VUE LOINTAINE DE CHAH ZINDÙ
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GRANDS MONUMENTS DE SAMARKAND
On parvient à Châh- Zindc en traversant une vaste esplanade située en contre-bas de Biby- Khanitn et servant de marché aux chevaux, bestiaux et fourrages.
Cette esplanade précède un parc dont les arbres encadrent la vue immédiate du grand portail et des dômes d'azur qui s'étagent au-dessus. En face, un palier ombragé invite au repos et à la contemplation de ce délicicieux tableau, qu'animent encore des groupes multicolores de moullah et de pèlerins.
Au seuil du portail (qui serait postérieur à Tamerlan, et qui aurait été bâti par Ouloug-Beg en 14 $4), quelques degrés conduisent à une voûte blanche, au bout de laquelle une grande oriflamme met une ombre verte, comme un rideau drapé. Ici, d'autres moullah, accroupis sur une plate-forme couverte de nattes, attendent les visiteurs et leurs offrandes, tandis qu'en face d'eux une porte latérale communique avec une salle de prières, dans laquelle des derviches tourneurs et hurleurs se livrent, à jours réguliers, à leurs exercices de dévotion.
Au delà de ce passage s'étend en longueur une cour dallée, limitée à gauche par un portique de bois, à droite par la muraille basse de l'enclos, autour duquel sont les cellules des moullah. Au fond, presque en prolongement de l'axe de la voûte, un large escalier, jadis revêtu de marbre, gravit la colline.
Il monte à une seconde voûte ogivale qui ouvre sur une ruelle, resserrée entre des parois de merveilleuses faïences polychromes, d'une fraîcheur et d'un éclat sans pareils.
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