UN SARTE HUMANT DU TABAC EN POUDRE
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UN PAVILLON d'été dans un jardin de khodjent.
sins, que le Sartc mange en abondance pendant l'été. Très frugal de sa nature, il se contente, aux époques des grandes chaleurs, de quelques tranches de melon, de plusieurs galettes de farine et de quelques tasses de thé par jour.
La boisson ordinaire est, en effet, le thé vert (kok-lchaï) importé de Chine.
HABITATIONS ET MŒURS
L'indigène le consomme, en décoction très légère et non sucrée, à n'importe quelle heure de la journée ou du soir, chez lui ou chez des amis, aux bazars ou dans les tchaï-khané.
Du reste, les endroits les plus reculés des oasis, les entrées des mosquées et les abords des sépultures les moins visitées, possèdent toujours de modestes débits autour desquels on trouve à camper sur des plates-formes de terre rapidement transformées, grâce à quelques tapis et coussins, en coins hospitaliers, où les Sartes peuvent se livrer à leur amour de la causerie, et déguster sans hâte leur breuvage favori.
Comme au Maroc, l'usage du café est complètement inconnu. Mais, moins scrupuleux observateurs de la loi islamique que les Musulmans de l'Afrique occidentale, ceux du Turkestan ne sont pas sans aimer à boire du vin nouveau, fait avec le raisin de leurs vignes, et appelé moussallas (*8'. Les habitants du Ferghana ont même la réputation de sacrifier quelquefois avec excès à ce vin capiteux.
Le palao et le mouton ^ sont toujours les plats de résistance des agapes dispendieuses, qui accompagnent invariablement les principales cérémonies domestiques des Sartes, celles de la circoncision et du mariage.
Quant à ces cérémonies elles-mêmes, elles différent sous certains rapports de celles qui se célèbrent chez les autres Musulmans.
II semble, par exemple, que le khatna ou circoncision se fasse au Turkestan plus tard qu'ailleurs, car on a l'habitude d'y soumettre les jeunes Sartes seulement entre leur huitième et leur douzième année. C'est sans doute d'abord parce que, dans les pays tempérés, la puberté est plus tardive que dans les pays chauds, et encore parce que le père de famille, obligé de donner alors des fêtes coûteuses, attend souvent de pouvoir faire une seule cérémonie pour plusieurs de ses fils ensemble.
Un Sarte qui a beaucoup de relations est tenu de régaler de très nombreuses connaissances et, par suite, de faire durer pendant plusieurs journées les réjouissances qu'il offre dans son domicile. Pour ces fêtes, la cour et les terrasses de l'habitation sont garnies de tapis et de vélums,
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