VH PETIT PAYSAN SARTE
lointaines expéditions, se rendre à une quarantaine de kilomètres au sud de Samarkand, au bourg d'Ourgout.
Séparé de la grande plaine irriguée par des terres en partie incultes, et qui donnent un avant-goût des vastes steppes arides (5'1 du Turkcstan, Ourgout est accroché à douze cents mètres de hauteur aux flancs des montagnes du Hazret-Soultan, sur l'autre versant desquelles commence la Boukharie.
CAMPAGNE ET PAYSAGES
On a ici la vue immédiate d'imposants sommets neigeux qui semblent dressés à pic et tout près du spectateur, comme une barrière insurmontable entre les deux contrées.
Ourgout est vanté pour les eaux de ses sources et de son torrent, ainsi que pour les hautes futaies séculaires qui se trouvent dans son voisinage f*-»1.
L'une d'elles, cachée dans un repli de terrain, fait songer aux sous-bois les plus ravissants de nos pays. Les eaux qui jaillissent du flanc de la pente forment une suite de cascatelles et de bassins, qui s'échelonnent sous des ombrages compacts jusque près d'une petite mosquée. Celle-ci sanctifie la futaie et tout ce qu'elle contient, jusqu'aux nombreux poissons qui peuplent les bassins. Les visiteurs et les pèlerins indigènes se garderaient bien d'en pécher un seul, mais se livrent toujours au plaisir prolongé de les nourrir
LES CASCATELLES PRES d'oURCOUT
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