PROVINCE DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE
De retour de notre heureuse expédition aux Montagnes Rocheuses et
après avoir visité la florissante cité d'Ottawa, avec ses splendides édifices publics, sa belle bibliothèque, son excellent musée géologique, et d’autres endroits intéressants qui sont fort admirés, je me trouvai en com *enie de quelques-uns de mes compagnons du Nord-Ouest dont j'avais , à me séparer temporairement à Toronto, en route pour la Noutelle-Ecosse. Environ une douzaine de membres de l'association avaient pu se réunir pour ce voyage aux Provinces Maritimes, sous la direction du major général Laurie, officier bien connu de l’armée britannique, et l’un des vétérans de la guerre de Crimée, établi à la Nouvelle-Ecossse depuis vingt ans où plus. Le général Laurie prefère le Canada à l'Angleterre, pour y vivre, mais cela s'explique peut-être jusqu’à un certain point, par le tait que madame Laurie, une estimable femme, est canadienne de naissance. 04111 y à de charmantes scènes de paysage le long de la ligne de l’Intercolonial, de Québec à Halifax sur une étendue de près de 700 milles. Ce chemin de fer bien construit, et l’un des meilleurs du continent américain, s'étend sur un pays fameux dans le monde du sport, à travers la vallée de la Métapédiac, et traverse aussi la Restigouche et la Miramichi, deux fameuses rivières peuplées de saumon. La truite des lacs dont se régale le voyageur à Campbelltown est un mets que n'oublie jamais celui qui en a gouté. Les oïes, la truite et le canard, se trouvent en abondance sur les rives, et la perdrix abonde également dans les bois. Parmi les espèces de gibier plus gros, je sigualerai le caribou et l'ours noir dont la chasse offre plus d'émotion. En somme la ligne se déroule dans la province fortement boisée du Nouveau-Brunswick, au milieu de lacs, de rivières, de cours d’eau et de vallées, et le panorama qui change sans cesse nous présente à chaque instant de nouvelles beautés.
Nous avons remarqué, en passant. la pittoresque vallée de Wallace, avec ses moutons sur les flancs des collines et ses riches pâturages au bas. Le premier point d'arrêt fut à Londonderry, où la compagnie de fabrication d'acier du Canada emn'oie 500 hommes aux usines d'Acadie. A Great Village, dans le canton de Londonderry. où nous nous étions fait conduire, nous avons vu d'excellentes terres agricoles dans un soi de formation récente de grès-rouge et aussi quelques terres marécageuses protégées par des chaussées dans un enfoncement de la Baie de Fundy.
Les côteaux de cette localité semblent très propres à l'élevage des animaux, du bétail et des moutons. Les terres que protègent des chaussées font de superbes prairies et produisent de deux à trois tonnes de foin pa âcre sans exiger d'engrais, et l’on dit que ce foin est d’excellen!e qualité. Dans les marais que baigne la marée pousse une grande quantité de “ foin salé,” comme on appelle, et ces marais sont extrêmement précieux pour les cultivateurs des côteaux. Dans le district de Truro, à peu de distance, il y a de belles prairies et de beaux paturages valant $20 l’âcre, tandis que les terres protégées par des chaussées rapportent $30 et plus l’âcre. Un homme d'expérience m’a assuré que les cultivateurs de la Nouvelle-Ecosse pouvaient produire le bœuf pour la boucherie à dix cents la livre, et le livrer à Liverpoel pour quinze cents, soit 5 d. et 74 d. respectivement, mais
pas à moins
Le lieutenant-gouverneur, le maire et la municipalité nous firent la récep-
tion la plus cordiate à Halifax, et nous on conserverons longtemps le meilleur souvenir. La cité de Ilalifax est agréablement située sur Les rives de l’un des plus beaux porfs du monde et présente de jolis coups d'œil au touriste: Les jardins publics soigneusement entretenus sont un bel ornement, ot une promenade en voiture à travers le superbe parc nous fait jouir de la vue des paysages qui rendent la place fameuse. Nous sommes allés aux mines d'or de Montague ou ‘ Blue Nose” à quelques milles de Halifax, et nous avons vu le filon d'où deux frères tirèrent une valeur de $40,000 en or dans l’espace de deux ou trois ans. Les mines sont avantageusement exploitées, et l’on estime que les couches aurifères et les rochers qui sy relient occupent une étendue de 6,500 à 7,000 milles carrés. Il est probable que la Nouvelle-Écosse continuera pendant des siècles à fournir au monde le précieux métal.
En partant de Halifax, nous sommes allés à Windsor et Williamsport, dans le district de Grand Pré, que Longfellow à immortalisé dans :son poëme d'Evangeline.
“ [n the Acadian land, on the shores of the Bassin of Mines, distant secluded, still, the little village of Grand Pré, lay in the fruitful valley. Vast meadows stretched to the eastward, giving the village its name, and pasture to flocks without number.”
De fait la région qui s'étend jusqu’à Keniville et dans la %vallée d'Annapolis, avec les rives du Nouveau Brunswick, en face, possède peut être les plus belles prairies du continent américain ou de tout autre pays Une grande partie de ces terres a été protégée contre l’envalmssement de la mer d’après le système français des aboideaux, et se compose de fines parcelles d'alluvion rouge, déposées dans le-cours des âges par les grands marées de la Baie de Fundy. Ce sol épais de plusieurs verges est absolument dénué de pierres, et continue à s’enrichir des dépôts de sulphate de chaux dont les particules sont hachées menu far les flots et déposées avec le reste de la matière terreuse. Les chaussées empêchent de monter l'eau que l’on laisse cependant pénétrer sur les lerres, Lorsqu'il y a lieu, pour la faire ensuite s'écouler par la voie des aboïdeaux. Lorsqu'on permet cette submersion, l'eau dépose sur le sol une couche de vase finement pulvérisée qui lui sert d'engrais et l’eurichit considérablement, Cesystème se pratique avec beaucoup de succès à vlusieurs endroits de la Baie de Fundy, et sur des terrains que les Français protégèrent d’abord par des chaussées. Les.marées continuent de former d’autres terrains, qui seront en temps et lieu également protégés par des chaussées. Les terres quisont devenues trop élevées pour pouvoir être atteintes par la marée, servent de
rairies depuis nombre d'années, et produisent de deux à trois tonnes de oin par âcre saus autre engrais que le fumier des animaux qui se nourrissent du regain à l'automne. Comme il se trouve à la surface de ces terres une grande quantité de malière végétale en décomposition, on les saupoudre de chaux avec succès. Plus tard, il faudra sens doute les fumer systématiquement : toutefois, le sol en général est d’une richesse extraordinaire. Les vaches produisent beaucoup de lait et sur les meilleures de ces terres, le bétail s’'engraisse rapidement.
Plusieurs cultivateurs ont uns certaine étendue de terre protégée par des chaussées, laquelle sert a reposer et à maintenir les côtaux en bonne condition. Quand même ces terres ne serviraient qu’à cela, elles seraient extrêémement précieuses. On m’a montré une superbe prairie qui, paraitil, fut vendue $400 ou £80 l’âcre, il y à quelques années. Il n'est pas probable que des terrains purement agricoles pussent commander pareil prix,
nulle part ailleurs sur le continent, et il me sera permis de dire que je suis convaincu que les meilleures terres do ce vaste pays se trouvent dans les
rovinces de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau Brunswick. Les plus
elles parties de ces terrains mo rappellent les superbes pâturages sur la voie de Varmouth,en Angleterre, et cette ressemblance est rendue plus frappante encore par la vue des centaines de bestiaux qui brontent les riches herbes à chacun d° ces endroits. Les côteaux du voisinage de ‘ Starr’s Point, valent de $40 à $100 l’âcre, et les terres protégées par des chaussées de $150 à $400 l’Acre, ce qui fait voir la grande importance de cette région au point de vue agricole.
Mais ce pays n'a pas seulement de valeur au point de vue agricole: c'est aussi l’un des plus beaux, sinon ie plus beau district du monde pour la culture du pommier, On prétend que la pomme Gravenstein a meilleur goût, est plus savoureuse que toute autre pomme en Amérique, sauf celles du Tennessee où, cependant, la nature du climat rend leur culture plus hasardeuse Je puis dire, en ma qualité d’amateur, que c’est à la Nouvelle- Ecosse que j'ai mangé les meilleurs pommes. On les y cultive en grande variété, et quelques espèces, comme la Gravenstein, se consomment avant Noël, tandis que ‘d’autres se gardent jusqu'à la récolte suivante. J'ai vu sur une ferme un verger de six âcres dont les pommiers étaient courbès jusqu’au sol sous le poids de grosses pommes : on évaluait le rendement à $1.500, soit £300. Puis, sous les arbres, l’on avait en outre recueilli, cette année là, 200 minots de patates, par âcre Quel sl pourrait produire davantage ? On n''apprend que neuf cent mille minots de pommes furent expédiés de cet endroit l'an dernier, et la plantation des pommiers se continue. De grands saules—vieilles reliques d’un régime disparu—plantés par les Français, il y a plus d'un siècle, se dressent ici et là : il y a également d’autres espèces de bois en quantité suffisante.
Windsor est un très bel endroit, le plus beau peut-être du Cana 'a, ce qui n’est pas peu dire. La ville est située dans une jolie vallée qui renferme une grande étendue de magmfique terre, et qui produit beaucoup de fruits : elle est aussi entourée de collines bien boisées. La nature a été si prodigue dans cette région que les cultivateurs, parait il, ne se donnent guère de mal eux-mêmes. Il est évident qu'ils sont arriérés sous le rapport de l'élevage des animaux et de la culture du sol: aussi, je reste convaincu que ce pays habité par des cultivateurs d'Angleterre ou d'Ecosse, deviendrait encore plus beau. On m'a cité un culuvateur qui avait été induit à faire l'essai de la chaux sur ses prairies, et qui avait vu sa récolte se doubler et la qualité de ses produits s'améliorer. En dépit des résultats, ce cultivateur n’a pas pris la peine de se servir de chaux depuis quinze années, bien qu'il ait de la pierre à chaux et un fourneau dans le voisinage. La manière dont les veaux sont élevés et hivernés en retarde la croissance, et les cultivateurs ne comprennent pas la valeur d’un développement hâtif, ni qu’un jeune animal élevé dans ces conditions ne peut jamais devenir ce qu'il aurait pu être autrement. Pourtant certains d’entre eux quittent les sentiers battus et élèvent des animaux qui pèsent de dix à douze cent livres à l’âge d’un an. Espérons que ce bon exemple sera suivi par d’autres.
Le panorama qu'offre la vue des terres protégées par des chaussées, sétendant sur des centaines de milles de distance, et sur lesquelles de nombreux troupeaux de bestiaux et de chevaux se nourrissent du regain, est très agréable aux yeux de tout cultivateur du vieux monde. Cependant, le bétail a besoin d'amélioration, en général, bien qu’à certains endroits il s’en trouve de bonne race; 11 semble aussi que l’on devrait garder sur les Côteaux un plus grand nombre de moutons qui s’engraisseraient à l'automne
dans les prairies, Le système de culture est susceptible de perfectionne ment, et j'aimerais à voir plus de rapport dans la qualité du sol et des animaux, Lorsqu'une prairie protégée par des chaussées dovient improductive, et que la marée ne peut l’aticindre, on la laboure, puis l'on y sème du grain pendant deux on trois ans, pour y faire pousser ensuite de l’herbo % anglaise ” durant une dizaine d'années, après quoi l'on répète le même procédé. .Or, ce genre de culture appartient au dix-huitième, uon pas au dix neuvième siècle, et est par conséquent arriéré. Il vaudrait beaucoup ‘ mieux et il serait beaucoup moins dispendieux de saupoudrer le sol de chaux à tous les vingt-cinq ans, et le maintenir en bon etat par le fumier ‘des animaux de la ferme. La pierre de chaux de belle qualité y abonde et est facilement extraite des carrières; il en est à peu près de même du “plâtre” suiphate de chaux. Un seul homme exporte annuellement 60,000 tonnes de p'âtre aux Etats-Unis, et cependant les cultivateurs de la Nouvelle Ecosse ne profitent pas des avantages qui leur sont offerts.
Le général Laurie a fait et fait encore tout Îe bien possible à l'agriculture de sa province d'adoption, mais les réformes sont difficiles et les progrès nécessairement lents. Ii s'est bâti ane jolie résidence dans la forêt, à Oakfeld, près de Halifax. Situées dans ‘'ne région accidentée et bien boisée, sa maison et sa ferme en face et en a‘rière de laquelle se trouvent deux lacs, sont très attrayantes. Tout cela * natureliement entrainé de fortes dépenses, et les travaux de défriche: ent se poursuivent. On 7 récolte toute espèce de produits, et le foin abonde dans les terres marécageuses. Une partie du foin est coupée de l'autre côté du lac où il y est laissé jusqu’à ce qu’il puisse être transporté sur la glace en hiver. C'estlà, de faif, le plus facileet le moins coûteux moyen de transport, lequel permet, “en outre, la division du travail, en été eten hiver.
Le général a fait des expériences depuis plusieurs années au sujet de l'ensilage. L'un de ses silos mesurant environ 30 pieds carrés sur 18 de profondeur, est entouré de forts murs remplis de mortier, mais non cimentés à l’intérieur. Il se trouve élevé à la surface du sol: c’est, de fat, la partie inférieure d’une vieille grange ainsi transformée pour la circonstance. On y mit d’abord le produit de vingt-sept âcres de trèfles,. puis au-dessus, de l’orge, de l’avoine et des poids dont les tiges sont hachées en longueurs d’un pouce, le tout fortement pressé. Ce silo est recouvert de papier goudronné ou de feutre servant aux toitures, et de planches sur lesquelles sont empilées de vieilles traverses de chemin de fer. On y enfouit, en somme, Cinq cent onze charges de produits pesant environ 100 livres chacune, et à peu près 250 autres tonnes, de 2000 livres chacune. Lorsque je l'ai vu, le 25 de septembre, ce silo s'était abaissé d’environ quatre pieds. Le général Laurie pense que l’ensilage est excellent comme système et peut permettre aux cultivateurs de se dispenser de racines, mais ne saurait être substitué toutefois au fourrage sec.
A Shubenacadie, j'ai vu un beau pays accidenté, avec de superbes vallées : à plus d’un eniroit, les terres étaient bien clôturées et cullivées. Dans certaines prrties, se trouvent des terres aujourd'hui inoccupées, et jadis concédées à des colons qui, après Les avoir exploitées pendant quelque temps, les abandonnèrent. Ces colons sont maintenant morts ou disparus : mais il est possible que leurs héritiers viennent un joar reclamer ces terres dont personne ne veut prendre possession, vu l'incertitude qui règne à ce sujet. Leur achat offre de plus grandes difficultés encore, car, comment . obtenir des titres de tous les héritiers possibles de l'acquéreur primitif. IL est donc urgent de passer une loi qui restitue à la Couronne les terres dont
es propriétaires auraient êté absents pendant un temps donné.
Près d'Ambherst, dans la Nouvelle-Evcosse, sa trouve uno vaste élendue d'excellontes terres marécageuses, imprégnées de matèros salines dont le superflu disparait à la suite de quelques années de culture, tout comme pour {es sols alcalins du Nord-Ouest. Ces marais, ainsi que ceux de Sackville, du Nouveau Branswick, qui les avoisinent, valent la peine d'être vus. Ils sont seméês ci et là de meules de foin dont quelques unes reposent sur des piles, ainsi que des granges, dont plusieurs ont élé construites ces années dernitres, pour mieux y conserver le foin de marins. On ne garde pas de bôtail sur ces terres durant l'hiver, et le foin est transporté sur les côteaux où il est consommé. Le foin de marais croît très haut, et il n’est pas beau à voir, de même qu’il est diflicile à manier. Toutefois, il est très gutritif, et croissant sur nn sol salin, il est sans doute très favorable à la santé des animaux. M. Josiah Wood, de Sackville, le plus riche cultiva. teur de l'Amérique ou du Canada, engraisse beaucoup de bétail en hiver, avec du foin de marais et des navets; or, ni l’un ni l'autre de ces produits n’exige de préparation, c'est-à-dire, que l'on n’a pas besoin de les hacher, ou de les pulper. Quant au maïs, il n’est pas jugé nécessaire comme nourriture accessoire.
On dit ordinairement que les culivateurs ont trop de terre, mais le mal réel se trouve dans le manque d'énergie chez la plupart d’entre eux. Si seulement ils voulaient bien exploiter le sol, l'étendue n’en serait pas trop grande. En tous cas, qu'ils aient moins de terre—ce qui n’est cependont pas nécessaire pour remédier au mal qui existe—ou bien qu'ils y mettent plus de capital et de travail. Pas de rendement plus sûr que celui de la terre. Que peuvent dunc craindre les cultivateurs ? Des hommes qui ont à cœur le progrès agricole de la province se plaignent de l'absence d'énergie chez des cultivateurs pour lesquels la nature a été si prodigue. On devrait se livrer davantage à l'élevage, à l’engraissement des animaux, ainsi qu’à la fabrication des laitages, et améliorer les méthodes. Il parait que l’on faisait autrefois d’excellent fromage dans la Vallée d’Annapolis, mais que la population a perdu son ancienne habileté, soit par négligence ou pour autre cause. Pour l'engraissement des animaux destinés au marché anglais, les cultivateurs de la Nouvelle-Ecosse ont l'avantage sur leurs confrères d’Ontario ; car les frais de transport leur coûtent $15 de moins par tête, à raison de la distance qui est plus courte. Cela seul devrait les encourager, mais il semble qu’il en soit tout autrement.
Pour montrer ce que peut produire ce sol marécageux, je vais reproduire quelques notes que m'a communiquées M. Black, de Ambherst, au sujet du rendement de trois âcres de terre qui lui appartiennent: Première année, 210 minots d'avoine; deuxième année, 750 minots de pommes de terre; troisième année, 1,000 minots de pommes de terre; quatrième année, 115 minots de blé, pésant 62 lbs par minot; cinquième année, 12 tonnes (2,000 Ibs par tonne) de foin ; sixième année, 8 tonnes de foin. Cette terre fut en premier lieu enrichie de soixante charretées, soit à peu près 20 tonnes de fumier par âcre. Il y a dans les marais de Amherst et Sackville, des milliers d’âcres de terre capables d’en produire autant, s'ils étaient bien cultivées. Ces terres sont au nombre des meilleures du genre, dans
.le monde. Que veut-on de plus? De lencouragement à bien cultiver ? Mais à coup sûr, il y a assez d'encouragement là où il y ex a suffisamment pour se livrer à la culture. Serait-ce le manque de débouciés ? Non, puis que tous les produits offerts en vente trouvent des acheteurs, tandis que le bœuf de boucherie, qui devrait être le principal produit, est toujours en demande. ‘On a dit que le bétail des ranches du Nord-Ouest pourrait être expédié: aux marais de Tantramar pour y être engraissé. La chose est
possible sans doute, mais il mo semble que Les cullivateurs de la Nouvollo- Scosse et du Nouveau-Brunswick seraient capablos d’élevor lenr propre bétail, sans avoir recours à celui du Nord-Ouesl.