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POUR MAGNIFIER LE « CERVEAU-CHEF

5r.\e3t Lafleur, Labranche ou Lajeunesse, Et Laverdurc, el Poilaunez, et Bec, |

Et Jean Rameau vanté pour sa finesse, Et le cafard, el le snob, et le grec. Suivent Barrèj-psychopompe, leur cheik.

Tous, à l'envi, pour humer la gadoue Et récolter da pognon dans la boue.

Citent Hegel, avec des mots pédants ; Mais lui. poussif, bientôt cane et s'enroue : C'c3t un requin avec de fausses dents.

A TllVVF.RS l.rs GROUINS

Il enviait, au temps de sa jeunesse, Les margotons et ceux qui font avec.

Son estomac, qu'emplit le lait d'ànessc. Dégobillait cervoise et jerez sec.

Venus lui fut gccéreusc en échec.

N'ombra jamais sa lèvre ni sa joue Le poil follet dont Muselle s'engoue.

Mais la Boulange, enuni ses claquedents, Le vit monter « en esquivant la roue » : C'est un requin avec de fausses dents.

Les électeurs, de Port-Vendre à Gonessc, Fidèlement reconduisent son breack.

Lourdauds impurs I Faut-il qu'on méconnaisse Goelhe et Morny panachés de Gobseck, Barrés enfin, tribun, daiidic ou mec.

Son avaloire, où le chicot se joue, Laijse fillrer une adorable moue, Et, comme il fut nanli d'inslincts prudents. Au milieu des Hamollots, il s'ébroue :

C'est un requin avec de fausses dents.

Napoléon 1 Bandit qu'un pleutre loue, Vois ! Erynnis Ion phantasme dévoue A ce Banès, frère des Peladans :

El l'histrion sur ta peau fait la roue ! C'est un requ-n avec de fausses dents.

(DP

08 A TBAVEIt.'; LES UROLINS

vTA^E- oleriPurs de la Meurthc et de la MospUe

jr^^35) '-uré*- pii'aiit>, boufL-crtis au\ gaiils de filoii^ll.',

Mastroquels, tenanciers de lupanars aussi,

Les électeurs de Toul, de Briey, de Nancy,

Marguilliers sur leurs baoes et maçons dans leurs lo?C5,

Se désopilent à déraciner les Vosges.

Car, tandis que Driimont, en Alger, fait florès,

La ^foire, le Destin, l'Anankè sur Barrés

Exercent des rigueurs à nulle autre pareilles.

En vain il rebattit sans pudeur nos oreilles De la Lorraine (cet Auvergnat!/ du drapeau Et de Hegt.-l, les élect^-urs disent : c La peau I >

0 comble de misère ! 0 douleur forcenée I Pendant quatre ans encor, nous verrons des Jounicei Parlementaires et les articles mordants Où l'intelleclucl aux mâchoires sans dents E\hale, cha()ue soir, âme de griefs pleine, Sa rancune • t le faeuenas de son baleine.

ijui pourrail cependant représenter l'émoi Dont renâcle, en ce jour, le pontife du Moi ? Avoir léché le... dos clérical de Boiïdeffre, (^Rcisland demanderait une autre rime en effre) Avoir gueulé, tel un pulois, contre Zola, Etre la crème des pleutres, et rester là ! Cnssagiiac de qui les grand'mères, par la queue Se suspendaient aux cocoliers des forêts bleues, (;a34agiiac, le babouin de Gascogne, est élu, Et Millevoye, et Déroulède qui n'a lu, Tant son àme est par le chauvinisme rouiliée, Ni Schopenhauër, ni les bouquins de Fouillée!

Ainsi Barrés, dont le suffrage universel Goûte modérément le dandyme et le ; el. Récrimine. Un mégot à parfum de lessive, Un Soutados puant lui gratte la gencive. Il prodigue aux cochers de fiacre les saints

Et l'épicier du coin ne le reconnaît plus !

60 A TRAVERS LES OROUfNS

BALLADE

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