‹ A travers le monde romainChapitre 21 sur 30 · Duruy, ihid., p · texte numérisé non relu

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nir dans la querelle de leurs voisins. Ils avaient affaire à forte partie.

« Jugurtha, dit. Salluste, pour fléchir la colère du peuple, n'a d'espoir que dans ses trésors et dans la cupidité de la noblesse. Il envoie donc à Rome des ambassadeurs avec beaucoup d'or et d'argent et leur prescrit de combler de présents ses anciens amis, de lui en acquérir de nouveaux, enfin de ne point hésiter à acheter ceux qu'ils trouveraient accessibles. Tout change alors; la haine violente dont il avait été l'objet de la part des grands fait place à leur bienveillance et à leur affection. Gagnés les uns par des présents, les autres par des espérances, ils circonviennent chacun des membres du Sénat pour qu'on n'y prenne point de résolutions trop sévères contre Jugurtha K » En effet, on nomme, pour arranger le différend, une commission d'enquête, qui ira en Afrique partager le pays entre Adherbal et Jugurtha. A la tête est un sénateur, L. Opimius. Jugurtha reçoit les commissaires avec tous les honneurs possibles, les comble de présents : les provinces les plus fertiles et les plus peuplées dans le voisinage delà Maurétanie lui sont adjugées; celles qui par la quantité des ports et des beaux édifices, avaient plus d'apparence que de ressources réelles, sont remises à Adherbal ; car, ainsi que le dit quelque part

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