I.E DARWINISME OU L’HOMME-SINGE
de tous les peuples, le récit de Moïse confirmé par toutes ces traditions et, particulièrement, par le récit d’Ovide concernant la naissance et les premiers âges du monde.
Le darwinisme est en opposition avec les vraies données de la science moderne, et reçoit les démentis les plus formels des grandes découvertes de ce siècle. Toute la doctrine de Darwin repo& sur la possibilité des générations spontanées. La matière s’organisant elle-même, la vie produite par l'inertie! Quelle contradiction ! quelle absurdité ! Le bon sens et la vraie science protestent par l’organe des Flourens et des Agassiz... Tous les vrais naturalistes proclament qu’à tous ces phénomènes de la nature il n’y a qu’une cause possible : l’intervention de l’esprit. Nul être vivant n’a pu naître spontanément de la matière. Les expériences de .M. Pasteur ont démontré l’impossibilité des générations spontanées. Il faut nécessairement admettre un Créateur.
L’intervention d’une intelligence créatrice nous est révélée par l’ordre admirable de la nature, par la beauté de l’ensemblo et des parties, par l’harmonie et la constance des lois qui gouvernent les astres, qui président à la composition de l’atmosphère et maintiennent l’équilibre des éléments qui la constituent, qui déterminent la structure des corps vivants. En vain, Darwin s’efforce de confondre les lois vitales et les lois physiques, et de faire procéder les premières des secondes. Elles sont dans un antagonisme permanent et ne. peuvent coexister que par l’effet d’une volonté supérieure.
Dire que cette intelligence créatrice c’est le hasard, c’est prétendre qu’une cause aveugle peut produire, en tout et toujours, les mêmes effets qu’une cause infiniment intelligente. Soutenir que c’est la nature, c’est confondre l’effet avec la cause, les lois avec le législateur.
Cette intelligence créatrice, c'est donc celle que Moïse a nommée et dont il a retracé l’œuvre. C’est Dieu.
Le récit de l’antique historien de la création a reçu une confirmation éclatante des découvertes de deux sciences nouvelles, la
A TRAVERS LE XIXe SIÈCLE
géologie et la paléontologie, Le grand Cuvier a su lire les annales primitives de notre globe, écrites dans les couches des terrains qui en recouvrent la surface. Ces annales apportent à l’appui du récit de Moïse un témoignage irréfragable, et réduisent à néant la genèse darwinienne. Cuvier a retrouvé dans ces couches des débris d’espèces disparues, qu’il a su reconstituer, et l’ordre dans lequel elles lui sont apparues correspond à celui des créations successives que présente la génèse biblique .
Si la théorie de Darwin était vraie, on devrait trouver des traces de vie à l’état rudimentaire dans les terrains les plus anciens. II n’y en a pas. La vie n’apparaît que dans les couches les plus récentes et dans des êtres complètement organisés. La paléontologie n’a pas trouvé ces variétés transitoires qui doivent jouer un grand rôle dans le système des transformations successives.
L’histoire naturelle ne dépose pas avec moins de force que la géologie et la paléontologie contre le système de Darwin. Toutes les espèces animales actuellement existantes ont une individualité permanente. Elles se reproduisent telles qu’elles ont toujours été et de la même façon. Il en était ainsi pour les espèces disparues. Ce qu’il y a d’identique dans la structure anatomique de tous les êtres, ne prouve pas qu’ils descendent d’un géniteur commun, mais dénote seulement de la part du Créateur une parfaite unité dp plan.
Par la fixité et l’immutabilité des espèces dans lesquelles les races seules varient, par la difficulté qu’il y a d’obtenir des espèces hybrides, lesquelles ne se reproduisent pas, le règne animal et le règne végétal protestent contre la prétendue loi des transformations successives.
Maintenant, quelle est la place de l’espèce humaine au milieu des autres espèces ? C’est en vain que Darwin veut la faire entrer dans la classe des singes et faire de l’homme un singe perfectionné. Est-il besoin de réfuter cette prétention grotesque? Chaque espèce a sa caractéristique, et la caractéristique de l’homme n’est pas la même que celle du singe. Le principal ca-