‹ A travers le monde romainChapitre 29 sur 30 · Cherchel-Tipasa, p · texte numérisé non relu

Cherchel-Tipasa, p

*"2yii LES ROiMAINS ET LA CONQUÊTE

lieux que ce brave homme dut apporter à ses utiles travaux de compilation ; elle nous fait aussi comprendre que ses sujets aient parfois cédé à la tentation de le traiter comme un roi soliveau. »

C'était un amateur éclairé des choses d'art. Il transforma sa capitale loi, qu'il nomma « Caesarea » par déférence pour l'empereur, en une belle cité gréco-romaine ; il y multiplia les somptueux édifices, il la peupla de statues, copies d'œuvres grecques archaïques ou récentes, dont un certain nombre^ retrouvées de nos jours, font l'ornement des musées d'Alger et surtout de Cherchel ; il y apporta même des statues égyptiennes ; il y appela des artistes et des acteurs fameux. La ville connut alors une prospérité qu'elle n'a pas retrouvée, même aux plus beaux temps de la domination romaine.

Ce prince dilettante tenait beaucoup, en même temps, aux marques extérieures de la souveraineté. Sur ses monnaies, il inscrivait son nom, en latin, avec son titre: rex ivba. 11 s'y faisait représenter au droit avec le bandeau royal ou avec une massue et coiffé de la peau de lion d'Hercule. Quand il avait remporté, avec l'aide de Rome, quelque gros succès sur ses turbulents sujets,il mettait une Victoire au revers, et quand le Sénat, pour le remercier de sa vigilance ou pour flatter son amour-propre, lui envoyait des décorations, il en était fier. S'il avait vécu de nos

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