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LA VOIX DU NIAGARA

d'elles et redouble de fureur, comme s'il voulait les balayer. Ne pouvant y réussir, il bondit en avant et forme une seconde chute. C’est la cataracte américaine, inférieure en volume à la canadienne, maïs d’un effet non moins saisissant et majestueux.

Le bruit du Niagara a été entendu, dans de certaines conditions atmosphériques, jusqu'à Toronto, ville du Canada, située à près de 7o kilomètres de la cataracte. On l'entend constamment à une distance de 30 kilomètres.

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ses ordres un petit détachement de troupes régulières auxquelles s'étaient joints PONT SUSPENDU. des Indiens alliés, il fut une nuit réveillé en sursaut par une sentinelle qui affirmait avoir entendu le bruit du canon dans le lointain. L'officier écouta, et entendit en effet très distinctement ce qu'il prit pour les roulements prolongés de grosses pièces d'artillerie. Aussitôt l'alarme fut donnée ; on battit le rappel, et les hommes reçurent ordre d'être prêts à partir dans le plus bref délai, afin de se porter vers le lieu . du combat. Mais un vieux chef indien, se couchant sur le sol et appuyant son oreille contre terre, écouta à son tour; puis, regardant avec dédain ses amis blancs, il leur dit : “ Ce n'est rien. C'est la voix du Niagara.” Le vieux chef avait raison: on était à environ 28 kilomètres de la cataracte.

Ce n’est qu'en passant au-dessous des chutes qu'on peut se faire une idée de leur force et de leur volume. Enveloppés dans des manteaux de toile cirée, nous descendons un escalier fort raide, renfermé dans une cage de charpente et fixé au roc par des crampons de fer. Le tumulte des éléments fait vaciller la frêle planche qui est sous nos pieds. Des rafales glacées et

chargées de vapeurs humides, pénètrent par les ouvertures de la cage.

DE CHICAGO ACINTAGAREA.

Quand on arrive à la dernière marche MEONMMNE respire qu'avec peine, non seulement parce que l'écume vous remplit la bouche, les eux tete farines, «Mais à cause de l'extrême densité: de’ l'air.

Peu de personnes vont plus loin; toutefois, je voulus m'avancer jusqu'aux dernières limites, sur les galets vaseux.

Bientot me trouvai à couvert sous un rocher faisant saillie, et devant moi tombait, avec une force redoutable et Mune rapidité vertigineuse, un torrent colossal et impétueux. Des milliers de jets d'eau, ressemblant à une pluie de fusées étincelantes, se détachaientiwde. ‘la masse liquide en jJétsMeéparés, FranSmmparele froid, aveuglé par l'écume, assourdi par le bruit, je ne pus observer,

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