‹ A travers le monde romainChapitre 8 sur 30 · Renel. Z-es Enseignes, p. 73 et suiv · texte numérisé non relu

Renel. Z-es Enseignes, p. 73 et suiv

blême des Sabins; le cheval serait celui des gens d'Albe ; le minotaure celui des Campaniens. Quant à Taigle, on pourrait y voir un emblème sabin qui devint romain quand les deux éléments se fondirent et que l'union se fut faite entre les habitants du Palatin et ceux du Capitole. Qu'on adopte ou non ces conclusions, il reste assuré qu'il exista, durant toute l'époque républicaine, un certain nombre de signa à représentations animales de valeur égale; et ceci dura jusqu'au temps de Marius, où l'aigle prit le pas sur les autres, devenant l'enseigne unique de toute une légion. L'auteur dont j'ai déjà parlé explique ainsi ce changement ' : « A ce moment les signa distinclifs des anciens clans, qui depuis longtemps se sont fondus dans la légion et y ont perdu toute individualité, deviennent inutiles ou plutôt simplement représentatifs de la légion dans son ensemble, tandis que les autres enseignes (introduites depuis peu) répondent respectivement à ses subdivisions tactiques. Mais on n'avait que faire, pour représenter l'unité de la légion, de cinq enseignes animales, d'autant que, depuis longtemps déjà, on ne comprenait plus leur signification, sauf pour ce qui regardait le loup et l'aigle. Aussi lorsqu'une armée romaine entrait en campagne, elle n'emportait que par habitude et par tradition les cinq animaux, aigle, loup, sanglier,

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