C. Roussel, Conquête de l'Algérie, H, p. 59 et suiv
DE l'afixioue du NOIÎD 291
pays entreTénèset Orléansville; le maréchal luimême opérait dans la vallée du Chélif. A l'Ouest, de forts détachements allaient dégager les postes un instant bloqués de Bel-Abbès, de Daïa et de Saïda. »
Après avoir ainsi couvert le Tell, Bugeaud songea à poursuivre Abd-el-Kader, qui s'était jeté dans le Sud. Alors commença une véritable chasse à courre, qui rappelle celle que Blaesus donnaà Tacfarinas. «Bedeau à gauche s'avançait par Boghar, La Moricière à droite par Tiaret ; le gouverneur marchait au centre, poussant devant lui une colonne légère de 1.500 hommes. L'émir, manœuvrant avec une incroyable rapidité, apparaît dans la vallée du Chélif, puis court au Sud, fait un crochet vers l'Est et va rejoindre en Kabilie son khalil'a. Mal accueilli, il se met en retraite vers le Sud-Ouest. Il trouva quelque temps un refuge chez les Ouled-Naïl, puis chez les Harrar. Ces tribus ayant fait leur soumission, il gagna les ksours des Ouled-Sidi-Cheikh ; mais abandonné successivementpar ses alliés, il se décida à rentrer au Maroc par Figuig. Bou-Maza avait partagé sa fortune et l'y avait suivi '.» Quelques mois plus tard, tous les deux s'étaient rendus, l'un à Saint-Arnaud, l'autre à La Moricière ; je vous ai raconté plus haut la soumission d'Abdel-Kader.