‹ A travers le Brésil au pays de l'or et de diamantsChapitre 35 sur 50 · Tourmaline. — 8. Béryl. — 9. Tourmaline bicolore · texte numérisé non relu

Tourmaline. — 8. Béryl. — 9. Tourmaline bicolore

10. Iléryl. — 11 à 13 Tourmalines bicolores. 14. Tourmaline rose. — 15. Tourmaline verte et rose. 16 - 17. Tourmalines vertes. — 18. Béryl cristallisé.

On a rencontré des cristaux parfaitement limpides et atteignant quelquefois plus de 20 centimètres de longueur, avec un diamètre dépassant 30 centimètres. En 1904, près de la ville d'Arassuahy, on en découvrit un exemplaire pesant 7 kilogrammes!

Un spécimen d'un poids considérable figure cette année à l'Exposition de Bruxelles.

Il n'est pas rare de trouver dans le commerce, à Rio et à Bahia, des échantillons roulés, qu'à première vue on prendrait pour du verre fondu.

ly'examen microscopique montre seul qu'on a affaire à une substance cristalline.

Il m'est passé par les mains un de ces échantillons que, dans le doute, je n'ai pas osé acheter; mais, en revanche, j'ai pu rapporter de magnifiques cristaux de belle teinte bleu clair et surtout un échantillon présentant sur ses faces d'innombrables modifications (Voir les planches coloriées).

Quand les morceaux sont d'une belle teinte bleue, les prix sont toujours assez élevés : 20 ou 30 francs le karat.

Pour les échantillons ordinaires, la moyenne est de 5 à 6 francs le karat, à condition qu'ils soient limpides. » A Paris, on peut les faire tailler et travailler en se basant sur le prix de i franc par karat, la taille terminée.

90 EUCI.ASE. — I^a rareté du Brésil ! C'est un silicate de glucine et d'alumine. Sa formule est : SiO'Be[A1.0H].

Cette pierre se rencontre dans les mêmes gisements que la topaze, au milieu des schistes micacés et argileux, à Boa-Vista, dans les environs d'Ouro-Preto.

Elle cristallise en prisme rhomboïdal oblique de 144O40'; le clivage est des plus faciles, la cassure conchoïdale.

Ivcs cristaux sont généralement blancs, quelquefois verts ou bleuâtres.

I^a dureté égale celle du Bér3'l = 7,5; elle serait donc susceptible d'applications dans la bijouterie, sans cette propriété fâcheuse de se cliver au moindre choc.

Il est même assez rare de trouver des cristaux entiers.

C'est surtout une curiosité de collection. J'ai pu en récolter

cinq cristaux intacts, dont un magnifique et d'une limpidité parfaite. Quand je dis « récolter », le terme n'est pas tout à fait exact, attendu que je les ai payés fort cher. On m'a raconté l'histoire d'un Allemand, qui, pendant trois mois, avec plusieurs travailleurs nègres, a vainement fouillé le gisement sans trouver un seul échantillon et après y avoir enfoui 3.000 ou 4.000 francs.

I^e prix d'un cristal d'euclase tel que celui qui est représenté dans la planche coloriée ci-j ointe est de 250 ou 300 francs.

iqo Phénacite. — Autre siHcate de glucine. Sa formule =SiO*Be\

I^a phénacite a été découverte, dans ces derniers temps, en magnifiques cristaux, à Matto Dentro, et dans les gisements aurifères de S. Miguel do Piracicaba.

Sa dureté = 8. Bile est, par conséquent, supérieure à celle du quartz.

Bile peut, à la rigueur, être utilisée dans la bijouterie; mais son manque d'éclat la rend peu décorative.

Bile cristallise en prismes hexagonaux terminés par des

rhomboèdres.

11° Grenat. — I^e grenat se trouve assez communément au Brésil, en général sous la forme roulée, dans le lit des rivières, dans les environs d'Arassuahy, ou faisant partie de certaines roches, comme à l'Itacolomy, près Ouro Preto.

Il se présente rarement en masses volumineuses et, la plupart du temps, il manque de limpidité. Ce n'est qu'exceptionnellement qu'on le taille. J'en ai cependant rapporté quelques échantillons à éclat assez vif.

Bn tout cas, sa valeur commerciale est toujours minime.

12° T0URMAI.INE. — Cette pierre, avec ses innombrables variétés de couleurs, est l'objet d'un commerce considérable.

Composition. — C'est un silico-borate d'alumine et d'une base, soit alcalino-terreuse (la magnésie), soit alcaline (potasse, soude, lithine), contenant un peu de fluor.

Les tourmalines du Brésil contiennent une petite quantité de fer et de manganèse.

Cristallisation. — La forme habituelle est celle d'un prisme hexagonal ordinairement combiné au prisme triangulaire. Ce dernier est souvent très développé, au point de donner aux cristaux l'aspect d'un prisme triangulaire. Les cristaux sont terminés par un ou plusieurs rhomboèdres ou quelquefois basés; souvent, un des sommets porte des modifications différentes de celles de l'autre sommet, par suite d'une hémimorphie.

Caractères. — Cassure conchoïdale. Transparente, translucide ou opaque (dans la variété noire). Éclat vitreux.

Les couleurs présentent une extrême variété. Les tourmalines vertes sont les plus abondantes. Les teintes varient du vert presque noir au vert le plus clair, se rapprochant de celui des belles émeraudes de Bolivie, en passant par toutes les teintes intermédiaires.

Dans le commerce, on rencontre des échantillons, qu'on pourrait, à première vue, confondre avec l'émeraude, mais, quelle que belle que soit leur teinte, elle ne possède jamais im éclat aussi vif, ni un vert aussi pur.

Il en existe de bleues, de violettes, de couleur mauve ou lie-de-vin.

Les tourmalines roses sont quelquefois fort belles et peuvent presque rivaliser avec le rubis.

J'en ai vu un magnifique cristal dans les collections de l'École polytechnique de Rio.

Il n'est pas rare de rencontrer des tourmalines bicolores, présentant de grandes analogies d'aspect avec celles de l'île d'Elbe.

J'ai rapporté de magnifiques échantillons, rose clair dans la partie supérieure et vert clair à la base.

D'autres fois, les couleurs varient de l'extérieur à l'intérieur. Certains échantillons offrent trois couches concentriques : vert plus ou moins clair, rose et violet au centre ou vert tendre à la périphérie avec, au centre, un nodule d'un rose vif.

Il est impossible de décrire la multiplicité des teintes qui varient d'un échantillon à l'autre.

J'ai réuni une série de 117 échantillons représentant à peu près tous les types et, parmi eux, de magnifiques cristaux avec, sur les faces, les modifications les plus intéressantes.

La planche ci-jointe donnera une idée de la richesse des coloris.

Gisements. — Toute la région autour d'Arassuahy fournit des quantités considérables de tourmalines. Elles sont exploitées dans de véritables carrières, où elles accompagnent des filons de quartz, au milieu de pegmatites décomposées, mr/s elles 3^ sont disséminées très irrégulièrement.

En 1902, plus de i.ooo travailleurs étaient occupés à fouiller le gisement de « Ilha-Grande », district de Sâo Pedro de Jequitinhonha.

En 1905, celui dit de « Laranjciras » a fourni de grandes quantités de variétés roses (i).

La région de Salinas présente aussi de nombreux gisements.

Commerce. — En 1905, les tourmalines roses imitant le rubis valaient sur place jusqu'à 12 fr. 25 le gramme. M. le D^ Costa Sena mentionne un cristal qui pesait 470 gr. 1

Certains échantillons hors ligne atteignaient le prix de 18 francs le gramme.

Les tourmalines vertes, relativement abondantes, valaient I franc à i fr. 25 le gramme. Les bleues, très recherchées et qui simulent le saphir, atteignent des prix considérables, variables naturellement selon la pureté de la matière.

Dans les grandes villes du Brésil, les prix sont généralement très élevés.

A Rio, j'ai eu la bonne fortune de rencontrer deux négociants (2), qui, avec une complaisance vraiment brésilienne, m'ont permis de choisir dans leurs merveilleux assortiments les échantillons qui pouvaient m 'intéresser au point de vue

(i) Gorceix, Ressources minérales du Brésil.

(2) MM. Miguel da Silva Ribeira. 157, avenue Centrale; Durisch et C 29, rua da Alfandega.

scientifique. Grâce à eux, j'ai pu acquérir, dans des conditions honorables, les plus beaux types de ma collection.

Je leur adresse ici mon meilleur souvenir !

M. le Dr Costa Sena estime que, en 1904, la vente des tourmalines a pu s'élever à 250 contos de reis, soit environ 460.000 francs dans le municipe d'Arassuahy. I^e Gouvernenement de Minas Geraes a frappé d'un droit d'exportation de 12.000 reis, soit environ 18 francs, le kilogramme de ces minéraux, dont la valeur officielle est fixée à 450 francs.

I3<^ Topaze. — lya topaze est un silico-fluorure d'alumine =SiO^Al[Al(F-,0)].

Elle se présente en cristaux hyalins d'un éclat vitreux, d'une couleur habituellement jaune, mais dont la nuance varie du jaune orangé rougeâtre, au jaune de vin; il y en a aussi d'incolores et de rosées.

lycs topazes sont trichroïtes, lorsqu'on les regarde par transparence dans la direction des trois axes rectangulaires : elles laissent voir diverses nuances de jaune, modifiées par du blanc, du rose ou du violet.

lya topaze raie le quartz; elle est rayée par le diamant et le corindon. Sa dureté =8. Sa cassure en travers est conchoï- ^ale et inégale.

Cristallisation. — Elle cristallise en prisme droit, à base rhombe, dont l'angle obtus est de 124^22'. Ce prisme et la base constituent la forme primitive. Il se termine souvent par une pyramide à quatre faces.

lycs cristaux se divisent sous le choc du marteau en tronçons de prismes; la division a lieu parallèlement à la base. C'est un clivage très net.

Gisements. — lyC gisement principal (topaze jaune) est à Boa Vista, à peu de distance d'Ouro Preto (province de Minas) .

On en trouve également d'incolores, sous forme de rognons roulés, dans les graviers de nombreux cours d'eau du Nord de Minas.

J'en possède un échantillon, absolument limpide, provenant des environs d'Arassuahy.

L'exploitation, au milieu de schistes micacés et argileux, souvent fort altérés, ne présente pas de difficultés. I<es eaux de pluies, entraînant la roche encaissante dans les ravins, lavent les terres et les cristaux de topaze sont ramassés au milieu des graviers. Très rarement, ils sont accompagnés de cristaux d'euclase, comme nous l'avons dit ci-dessus.

Commerce. — lycs topazes étaient autrefois l'objet d'un commerce assez important. Mais la mode a varié et les prix ont beaucoup baissé.

C'est cependant une jolie pierre, susceptible d'un beau poli.

La variété rose a gardé seule une certaine valeur et, quand la teinte est vive, peut encore atteindre un prix relativement élevé.

Le Gouvernement de Minas a établi sur ces pierres la même taxe d'exportation que sur les béryls, soit 4.000 reis, environ 6 francs par kilogramme.

140 ZiRCON. — ZrSiO\ — Silicate de Zirconium.

A été trouvé aux environs de Caldas.

Les échantillons que nous avons vus sont généralement de petite taille, d'une teinte peu avantageuse, et dénués de limpidité. *

Ils ne sont d'aucune application commerciale.

B. COMBUSTIBLBvS. — i^ Diamant. — Cristallisation : cubique, octaèdre pyramide, cube plus ou moins modifié, scalénoèdre, tétraèdre. Les faces des cristaux sont souvent courbes. Macles fréquentes. ,

Caractères. — Facilement clivable. Transparent ou translucide. Éclat adamantin.

On en trouve de diverses couleurs : incolore, blanc, gris, brun, vert, jaune, rouge, bleu. Cette dernière teinte est rare.

Dureté = 10.

On trouve également le diamant, à l'état amorphe, en rognons irréguliers, à angles grossièrement arrondis avec des parties anguleuses, quelquefois à angle vif. L'extérieur des rognons est ordinairement noir, souvent graphiteux, d'un éclat

un peu résineux, analogue à celui de la croûte des aérolithes. Cette \'ariété est remarquable par sa dureté.

Gisements. — Nos renseignements sont puisés surtout dans les ouvrages de MM. Gorceix et Calogeras (i). . C'est de 1723 que date la découverte des diamants dans les graviers aurifères des petits cours d'eau qui parcourent la région où est bâtie aujourd'hui la ville de Diamantina, un des principaux centres de population de l'État de Minas Geraes. D'autres découvertes s'ajoutèrent bientôt à celles-ci et les régions du Brésil où cette pierre précieuse a été ou est encore exploitée sont les suivantes. Dans l'État de Minas Geraes, tout le bassin du haut Jequitinhonha, depuis la ville de Conceiçào jusques et au delà de celle de Diamantina, les environs de la ville de Grâo-Mogol, sur la rive gauche du Sào Francisco, les rivières d'Abaété, Jequitahy, Rio Verde Somino, Indaya, Bambuhy, Paracatu, dans la partie Sud de cet État connue sous le nom de Triangle Minier et où le centre le plus important est celui de la ville de Bagagem, qui a fourni le célèbre diamant connu sous le nom d' « Étoile du Sud », dont le poids, après la taille, est de 125 carats.

Dans l'État de Bahia, où l'exploitation du diamant n'a

* commencé qu'en 1842, bien que sa découverte dans cette zone

remonte à 1732, les placers les plus célèbres sont ceux de

(( Chapada Velha », « Chapada Diamantina », « Sincoral » et

« de Salabro ».

A Goyaz, les cours d'eau du « Rio Claro », « Rio dos Pilver », « Rio Fortuna », « Desengano », « Très-Barras », sont diamantifères.

Dans l'État de Matto Grosso, il faut citer les versants des affluents du Haut Paraguay et les sources de la rivière « Arinos ». Dans les États de Sào Paulo et du Paranâ, les sables et graviers de plusieurs rivières ont aussi fourni des diamants.

Mais les deux centres de production sont toujours les environs de la ville de Diamantina et le plateau « Chapada », de l'État de Bahia.

(i) Calogeras, As Minas do Brazil.

Ces gisements ont déjà donné lieu à de nombreux travaux de géologie et de minéralogie, qui ont été résumés avec soin dans l'ouvrage de M. Calogeras.

Les diamants se trouvent toujours, au Brésil du moins, dans des terrains d'alluvions anciennes. Ils y sont disséminés dans des sables mélangés de cailloux roulés quartzeux, souvent agglutinés par un ciment ferrugineux de manière à former un conglomérat désigné sous le nom de Cascalho. Ce conglomérat et la terre à diamant non agrégés contiennent, outre

Roche dans laquelle on rencontre le diamant {Cascalho).

le diamant, de lor et du platine en grains, des cristaux d'anatase, de rutile, de brookite, de topaze, de tourmaline, de zircon, de cassitérite, d'oligiste, de magnétite, des fragments de micaschiste et d'itacolumite.

On a découvert la roche d'origine renfermant le diamant. C'est une roche métamorphique composée de grains de quartz hyalin peu adhérents entre eux, connue sous le nom d'itacolumite. Elle est friable et réductible en sable au moyen du marteau. On l'exploite sur la rive gauche du Corrego del Rey, sur la Serra de Grammagoa, à 40 lieues de la ville de Diam an tin a.

On a aussi observé l'or et le platine en place dans les schistes

cristallins auxquels se rattachent les grès métamorphiques ou itacolumites de Minas Geraes et de Saint-Paul, en sorte que les sables aurifères et diamantifères du Brésil, doivent leur origine à la destruction des micaschistes ks schistes quartzeux et ferrugineux, des grès et des itacolumites qui forment les montagnes traversées par les cours a 'eau qui ont charrié les sables.

Commerce et exploitation des diamants. — Les diamants du ]Matto Grosso sont ceux qui ont les plus belles formes au Brésil; la cristallisation est parfaite dans presque tous. Ceux de Goyaz ne sont pas abondants, mais ils sont, en général, gros, ambrés et d'un vert léger qui rappelle la couleur de l'eau de mer en couche peu épaisse.

Jusqu'à ces derniers temps, l'exploitation se faisait au moyen de procédés assez primitifs. On emploie aujourd'hui les procédés modernes de dragage pour l'exploitation des alluvions diamantifères.

Une drague fonctionne depuis deux ans dans l'État de Matto Grosso et donne des résultats satisfaisants. D'autres appareils de même nature vont bientôt explorer le Jequitinhonha et ses affluents dans l'État de Minas Geraes.

Une installation électrique a été faite, il y a cinq ans, sur le plateau de Boa Vista, à 15 kilomètres de Diamantina, pour exploiter les conglomérats et les argiles diamantifères, que l'on ne pouvait travailler par les procédés ordinaires.

Nous ne pouvons entrer dans l'historique du régime fiscal, auquel a donné lieu l'exploitation des diamants, sans sortir des limites que nous nous sommes tracées.

Ainsi que le dit M. Gorceix (i), après la promulgation de la Constitution de 1891, les gisements de diamants ont suivi le sort des autres mines et leur propriété a été rattachée à celle des terres où ils sont placés. Ce nouveau régime créa, pour leur exploitation, de grandes difficultés qui contribuèrent à les rendre moins nombreux et moins productifs.

Un grand nombre de ces gisements occupe, en eôet, les lits

(i) Gorceix, Ressources minérales du Brésil.

des cours d'eaux, ruisseaux, rivières, fleuves ! Il s'agit, dans beaucoup de cas, de savoir quels en sont les propriétaires : ou ceux des terrains riverains, c'est-à-dire les municipes, ou l'État particulier sur le territoire duquel coule la rivière, ou l'État fédéral ? C'est une question qui, en général, n'est guère plus facile à résoudre ailleurs qu'au Brésil et donne lieu souvent à des procès interminables !

Il y a là une situation à améliorer par une loi spéciale comprise d'ailleurs dans le projet de législation présenté par M. Calogeras.

Il est intéressant de tracer un rapide historique de la récolte des diamants, depuis l'origine de la découverte des premiers gisements jusqu'à nos jours.

« De 1730 à 1771 (i), le Brésil aurait exporté 1.666.569 carats de diamants valant 15.515.397.000 reis, plus de 90 millions de francs.

« De 1772 à 1828, l'exploitation a produit i. 319. 192 carats. Dans un laps de temps plus long, la production a été moindre !

« En 1852, la découverte des gisements de Bahia augmenta considérablement la production qui s'éleva en 1856-1857 à 151.075 carats, d'après les chiffres des déclarations faites à la douane.

« C'est encore l'État de Bahia qui fournit la plus grande partie des diamants noirs, connus sous le nom de carhonados.

« Le rendement des gisements de cet État, de 1894 à 1903, aurait été, d'après les chiffres de la douane, de plus de 115.000 carats.

Si l'on cherche à évaluer le mouvement commercial annuel des diamants, on trouve à peu près les chiffres suivants :

Diamantina : 1.200.000S par an;

Bagagem : un peu plus d'une centaine de contos;

Bahia : à peu près le même chiffre que Diamantina.

On sait que l'unité de poids employée pour la vente du diamant est le carat ou 205 milligrammes. Il est difficile de fixer un prix, môme approximatif pour cette mesure, les plus grands écarts pouvant se produire selon la couleur, la limpi-

(i) Calogeras, As Minas do Brazil.

— :]ir. —

dite, etc., de la pierre. Ce qui est certain, c'est que depuis vingt ans, le prix du diamant a plus que doublé et que, malgré l'abondance de la production des mines de Kimberley, la pierre du Brésil a néanmoins conservé son ancienne renommée, due surtout à sa limpidité et à son éclat véritablement supérieur.

2^ Graphite. — Ce minéral existe dans plusieurs États et notamment dans celui de Minas Geraes, où on en a découvert plusieurs gisements dans des micaschistes et des roches gneissiques.

On l'a rencontré dans la propriété d'Kmparedado, à 6 lieues à gauche du fleuve Jequitinhonha; à la station de Volta Grande, sur le chemin de fer lycopoldina; à Tripuhy, aux environs d'Ouro Preto; aux environs de Marianna et d'Itabira de Matto Dentro.

A Marianna, la plombagine forme de puissantes couches jusqu'au voisinage de la ville.

Tout récemment, on a commencé l'exploitation des grandes

couches de schistes graphiteux qui existent à 300 mètres de

la station de Tripuh}^ sur le chemin de fer central du Brésil.

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