LES MÉDRESSÉS DU RÉGHISTAN
Les larges frontons des trois médressés du Réghistan et les hautes colonnes de leurs minarets sont visibles de tous côtés; soit que, venant du nord, on les aperçoive de la colline à laquelle est adossée la nécropole de Châh-Zindé ; soit que l'on porte ses regards vers la ville indigène, en se plaçant sur un point du plateau de la citadelle située à mi-chemin entre le vieux Samarkand et la ville russe; soit qu'enfin on s'avance sous les ombrages des avenues de la ville russe, en se dirigeant vers la place du Réghistan.
Sur le coin de ciel bleu, encadré par les branches inclinées des grands arbres, les médressés profilent alors, comme un féerique décor de fond, leurs lointaines façades roses.
Plus rapprochées, leurs masses compactes se dressent aussi au bout de cette avenue de Tachkcnt, déjà citée, qui mène au Réghistan et qui, vers le milieu de son parcours de deux kilomètres, franchit, sur un pont, un ravin dont la courbe descend à gauche en large fossé, creusé entre la
citadelle russe et la ville indigène.
La citadelle occupe le même emplacement que celle qui existait aux temps d'Alexandre '■»' et que celle qui fut depuis la forteresse musulmane.
C'est ici qu'en 1868, peu de semaines après l'entrée des Russes à Samarkand , une poignée de soldats se défendit hé-
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