LE TOURBILLON
comme je l'aurais voulu, les détails de cette scène merveilleuse ; mais le souvenir de l’ensemble restera gravé dans ma mémoire comme celui d'un des spectacles les plus émouvants et les plus grandioses que l'œil humain puisse contempler.
Le Zourbillon impressionne presque autant le voyageur que les chutes elles-mêmes. J'ai déjà dit que la masse d’eau qui lfanenitala cataracte ne se con.
fond point avec le courant supérieur, mais forme, à une ‘certaine profondeur, un second courant,
que remonter à lamsurface
qu'après un cours de deux ou trois Kilomettes® Lenlite de: la rivière se rétrécit considérablement en cet endroit, puis tourne brusquement. Il en résulte un gouffre épouvantable, un véritable Maëlstrom, où l'eau se précipite en tournoyant avec une extrême violence, et qui lance dans les airs des vagues furieuses à une hauteur de 12 HP DDIede
Le premier Européen qui visita les chutes du Niagara fut le célèbre navigateur français, lécquestCattien (1535) uret:.le premier dessin que nous en ayons est du Père Hennepin, missionnaire de l’ordre de saint François, qui, ‘vers le milieu du xvrI° siècle, entreprit un voyage d'exploration dans la région des Ars Se Son/ dessine est Surtout précieux parce quil prouve, ce dont la science ne doute plus
aujourd'hui, que la forme de la
DE CHICAGO AU NIAGARA
cataracte a dû subir des altérations et qu'elle en subit encore tous les jours. Même les roches les plus dures et les plus homogènes ne résisteraient pas à la pression incessante d’une masse d’eau aussi énorme que celle du Niagara, et au contact des cailloux qu’il entraine avec lui. Or, la formation géologique de la cataracte se compose en partie de schiste et en partie de calcaire. Le premier, quoique ne se délayant jamais dans l’eau, est sujet, on le sait, à se diviser en feuillets minces et planes; le second est toujours plus ou moins