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vii'on quatre atmosphères; pour la supporter, ce phoque doit avoir de lions poumons. Comme exemple de sa force je citerai ce fait qu'il peut sauter d'un seul bond de la surface de la mer sur un glaçon haut de 0 à 8 pieds au-dessus de l'eau.
Le stemmatope est une espèce de liante nier. Il ne recherche pas, comme d'autres espèces, le voisinage des côtes, et suit la banquise dans ses déplacements. On le trouve dans tout l'océan Glacial, entre le Spitzberg, le Labrador et la haie de Baffin. Il ne dépasse pas, je crois, vers l'est, le Spitzberg; en tout cas il ne se rencontre pas à la Nouvelle-Zemble.
Le slemmatrope mitre recherche la société de ses semblables, et chaque année, en troupes plus ou moins nombreuses, entreprend des migrations. Ces phoques abandonnent, à certaines époques, la côte occidentale du Grônland stemmatopes murés, femelle et jedxes.
pour aller on ne sait où. (dessix d'e- WELSEt!' D'ApaÈS raE ESQmssE DE "• w*-l L'hiver ils s'éloignent probablement de la côte pour gagner au large la banquise et y mettre bas en paix à la lin de mars. Un mois plus lard ils reviennent sur la côte occidentale du Grônland, puis s'éloignent de nouveau en juin ou au commencement de juillet et s'établissent sur la banquise. C'est l'époque de la mue; tout le temps de sa durée ils ne vont pas volontiers à l'eau et restent couchés sur les glaçons. Pendant celte période, les stemmatopes mangent peu et deviennent très maigres. Je n'ai pu m'assurer si le stemmatope de la côte orientale du Grônland est le même que celui de la côte ouest, je le crois cependant.
Voici d'intéressants renseignements que m'a donnés un mélis
1. Les stemmatopes de la côte occidentale du Grônland vont probablement s'établir sur la banquise du Labrador. Eu tout cas à celle époque on en capture une grande quantité dans cette région.
grônlandais, Lu ml do Sydprôven, sur les migrations du stemmatope dans le Grônland occidental. Ce phoque se montre sur la côte sudouest généralement en mai, quelquefois à la lin d'avril. A cette époque il parait venir du Nord, du Labrador probablement. Ce qui
prouverait qu'il vient en effet de cette direction, c'est qu'on le rencontre quelque temps auparavant plus au nord sur le littoral du Grônland, par exemple près des colonies de Sukkertoppen, Godtbaab, Frederikshaab. Les troupes les plus nombreuses arrivent de la fin de mai au milieu de juin pour disparaître ensuite du 20 au 25 juin. Vers le 15 juillet le stemmatope reparaît sur la côte sud-ouest pour v rester jusqu'à la lin d'août. 11 est sans doute attiré dans ces parages par la grande banquise qui, après avoir longé la côte orientale, double le cap Farvel. Dans le détroit de Danemark, on rencontre ces phoques en mai ou au commencement de juin. En 1882 j'ai chassé cet amphibie précisémentà cette époque dans celle région. Avant le 2i juin le baleinier sur lequel je me trouvais en avait pris trois à quatre mille. A la fin de juin, après la Saint-Jean, ces animaux se rassemblent en troupes très nombreuses, puis vers le milieu de juillet se dispersent de nouveau. Le 22 juillet j'ai rencontré une masse de slemmatopes sur des glaces, entre le 64e et le 651' degré de latitude ouest, au large de la côle orientale. (Voir plus loin, chapitre îx.)
Voici, à mon avis, l'itinéraire probable suivi par ces phoques. Après la naissance de leurs petits sur la banquise du Labrador, les slemmatopes remontent vers le nord le long de l'iskant, traversent le détroit de Davis, puis gagnent, dès la lin d'avril, la côte occidentale du Grônland vers la latitude de Sukkertoppen, suivant toute vraisemblance. De là ils longent la côte dans la direction du sud1, doublent ensuite le cap Farvel vers le milieu de juin, et atteignent la banquise du détroit de Danemark, où le gros de leur troupe arrive à la fin de ce mois. Après la mue ils se dirigent de nouveau vers le sud, et au milieu de juillet commencent à paraître sur la côte ouest du Grônland.
1. Ils se tiennent généralement à une certaine distance de la côle. Les chasseurs de
Kangek (localité située [ires de Godlhaab) m'ont raconté qu'ils devaient aller les chercher à plusieurs milles au large.