TEXTE
Ne détourne pas ion regard de moi, Car, si tu couvrais tes yeux de ta main. Tout mon amour s'évanouirait.
Où vit-on jamais femme plus belle que toi ? Ne refuse pas la prière de celui qui t'aime, Et qui te demande si peu.
Ne me fais pas tant souffrir et ne brise pas mon cœur,
Car je suis enchaîné à toi et ne puis vivre sans te voir.
Comme un oiseau ma pensée te poursuit toujours,
Mais, toi, tu voltiges ailleurs.
A qui parlerais-je d'amour sinon 1 toi?
A qui dirais- je le chagrin dont mon ime est remplie?
Sur ta route je tourbillonne comme la poussière,
Espérant au moins que tu la fouleras a tes pieds ;
Mais tu ne désires même pas cela 1
Si la terre qui te porte était a moi,
Je ne souhaiterais rien d'autre au monde,
Et le monde lui-même ne compterait plus pour moi.
Verse-moi une coupe de vin pour que j'y noie mon coeur ; De grâce, fais-moi cette aumône
NOTES
Les instruments de musique les plus répandus sont le doutar, longue guitare à deux cordes; la sounailché, clarinette; et le dairadass, tambour plat.
Notons encore que les populations turkes ont toujours eu une inclination marquée pour la musique, le chant et les danses.
(78) Celui qui est chargé de tuer un animal doit l'égorger avec un couteau qui coupe les artères carotides, et il doit dire en même temps : Bismillah (« au nom de Dieu »). C'est ainsi seulement que l'animal peut servir de nourriture conforme à la loi musulmane.
L'auteur est luureux d'adresser ici Texpression de tous ses remerciements à M. E. Drouin, Orientaliste, Secrétaire-Bibliothécaire de la Société Asiatique, à M. O. Houdas, Professeur à l 'École des Langues orientales vivantes, et à M. J. Deniker, Bibliothécaire du Muséum, qui ont bien voulu Taider de leurs obligeants avis pour une partie des notes de cet ouvrage.