Nom norvégien des raquettes. (Note du traducteur
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avec ces raquettes, et, ainsi armés, peuvent avancer rapidement alors que d'autres chevaux rie pourraient bouger*.
Les raquettes ne rendent pas autant de services que les ski, surtout à un habile patineur. J'en emportai cependant, afin de faciliter sur les pentes rapides notre marche avec les traîneaux lourdement chargés. Plusieurs d'entre nous employèrent avec avantage les raquettes canadiennes. Un de nos compagnons ne put au contraire jamais s'en servir. Une certaine habitude est nécessaire pour pouvoir marcher avec ces engins. Les tryger norvégiens ont l'inconvénient d'enfoncer plus profondément dans la neige molle que les stwieshoes (raquettes canadiennes).
Pendant notre traversée de l'inlandsis, peu de temps après avoir chaussé les raquettes, nous prîmes les ski et reconnûmes bientôt l'avantage qu'ils donnaient même pour gravir des pentes.
Par les temps doux, la neige forme des paquets sous les patins lorsqu'ils ne sont point recouverts de peau; en pareils cas, les raquettes sont préférables aux ski. Les tryger ont en outre l'avantage d'être plus légers que les patins.
Pour débarquer sur la côte du Grônland nous avions besoin d'une embarcation tout à la fois légère, pour qu'elle put être halée facile-
COCPE DE .NOTRE EMDARCATKtN.
ment sur la banquise, et solide, pour pouvoir supporter les chocs dans ce trajet. Je confiai à M. Hansen, directeur du chantier de Kristiania, le soin de construire un canot réunissant ces qualités.
1. Quatre cents ans avant Jésus-Christ, les habitants des montagnes de l'Arménie avaient, croyons-nous, l'habitude d'attacher des raquettes ou quelque chose d'analogue aux pieds de leurs chevaux pour les empêcher d'enfoncer dans la neige. (Xénophon, Anabase, V, 5.)
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Noire bateau était long de 5 m. 96. Sa plu*- grande largeur était de I ni. 88 et sa profondeur de 60 centimètres.
La coque était garnit1 de deux patins en boi^ de pin, placés de chaque côté de la quille et destinés à protéger l'embarcation pendant le traînage sur la banquise. L'expérience nous a prouvé l'inutilité de ces appendices; en cas de pression des glaces, ces patins peuvent être arrachés et endommager par suite la coque.
Le canot était solide et en même temps élastique lorsqu'il était pressé par les glaces. Il est préférable que l'embarcation n'ait qu'une seule coque : en cas d'avarie les réparations sont faciles à opérer. D'autre part, entre l'intervalle des deux coques l'eau pénètre toujours, ce qui alourdit le bateau.
Dans les expéditions arctiques, le sac de couchage est un effet d'équipement très important. 11 doit être tout à la fois léger et chaud. Certains voyageurs l'ont fait confectionner en laine, d'autres en peau, l.a laine laissant passer la transpiration, en cas de grand froid il y a moins de produits de condensation dans un sac fait de ce tissu «pie dans un sac en peau. La laine a. par contre, l'inconvénient d'être lourde et moins chaude que les pelleteries. Je songeai d'abord à employer des sacs en laine, mais je me rendis bientôt compte delà faible protection qu'ils nous donneraient contre le froid. Si nous en avions emporté, nous serions probablement tous morts sur l'inlandsis.
Après mûres réflexions, je fis choix de la peau de renne pour la confection de nos sacs de couchage, .le ne pus, à mon grand regret, me procurer de la fourrure d'hiver de faon, particulièrement chaude et légère, et dus faire exécuter nos lits avec des peaux de femelles, qui sont beaucoup plus lourdes.
La peau de renne s'use rapidement et perd ses poils m elle est mouillée. Celle du chien est plus solide, mais pas aussi chaude. La peau du loup est excellente, mais très coûteuse.
La fourrure de nos sacs tint parfaitement pendant tout le voyage et durant l'hiver que nous passâmes sur la côte occidentale. Les peaux avaient été soigneusement préparées par le fourreur Brandi, de Bergen.
Nous avions deux sacs de couchage pouvant contenir chacun trois
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hommes. Il aurait été certainement préférable de n'en avoir qu'un seul pour toute la caravane, mais si le traîneau qui le portait était tombé ilaus quelque crevasse, notre position serait devenue 1res critique. Avec deux sacs, pareille éventualité n'étail [tas à craindre : si nous en perdions un, quatre hommes pouvaient prendre place dans celui qui restait, et nous aurions dormi à tour de rôle.
L'ouverture des sacs était munie d'une sorte de capuchon pouvant se fermer à l'aide de deux courroies. Tant que la température ne fut pas très rigoureuse, nous laissâmes la fermeture entre-bàillée ;