CHANT ROYAL DE LA MANSUETUDE ECCLÉSIASTIQUE
Ecclesia abhorret a saitqiihie —
^>VA/*<FiN que mieux soit sa bonté connue, ^^^^ Je veux, Seigneur, sur un rythme ancien, Chanter l'Épouse, à ton cœur, bien venue Que, pour le carme et le sulpicien, Nabi Schlêmô, paillard magicien Prophétisa dans les points et cédille De son Cantique. Elle est douce, godille Comme un beau lys par l'aube caressé ; Onque le sang ne rougit sa mandillc :
La Sainte Eglise abhorre au sang vcrjc.
6V A TRAVERS LES GROCINS
Pourtant il sied que Ferveur mainlcouc
Avec l'athée ou le pyrhonnien
De Belzébuth, emplisse la cornue.
Epoussctons juif et luthérien ;
Que l'indévot paie et ne ^'arde rien 1
C'est pour très cher qu'on pend, (|u'on e.isorillr,
Que le troupeau sustente qui l'étrille.
Nous n'avons pas renié le passé.
Vois! Dans Montjuicli, dans Cuba, dans Manille
La Sainte Eglise abhorre au sang versé.
Père Didon, ta voix fra])pe la nue El Rochefort te vante à Possien :
L'autudafé par vos soins continue.
Ténor pieux, cher au béotien, -Meyrr l'approuve et Jamonl le fait sien. Pour toi, Guérin frapi)C, Thiébaud nasille A nous, soldats! tpi'on brûle, qu'on fusille Tout scélérat, suspect d'avoir pensé, (Jue dans l'ivraie, on plante une faucille ! La Sainte Eglise abhorre au sang versé.