‹ A travers les motsChapitre 37 sur 59 · LES FÊTES · texte numérisé non relu

LES FÊTES

Outre les solennités hebdomadaires du dimanche, l'Église célèbre plusieurs fêtes dont les unes arrivent chaque année à jours fixes, dont les autres avancent ou reculent, selon que le jour de Pâques tombe en mars ou en avril. Les Variations de ces dernières les a fait appeler fêtes mobiles, par opposition aux autres, qui sont alors les fêtes immobiles.

Les fêtes mobiles sont : les Gendres, la Passion, les Rameaux, Pâques, les Rogations, I'Ascension, la Pentecôte, la Trinité et la Fête-Dieu. Ce sont celles qui gravitent, si je puis dire, autour du grand

vGooQle

jour de Pâques, et qui dépendent de l'époque à laquelle ce jour est fixé.

Les fêtes immobiles sont : La Circoncision (1" janvier), TÉpiphanie (6 janvier), la Puwfication (2 février), r Annonciation (25 mars), la Visitation (2 juillet), TAssoMPTioN (15 août), la Nativité (8 septembre), la Toussaint (!«' novembre), la Goncephon (8 décembre), et Noël (25 décembre).

Passons en revue ces divers jours de fête en suivant l'ordre qu'ils occupent dans le calendrier.

Circoncision (de circumcidere , formé de circum, autour, et cœdere, couper). C'est le jour où Ton imposa à Notre-Seigneur le nom de Jésus, pour marquer qu'il sauverait le monde {Jésus vient de l'hébreu Joshua, aide de Jéhovah ou sauveur).

Le premier jour de Tannée n'est pas seulement une fête religieuse, c'est aussi le grand jour des étvennes. Que la pensée soit venue, dès l'origine des sociétés, de se donner réciproquement, le jour où s'ouvre une année nouvelle, des témoignages affectueux et des cadeaux, rien ne semble plus naturel ni mieux inspiré, et l'on comprend que cet usage ait existé déjà chez les Grecs, les Égyptiens et les Romains : on se souhaitait la bonne année en s'offrant des figues sèches, des dattes et des rayons de miel, comme emblèmes de la douceur des auspices sous lesquels Tannée devait commencer son cours. Donc ce qui ap-

vGooQle

LB CALBNDRIBR. 213

pelle ici une explication, ce n'est pas la chose en elle-même, c'est le nom qu'elle a reçu : pourquoi ces cadeaux du premier jour de Tan se nommentils des étrennesf Je pourrais me borner à dire qa'étrenne vient du latin strena, qui avait même signification; mais il y a sur ce mot une histoire très-accréditée que je n*ai pas le droit de passer sous silence. Elle remonte tout simplement à la fondation de Rome. — Tatius, qui régna conjointement avec Romulus après l'héroïque mouvement des Sabines, aurait cueilli ou reçu comme bon augure des branches coupées au renouvellement de Tannée dans un bois consacré à la déesse Strenia. De là serait venue la coutume à Rome de se faire des présents au commencement de chaque année, et de là surtout serait venu le nom donné à ces présents : Stren, d'où nous avons fait étrenne, en l'honneur de la déesse Strenia. — C'est à cette antique tradition que M. Viennet fait allusion dans son Épître sur le premier jour de Van :

Nous savons que des chênes épais

Couvraient du Cœlius les agrestes sommets; Que Rome à 5/rewta consacrait ces retraites ; Qu'un jour où de Janus ils célébraient les fêtes, Des Sabins, dans ce bois cueillant quelques rameaux, Vinrent à Tatius présenter ces cadeaux ;

vGooQle

Et ce prince, y voyant un fortuné présage, Voulut à l'avenir en prescrire Tusage.

Chez les Gaulois qui, les premiers, ont suivi Pexemple des Sabins, les étrennes des druides étaient du gui de chône ; de là l'exclamation proyerbiale : au gui Tan new/"/ c'est-à-dire venez chercher du gui, l'année commence, se renouvelle ; c'est au cri de guilaneu, guilanleu (contraction et corruption de au gui l'an neuf) que les prêtres du sacré collège des druides annonçaient en chantant Tannée nouvelle. On faisait alors en grande pompe la cueillette du gui sacré, de ce rameau des spectres, qui préservait de tout maléfice.

Epiphanie (en grec épiphaneia, apparition, — de épi, sur, et phainein, faire briller). — Fête de la manifestation de Jésus aux Gentils. Le mot fait allusion à l'étoile qui apparut aux rois mages et les guida vers Jésus lorsqu'ils vinrent l'adorer et lui apporter des présents.

Les rois, à leur tour, ont laissé leur nom à notre fête de famille. L'usage s'était établi dans plusieurs églises d'élire parmi les chanoines . celui qui devait officier le jour de TÉpiphanie. On l'appelait roi, parce qu'il tenait la place du roi des rois, et recevait, au moment de l'évangile, les adorations de trois chanoines représentant les rois mages. Les familles, par imitation.

vGooQle

eurent aussi, ce jour-là, un roi qui fut désigné par la fève de ce fameux gâteau dont on réserve toujours une part au bon Dieu.

(c Les cœurs simples ne se rappellent pas sans attendrissement ces heures d'épanchements où les familles se réunissaient autour des gâteaux qui retraçaient les présents des mages. L'aïeul>, retiré pendant le reste de Tannée au fond de son appartement, reparaissait dans ce jour comme la divinité du foyer paternel. Ses petits-enfants, qui depuis longtemps ne rêvaient que la fête attendue, entouraient ses genoux et le rajeunissaient de leur jeunesse. Les fronts respiraient la gaieté, les cœurs étaient épanouis ; la table du festin était merveilleusement décorée, et chacun prenait un vêtement nouveau. Au choc des verres, aux éclats de la joie, on tirait au sort ces royautés qui ne coûtaient ni soucis ni larmes; on se passait ces sceptres qui ne pesaient point dans la main de celui qui les portait... Ces scènes se répétaient dans toute la chrétienté, depuis le palais jusqu'à la chaumièi'e ; il n'y avait pas de laboureur qui ne trouvât moyen d'accomplir, ce jour là, le souhait du Béarnais ». (Chateaubriand. — Génie du Christianisme K)

1. Ceux qui n'ont vx)ulu voir dans la fête des Rois qn*un souvenir des Saturnales ont mis la prose là où Chateaubriand a mis sa douce poésie. Les Rois, au lieu d*ètre l'occasion d'une

vGooQle

De combien de madrigaux la fête des rois n'at-elle pas été le prétexte I Comment donner le sceptre à une jolie personne sans adresser tout aussitôt à cette reine d'un jour quelque joli compliment ?

Églé, je te fais souveraine.

Au sort, je dois ma royauté ;

Tu dois la tienne à ta beauté :

Le destin m'a fait roi, Tamour seul te feit reine.

Demain je ne serai plus roi,

Demain tu seras toujours belle.

Amour! fais que, demain, elle fasse pour moi

Ce qu'aujourd'hui je fais pour elle.

Les Rois ont fourni matière aussi à nombre de plaisanteries. J'en citerai un exemple. Le jour

bonne réunion de famille, sont le prétexte « d'une infinité de débauches de bouche. Voici comment on racontait, au xvie siècle, le repas du gâteau. « Celui qui est le maître du banquet a un grand gâteau, dans lequel il y a une fève cachée; gâteau, dis-je, que l'on coupe en autant de parts qu*il y a de gens conviés au festin. Cela fait, on met un petit enfant sous la table, lequel le maître interroge sous le nom de Phébé, comme si ce fut un qui, en l'innocence de son âge, . représentât une forme d'oracle d'Apollon. A cet interrogatoire, l'enfant répond d'un mot latin Domine, Sur cela, le maître l'adjure de dire à qui il distribuera la portion de gâteau qu'il tient en sa main. L'enfant le nomme ainsi qu'il lui tombe en la pensée, sans acception de la dignité des personnes, jusqu'à ce que la part est donnée à celui où est la fève ; et par ee moyen il est réputé roi de la compagnie, encore qu'il fût le moindre en autorité. »

vGoOQle

de la première représentation du Miihridate de La Calprenède se trouva être le jour des Rois. A cette époque (1635), les mauvais plaisants du parterre prenaient des libertés qu'ils n'ont plus aujourd'hui. Au moment où Mithridate avale le poison, Tun d'eux cria : « Le roi boit I le roi boit!» L'hilarité gagna les acteurs eux-mêmes, et la pièce, très-compromise déjà , acheva de tomber.

La. fève traditionnelle est la voix du sort, mais elle rappelle aussi l'élection, car elle nous vient de Grèce, où les suffrages se donnaient, aux élections et aux jugements, avec des fèves noires et blanches. — L'usage des fèves dans l'élection des magistrats d'Athènes fut l'origine de ce précepte de Pythagore : a fabis abstine, ne vous mêlez pas des affaires de l'État. Plus tard, on a pris ce précepte à la lettre, et les disciples ont admis qu'il leur était rigoureusement prescrit de s'absianir de fèves. On raconte même à ce propos une liistoire imaginée sans doute pour prouver qu'ans femme peut garder un secret. La loi fondameu laie des pythagoriciens était de ne jamais révéler aux profanes les secrets de leur doctrine. Le tyiaa Denis, curieux de connaître la cause de l'horreur qu'ils avaient pour les fèves, voulut l'apprendre de Mullias et de sa femme Timycha. Le couple pythagoricien résista; et de peur que les touimeuis

yGoo^k

tl8 A TRAVkRS les mots.

ne la forçassent à parler, Timycha se coupa la langue avec ses dents et la cracha au visage du tyran.

PuaiFicATioN (du latin purîficare, purifier). — Fête instituée en mémoire du jour où la sainte Vierge vint au temple, le quarantième jour après la naissance de Notre-Seigneur, offrir à Dieu Tenfant Jésus, par les mains de saint Siméon, et présenter, pour sa purification, deux tourterelles et deux pigeons ; obéissant ainsi, elle qui était sans tache, à la loi de Moïse, comme toutes les autres femmes.

Cette fête s'appelle aussi la Chandeleur, à cause des cierges que portent et font bénir les assistants, le jour de la célébration.

Cendres. — Pour rappeler aux fidèles qu'ils ne sont que poussière et redeviendront poussière, le prêtre leur marque le front en signe de croix, le premier jour du carême, avec une cendre faite de rameaux bénits ou de linges qui ont servi à Tautel. Souviens-toi, dit-il à chacun, que tu n'es que poussière : mémento, homo, quia pulvis es.

Annonciation. — Fête instituée en mémoire

du message de l'ange Gabriel à la Vierge Marie

pour lui annoncer le mystère de Tlncarnation.

Passion (du latin pati, souffrir). — Dimanche

qui ouvre la semaine dans laquelle l'Église corn-

vGooqIc

mence à faire roffice de la passion de Notre- Seigneur.

C'est sous le nom de Passion que se désignait autrefois tout le carême. Cette dénomination était préférable au mot carême qui n'éveille d'autre idée que celle des quarante jours de sa durée. Dans l'Église latine, le carême ne commençait que le dimanche de la sixième semaine avant Pâques; mais au ix« siècle, on fit commencer le carême dès le mercredi des Cendres, pour imiter plus précisément le jeûne de quarante jours que Jésus-Christ souffrit au désert : il y eut bien ainsi dans le carême, déduction faite des six dimanches, quarante jours d'abstinence.

Rameaux. — « Une foule de gens étendaient leurs vêlements sur son passage, d'autres coupaient des branches d'arbres et en jonchaient le chemin. Ceux qui allaient devant et ceux qui suivaient criaient : Hosanna au plus haut des cieux. » (Évangile selon saint Matthieu, chapî* tre XXI.) C'est pour rappeler cette entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem que la fête des Rameaux bénits a été instituée. Le dimanche des Rameaux est aussi appelé Pâques fleuries et dimanche des palmes.

VfcNDREDi SAINT. — Jour de la mort de Jésus- Christ. L'Église le consacre à la pénitence et au

jeûne en mémoire de la passion de Notre-Seigneur.

Pâques (de l'hébreu pascha, qui signifie passage).

— L'ange exterminateur qui tua les premiers-nés des hommes et des bêtes entra dans toutes les maisons des Égyptiens, eipassa, sawfa les maisons des Israélites qui, ainsi, furent épargnés. C'est pour remercier Dieu de ce bienfait que les Juifs instituèrent cette fête, et l'appelèrent passage. — C'est aussi le jour de Pâques que les Juifs mangeaient l'agneau pascal, en mémoire de la sortie d'Egypte. Chaque famille devait ce jour-là immoler un agneau et un chevreau de Tannée, et le manger debout, en habit de voyageur, avec des pains azymes (sans levain) et des laitues sauvages. En même temps on teignait de sang le seuil de la porte. Ces cérémonies rappelaient les événements qui avaient eu lieu la nuit où les Juifs avaient quitté TÉgypte, leur repas précipité à rinstant du départ, et les précautions qu'ils avaient prises pour écarter l'ange exterminateur.

Les chrétiens célèbrent solennellement le jour de Pâques en mémoire de la résurrection de Jésus-Christ et du.repas qu'il fit avec ses apôtres.

— Pâques est, dans l'Église catholique, la fête par excellence. Aussi l'usage s'était-il introduit de prendre ce mot dans le sens général de fête : on appelait la grande pâque le jour de la Résurrec-

vGooQle

tiou; la pâque de laNalivité, le jour de Noël; la fête de la Pentecôte s'appelait pascha rosea, parce qu'elle venait au temps des roses. Il y avait ainsi plusieurs pâques, et c'est à cette circonstance sans doute qu'il faut attribuer la marque du pluriel que le mot pâques a conservée parmi nous.

Dans le concile de Nicée tenu l'an 315, la fête de Pâques a été fixée pour les chrétiens au dimanche qui suit la première lune d'après réquinoxe de printemps. 11 résulte de là qu'elle ne peut pas tomber plus tôt que le 22 mars, ni plus. tard que le 25 avril, et qu'elle roule nécessairement dans un intervalle de trente-quatre jours *.

Je l'ai dit, c'est d'après cette fête, dont l'époque varie chaque année, que sont fixées toutes les autres fêtes mobiles, lesquelles gardent toujours les mêmes positions respectives à regard du jour de Pâques.

Rogations (du latin rogare, demander, prier). Prières et processions publiques que l'Église fait pour les biens de la terre pendant les trois jours qui précèdent la fête de l'Ascension. Cette céré-

1. La fête de P&ques est arrivée le 22 mars en 1598^ 1693 et 1818, et elle arrivera ce môme jour en 2285, 2437 et 2505; — elle est tombée le 25 avril en 1546, 1666, 1734, — et il en sera de même en 1886, 1943, 2038 et 2190.

vGoOQle

^.-^."^-r^tr.

monie est imitée de l'antiquité; elle répond auï prières et aux sacrifices que faisaient les Romains en parcourant la campagne.

Ascension (du mot latin ascendere, monter). — Élévation miraculeuse de Jésus-Christ. Fête célébrée quarante jours après Pâques.

Pentecôte (cinquantième). — Fête établie en commémoration de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, et qu'on célèbre cinquante jours après Pâques.

Les Juifs avaient aussi une fête appelée Pentecôte ou cinquantième, qu'ils célébraient en mémoire de la Loi donnée à Moïse cinquante jours après la sortie d'Egypte.

Trinité. — Cette fête se célèbre le premier dimanche qui suit la Pentecôte, en l'honneur de la sainte Trinité. Elle fut instituée dans le XIV» siècle.

Fête-Dieu. — Fête consacrée au mystère de la présence réelle dans Teucharistie. Elle fut établie par Urbain IV en 1264, et se célèbre le jeudi qui suit le dimanche de la Trinité.

Assomption (du latin assumere, qui a le sens de notre verbe assumer, prendre pour soi, adopter). — Enlèvement miraculeux de la sainte Vierge au ciel.

Toussaint. — Fête en l'honneur de tous les saints, instituée en 835 par le pape Grégoire IV,

vGooQle

LB CALBNDRIBR. 223

— On a dit d'abord la feste tous sains, puis la tous sains, puis enfin la Toussaint, en faisant disparaître à tort la forme plurielle qu'aurait dû conserver le mot saùits.

Noël. — Fête de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ. D'oà yient ce mot? Les uns disent de Emmanuel, en hébreu Immanuel, composé de Im (avec), nu (nous) et el (Dieu) : — Dieu avec nous. — Les autres, et c'est le plus grand nombre, le font descendre du latin natalis, naissance. D'autres enfin pensent que ce mot ne vient ni de l'hébreu ni du latin, et qu'il s'est formé d'un mot de notre langue, nouve/, dont il est une contraction. Il est vrai qu'autrefois, aux événements heureux, on criait No'èl! No'él! pour dire : la bonne, la joyeuse nouvelle!

A ces particularités il faut ajouter, pour compléter les détails de notre calendrier, les Quatre- Temps, jours (mercredi, vendredi et samedi) oà l'Église ordonne de jeûner en chacune des quatre saisons de l'année, et oà les évéques ont coutume de faire les ordinations; — et enfin les vigiles, veilles de certaines grandes fêtes, telles que Noël, la Toussaint. Ce mot vient du latin vigilare, yeiller, parce qu'autrefois on se préparait dans l'Église aux grandes solennités en chantant, la nuit, les vigiles pendant que les peuples dormaient.

vGooQle

224 A ÎRAVERS LES MOTS.

Les plus anciennes de ces fêtes sont celles de Notl, du Vendredi saint, de la Résurrection, de i'-^seension et de la Pentecôte. Saint Augustin pense qu*elles ont été fondées du temps des apôtres. Les autres ont été successivement établies par l'Église,

vGooQle

De Teau et de la terre, — de la boue, en un mot, — yoilà ce que Ton trouve à l'origine de nos gerames (le nom latin de pierre précieuse est gemma). Les pierres précieuses se composentdes parties les plus dures et les plus fines de la terre limoneuse, et doivent les diverses teintes qui les colorent à des substances métalliques qui, mises en dissolution dans Tintérieur de la terre, sont venues se joindre à la matière encore fluide dont les pierres précieuses sont formées. En se teignant ainsi des sucs métalliques qui leur sont voisins, elles indiquent souvent la nature des métaux qui les ont colorées : si les pierres sont bleues, cela tient au voisinage d'une mine de cobalt ou de cuivre ; si elles sont jaunes, elles le doivent au plomb; si elles sont pourpres, elles le doivent à l'or, etc., etc.

yGoogk

Il y a deux sortes de pierres précieuses : les cristaux et les cailloux.

Par leur valeur autant que leur réelle beauté, les cristaux méritent de prendre place au premier rang ; c'est à eux, du reste, qu'est réservé le nom de pierres préùleuses; les autres se désignent plus spécialement sous le nom de pierr^s^ fmes.

On ne saurait dire absolument que telle pierre soit plus précieuse que telle autre, car tous les échantillons n'ont pas la même valeur : il y a des rubis plus beaux que certains diamants, et des grenats plus durs que l'émeraude; mais en tenant compte d'une manière générale des diverses qualités qui font le prix de chaque espèce, on ne s'éloignera pas trop de la vérité en considérant les cristaux comme classés ainsi par ordre de mérite : le diamanl, le rubis, le saphir, Vémeraude, la topaze, Vaméthyste, le grenat et Vhyacinthe.

Page 1