PUIR EXALTER LES DOYENNES DU PERSIL
. Viennent les marguillicrs jierrerx.
IjCs bedeaux porteurs <ie caiilcres.
Les givs messieurs chargés d'Iiiver'i .'
Je couronnerai d'œnotlicres, 1 Itc lilas et de myrihes verts
Toute la chambre des notaires .' § h. T.
>ifÀy2Kiii3 ma nielles où nos bisaïeux se sont plu -LK^I lialloUcnt, à présent, de manière fantasque. I.c liriiiu- roui;o sur leurs crânes vermoulus, Leurs crânes pareils à des ris de veau boullus, luipriuie tels nia^inias qu'où ne rincera plus.
Leurs museaux d'ichueumon, de pieuvre, de larasque
Bàilleul : ainsi le Irou punais de l'Actiéron.
Voici les dents d'émail sur le chichoL marron!
El les robes couleur d'enfanls, rose ou cilroa :
Car ces dames, ayant braguettes soulagées,
De fastueux chichis pavoisent leur giron :
Loj aux vieilles putains d'ans et d'honneurs chargées!
En laveur des meschins pauvres et résolus,
Leur générosité vénérienne casque.
Ignorant, comme il sied, Malle-Brun ou Reclus,
Le muletier avec force auvergnats poilus
Affronte de grand cœur ces palus el ces glus
Fétides, nonobstant les huiles bergamasques.
, Est-il bardeau, mulet, viédaze, aliboron,
Pour oser en tel lieu risquer un paturon ?)
Elles défaillent avec les cris de Baron
Au seul aspect des gcnitoircs insurgées,
Et monsieur Deschancl à les servir est prompt :
Los aux vieilles putains d'ans el d'honneurs chargées !
62 A TRAVERS LES CROIINS
Clamons : « lopieanJ » En des bouquins peu luj,
Carmen Sylva, la Ratazzi qui semble un masque
Japonais et l'antique Mab ans seins velus
Des petits jeunes gens quémandent les saints.
— 0, sous vos cheveux bruns, Lafayettc et Caylus ! -
Sans parvenir jamais à la dernière frasque,
Elles bouillonnent, tel un magique chaudron,
Cependant qu'imbibé de fards et de goudron,
Loti, cagneux mais beau, darde son éperon
Pour l'ébaltemenl des vétustés Lalagécs
Et présente frère Yve à leur décaméron.
Los aux vieilles putains d'ans et d'honneurs chargées
L'arbre caduc, jetez les rameaux et le tronc !
Prince, beau tourmenteur, Ezzelin ou Néron,
Coiiïc ton casque d'or, atteste le héron
Et (]ue, grand'nières par tes ordres fustigées.
Elles payent enfin leur obole à Caron,
Ces antiques putains d'ans et d'honneurs chargée