grande extension. On en peut juger par les chiffres suivants : dans la période de 1860 à 1865, le Brésil a exporté 22 millions de kilogrammes de coton; en 1870, cette exportation s'est élevée à 45 millions de kilogrammes et, en 1874, elle a été de 78 millions de kilogrammes.
Aujourd'hui, le Brésil occupe le sixième rang dans la production mondiale du coton ; ses filatures en consomment plus de 40 millions de kilogrammes par an.
► Tout le coton du nord du Brésil est d'excellente qualité. L'État de Sào Paulo produit également des cotons supérieurs, mais en petite quantité.
Quant à la production, le Brésil, à conditions égales de terrain, l'emporte sur les États-Unis et sur les autres pays grands producteurs de coton. En effet, un alqueire (2 hectares et demi) pauliste fournit : dans la Géorgie et la Caroline du Sud, de'^'400 à 1.360 kilogrammes de coton; dans la Louisiane, de 970 à 1.210 kilogrammes; dans le Missouri, de 730 à 750 kilogrammes; dans l'Inde, de 730 à 820 kilogrammes, tandis qu'au Brésil, le cotonnier à fibre courte produit, en moyenne, 4.130 kilogrammes.
La consommation mondiale du coton pour la saison 1904- 1905 a été, le tout exprimé en balles de 500 livres, de 18.041.859 balles dont les États-Unis ont fourni 13.679.859 balles, les Indes orientales 2.960.000, rÉg3'pte 1. 187. 000 et le Brésil, 215.000 balles.
Étudions maintenant la question du coton, spécialement en ce qui concerne les États de Sâo Paulo, Rio de Janeiro et Minas Geraes.
ÉTAT DE SÂO Paui.0. — lya culture du cotonnier a pris une très grande extension dans cet État pendant la guerre de Sécession des États-Unis, mais elle y a diminué ensuite progressivement jusqu'en 1889, année de la dernière grande récolte qu'il a produite.
Actuellement, sa production est loin de suffire aux besoins de la consommation locale, qui est très considérable. I^'État possède en effet de nombreuses fabriques de tissus, qui absorbent annuellement environ 10.000 millions de kilogrammes de coton, alors que sa plus grande récolte, celle de 1903, ne s'est élevée qu'à 7.521.000 kilogrammes.
lyC sol de l'État se prête cependant parfaitement à la culture du cotonnier, surtout dans la région riveraine des chemins de fer Ituana et Sorocabana.
Dans certains municipes, les cultivateurs ont commencé à employer la méthode intensive, à labourer les terrains et à recourir aux engrais. Dans une grande partie de l'État, toutefois, c'est encore la vieille routine qui prédomine. Malgré cet état arriéré de l'agriculture, les bons terrains fournissent, en^ moyenne, sans engrais d'aucune sorte, une récolte de 4.000 kilogrammes de coton par alqueire pauliste (2 hect. 42).
Récemment, grâce à l'initiative du ministère de l'Agriculture de l'État de Sâo Paulo, la culture du cotonnier y a pris un sensible développement.
ÉTAT DE Rio de Janeiro. — Bien que cet État compte un grand nombre de fabriques de tissus, la culture du cotonnier y a diminué graduellement et est actuellement presque abandonnée.
Ce n'est pas que le cotonnier n'y puisse prospérer; la cause de cet abandon est l'extension donnée à des cultures plus rémunératrices. Aussi, les importations de cet État, en coton, augmentent-elles tous les ans.
ÉTAT DE Minas Geraes. — I^a région de cet État qui se prête le mieux à la culture du cotonnier est celle du Nord,
principalement dans les municipes de Minas Novas, Curvello et Arassuahy.
Cette culture est très ancienne dans l'État et y a eu autrefois une grande extension. En 1892, l'État de Minas Geraes exportait encore pour Rio une partie de sa production. Aujourd'hui, cette production est loin de suffire aux besoins de sa consommation et l'État importe de grandes quantités de coton brut pour l'alimentation de ses fabriques de tissus.
Il est vrai que le nombre de ces fabriques augmente dans une progression rapide. En 1875, l'État n'en possédait qu'une seule; il en compte aujourd'hui 36, dont 14 avec filatures, qui consomment annuellement plus de 2 millions de kilogrammes de coton.
Bien que l'État de Minas Geraes soit le plus peuplé de tous les États du Brésil, les méthodes d'agriculture y sont encore primitives. Depuis peu, le gouvernement de l'État s'occupe de les améliorer.