COPENHAGUE
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ViLLES REMARQUABLES 35
monarques danois, depuis son fondateur jusqu'aFrederik VI, et l'on a consacre a chaque souverain une piece qui porte son nom et qui est remplie de ses objets familiers. G'est la que l'on conserve la coupe de chasse de Christian VI, qui contenait deux bouteilles et que le souverain vidait d'un seul trait. La nalle des chevaliers sert de salle de couronnement : trois lions d'argent, de grandeur naturelle et figurant les deux Belts et le Sund, entourent le trone dont ils semblent les gardiens.
Le Rigsdag siegeait naguere dans le palais de Christiansborg, reconstruit a la suite de l'incendie de 1794 et brule de nouveau en octobre 1884. Sa facade avait un developpement de 120 metres, et son portail etait orne de sculptures et de statues dues auciseau deThorvaldsen. Dans une de ses ailes etait installe le musee de peinture.
La ville n'est pas riche en statues. II taut cependant citer, parmi les principales : cede de Frederik VII de Frederik V, du physicien OErsted, de l'astronome Tyeho-Brahe, de Holberg et de CEhlenschlaeger. Ces deuxdernieres statues se dressent en face du Theatre
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Royal de Rongens-Nye-Torv, oil Ton represents des
operas, des. ballets tires de la mythologie scandi- ■
nave, des tragedies, des drames, des comedies emprantes nonseulementau repertoire national, mais
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aussi aux auteurs ou compositeurs francais, ailemands ou italiens. Le Folke-Thedtre est reserve au
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vaudeville et a la comedie ; le Vertevero-Thedtre aux
pieces legeres et bouffonnes. Le Theatre du Casino
rappelle nos Folies-Dramatiques. Quant au theatre
particulier de la cour,il etait installe dans le palais
de Ghristiansborg avant l'incendie.
Le soir venu, la population de Copenhague se re-
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pand auxalentours, quisont peuplesde guinguettes, de cafes chantants et de jardins publics. Le plus fre-
quente des etablissements de ce genre est celui de
Tivoli : quinze mille personnes environ y circulent
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al'aisemoyennantune retribution de Of r. 75. Toutes
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les distractions imaginables sont reunics clans eet
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Eden populaire : excellent orchestre, salle dc spec-
tacle, ballets, cafes chantants, pantomimes, salle de
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bal, montagnes russes, concerts en plcin vent, bazar,
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restaurant, tir au pistolet et jeux de toutes sortes.
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viu.es remarquables 37
Le pare de l'Alhambra est moins frequente que Tivoli, bien qu'il n'ait rien a envier a son rival.
Ce gout pour les plaisirs n'empeche pas les Danois d'aimer l'etude et de visiter lesmusees dont Copenhague s'est enriehie. Le musee etlmographique possede des collections au merite desquelles les savants de tousles pays se plaisent a rendre justice. Le musee des Antiquites du nord organise par Thomsen, lecelebrefondateur de l'archeologie danoise, est d'autant plus riche que la loi oblige celui qui a decouvert un objet antique a l'envoyer au musee de Copenhague. Les pieces exposees sont divisees en trois ages, qui sont comme autantde cycles de l'histoire du Nord : age de la pierre, age du bronze, age du fer. Le premier etage est consacre a des objets de date plus recente : armures de chevaliers, armes damasquinees, manuscrits, tablettes en cire ecrites au burin, hanaps en metal ou en ivoire, cornes a boire, tapisseries anciennes, couronnes de mariees depuis les temps les plus recules jusqu'a nos jours. Le musee de Rosenborg continue en quelque sorte le musee des Antiquites, puisqu'il renferme toutes
sortes d'objets, dont la succession donne une idee fidele de la vie danoise aux diverges epoques. Pour clore la serie des musees, nous signalerons un cenotaphe de style egyptien consacre a Thorvaldsen et renfermant, aveclesrestesde i'illustre sculpteur la collection complete de ses ceuvres orig ina les ou reproduces i
Les bibliotheques, qui, CO m me i es mus ^ eSj con . tribuent si puissamment a la vulgarisation des connaissances humaines, sont loin de faire defaut : la Bibliothequeroyalecompte cinq cent mille volumes,
entreautreslesmanuscritsdesEddas.LaBibliotheque Classen et cello des beaux-arts sontaussi riches et anciennes, mais elles le sont beaucoup moins que
cellederuniversite,quirenfermedeuxcentcinquante mille volumes, notamment la collection des sagas islandaises, et a laquelle l'ordonnance de 1821 garantit un exemplaire de chacun des ouvrages nouveaux.
Cette description est deja bienlongue, et pourtant nous n'avons fait qu'indiquer sommairement les cho-
1 Voir le chapiire: Beaux-arts, p. 113.
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ses les plus remarquables de Copenhague. Le cadre restreint de ce volume nous met dans Y obligation de n'accorder qu'une simple mention a la Banque national (style italien de la Renaissance) ; aux hopitaux de Frederik V et de la Commune; a la Bourse, que surmonle un clocher forme de quatre dragons entrelaces; al'hotel de ville; a la synagogue; a l'eglise deNotre-Dame, ornee de treize statues de Thorvaldsen (le Christ et ses apdtres) ; enfin, a l'eglise d i la Trinite, contigue a cette Tour Ronde que Pierre le Grand s'amusait agravir au trot deson cheval et dont les inscriptions sont tracees dans lalangue des Eddas, idiome primordial des races scandinaves. La Tour-Ronde (Runde taarn) a 120 pieds de haut : on arrive a sonsommet par unepente douce enspirale sans avoir besoin de franchirune seule marche d'escalier. Mentionnons aussi l'inscription suivante qui se lit sur l'un des murs de la maison commune :
My Lov skal
Man Land bigge :
« C'est sur la loi qu'il faut fonder le pays. j> Un bateau a vapeur part tous les matins de Copen-