CHARLES R
A notre féal et aimé, Salut :
Par vos différentes dépêches au vicomte Dorchester depuis que vous êtes arrivé à votre lieu de résidence en cette cour, nous avons particulièrement remarqué les retards qu'on vous a fait éprouver avant de vous présenter d'abord au roi et à ses principaux ministres, ainsi que les manières et le langage dont on s'est servi à votre égard lors de votre première audience. Et de même que nous ne pouvons nous empêcher d'être surpris que vous n'ayez pas été admis plus tôt en la présence du roi sur vos instances réitérées et après la sollicitation d'une audience faite par d'Angier, ainsi, d'un autre côté, nous estimons avoir lieu suffisamment d'être satisfait de la réparation qui vous a été faite par la profession si significative d'amour fraternel et la déclaration d'un ferme propos d'entretenir exactement avec vous des relations amicales, qui vous ont été faites de la bouche même du roi. Quant au bon accueil dont vous avez été l'objet de la part de quelques-uns des ministres de ce roi, et à la réserve que d'autres ont observée avec vous relativement au cardinal de Richelieu, vous avez bien fait de vous conformer à vos instructions, et pour le reste nous devons vous laisser agir avec eux à votre discrétion. Et comme nous voyons par votre conduite que vous n'êtes pas novice dans les ambassades, ainsi, nous n'avons pas besoin de vous donner de nouvelles instructions sur les égards à avoir pour ceux, avec qui vous avez à négocier en cette cour, si ce n'est de continuer comme vous avez bien commencé en ce qui regarde le cérémonial de votre emploi.
Cette dépêche vous en apprendra l'objet essentiel qui est de mettre fin à tous les différends entre les deux couronnes, et d'établir les bases d'une plus ferme amitié que celle des années dernières ; ce n'est pas là une œuvrenouvelle, il ne s'agit en réalité que de renouveler d'anciennes alliances en mettant d'accord les faits avec les promesses.
C'est ce que comportait l'objet principal et le premier article même du dernier traité conclu il y a deux ans, après une rupture malheureuse, et tout ce qu'il comprenait ou ce qu'on pouvait prétendre en vertu de ce traité. a été ponctuellement exécuté de notre part ; sauf seulement ce qui exigeait dans le temps et ce qui exige nécessairement une exécution mutuelle.
Nous avons conformément au traité (comme vous le verrez spécifié dans le troisième article) admis une modification dans la maison de notre digne épouse en augmentant le nombre des ecclésiastiques attachés à sa personne, comme on l'a jugé convenable, de gré à gré, et nous avons fait faire à cette nation diverses restitutions de navires avec leurs chargements d'une très grande valeur sans avoir rien pris ni gardé de ce genre, tandis que la remise était exigée de nous par droit d'arrêt ou de représailles.
La même satisfaction ne nous a pas été donnée non plus qu'à nos sujets sous ce double rapport ; car bien qur:^ le troisième article déjà mentionné requiert expressément la confirmation de tous les articles et stipulations de notre contrat de mariage, en n'exceptant que la particularité relative à la maison de notre chère épouse, objet d'une clause particulière dans ce dernier trc ité, et que la dot soit clairement stipulée et quant au montant et quant à l'époque du paiement dans ces articles et conventions matrimoniales, et que promesse de paiement nous ait été souvent faite en conséquence, spécialement par monsieur de Chasteauneuf, maintenant Garde des Sceaux, lorsqu'il était ici en ambassade, cependant, la moitié n'en est pas encore payée, et non seulement trois riches bâtiments, appartenant à nos sujets, capturés et gardés sans aucune raison légitime ni même l'ombre d'un prétexte, sont encore retenus malgré des demandes réitérées de restitution, mais
aussi il a été pratiqué dans ce pays diverses saisies de draps et de tissus fabriqués en notre royaume, en contradiction directe avec les stipulations et lé traité.
Le^ paiement de la balance de la dot a été depuis promis de rechef à nous de même qu'aux personnes que nous avons employées en cette cour, et par les ministres de ce roi et par l'ambassadeur de France résidant auprès denous ; nous ne pouvons accorder plus de délai pour ce paiement, et nous l'avons en conséquence joint aux autres conditions d'une entière et parfaite réconciliation.
L'ambassadeur français persistant encore dans sa promesse de paiement, désire néanmoins que les affaires en question soient séparées, en se faisant un point d'honneur d'être tenu par un nouveau traité de payer la dette déjà connue par une convention antérieure. Ce à quoi nous avons consenti volontiers parce qu'une formalité ne doit pas interrompre les négociations, mais comme nous sommes plus particulièrement tenu en honneur de faire prudemment des conventions qui, si elles n'ont pas été exécutées auparavant et dans l'ordre des temps, devraient l'être au moins simultanément et effectivement avec des choses d'une grande importance qu'on nous demande d'accomplir, nous ne pouvons nullement consentir à les séparer de façon que l'une pourrait être prescrite et accomplie sans l'autre.
Ce que nous croyons être mis principalement comme condition, sinon comme stipulation pour le paiement de la balance de la dot, est la rétrocession de Québec en Canada, ville prise en vertu d'une commission donnée sous notre grand sceau, pendant la dernière guerre par une compagnie de oos sujets de notre royaume d'Ano-leterre, et l'évacuation de Port Royal, localité limitrophe de la Nouvelle-Angleterre, où une compagnie de nos sujets de notre royaume d'Ecosse était fixée et établie en vertu de la même commission sous le sceau de notre royaume, également donnée pendant la guerre; en conséquence d'une autre antérieurement donnée par le roi, notre père, d'heureuse mémoire.
Il est vrai qu'une de ces villes a été prise et que l'établissement s'est effectué dans l'autre après la paix ; et pour cette considération (afin d'accommoder tous les difterends)
nous avons formellement consenti et nous persistons dans notre dessein et résolution, que l'une, c'est-à-dire Québec, soit rétrocédée, et que ceux de nos sujets qui sont établis dans l'autre s'en retirent, en les laissant tous deux dans le même état où elles étaient avant la conclusion de la paix : ce que nous ne faisons point par ignorance comme si nous ne comprenions pas à combien peu nous oblige sous ce rapport le dernier traité. (Son 7ème article, celui relatif aux restitutions, ne mentionne que les navires qui étaient alors à l'étranger avec des lettres de marque), mais par affection et par désir de plaire à notre frère, le roi de France, dans tout ce qui peut nous être amicalement et raisonnablement, bien que non justement et légitimement demandé.
Et on peut établir à bon droit cette distinction entre les demandes faites réciproquement ; ce que nous demandons : le paiement de la balance de la dot, la restitution de certains bâtiments pris et gardés sans même le moindre prétexte, et la main-levée des saisies pratiquées dans ce royaume contre nos sujets contrairem.ent au traité, tout cela est de droit et légitime, tandis que l'on nous demande au sujet des susdites localités au Canada et autres lieux et de quelques navires de cette nation qui n'ont pas encore été rendus, mais ont été condamnés à la confiscation par notre haute cour d'amirauté pour des raisons valables en justice, ne saurait être accordé que par courtoisie et dans l'Intérêt d'une entente cordiale.
Après vous avoir ainsi exposé complètement l'état de la question en général, je vous défère pour les détails aux pièces échangées entre l'ambassadeur de France et ceux de nos Lords Commissaires, qui étaient chargés de cette affaire, ainsi qu'à Philippe Burlamachy, que nous vous envoyons exprès avec les mémoires et les pouvoirs qu'il vous présentera.
Les mémoires se rapportent aux bâtiments, aux marchandises et autres choses propres à vous donner une connaissance complète de tous les détails en ce qui regarde une restitution mutuelle ; et à cet égard nous vous laissons la latitude de concéder plus ou moins se^on que vous le jugerez à propos pour la conclusion d'un accord satisfaisant.
Les pouvoirs consistent pour sa part à recevoir le reste de la dot qui nous est due soit en argent ou en une bonne et valable assignation de nature à la satisfaire, et pour votre part à rendre Québec et à évacuer Port-Royal, ce pourquoi Philippe Burlamachy vous donnera plusieurs instruments solennels sous mes seing et sceau. Notre plaisir est que vous les remettiez à ce roi, ou à tel membre de son conseil qu'il nommera lorsque Burlamachy aura reçu l'argent ou les assignations susdits, et qu'il vous aura été donné satisfaction quant aux autre détails plus haut spécifiés ; mais en cas de refus ou de délai relativement au paiement ou à la remise de bonnes assignations (ce dont Burlamach}^ est tenu responsable envers nous) vous devrez alors garder ces pouvoirs et les lui remettre, car dans cette éventualité il ne d evra pas rester plus longtemps à attendre la fin de sa mission.
Quant à la balance de la dot, il reste une chose à régler c'est la déduction que nous faisons des sommes que nous avions autrefois allouées à celles des personnes de la maison de notre chère épouse qui sont retournées en France, déduction à laquelle nous acquiesçons volontiers. Un autre point reste aussi à résoudre quant à l'obligation imposée à nos sujets de sortir du Canada et d'autres lieux : c'est que la révocation soit faite de tous les actes publiés en France contre tous ceux qui ont été engagés dans cette entreprise, particulièrement contre les trois frères Kirk, ainsi que nous l'avons autrefois demandée au sujet du~"baron de la Tour et son fils, avec lesquels sir William Alexander avait traité, ce qui fut jugé raisonnable par les ministres de ce roi, et ce sur quoi il faut encore insister.
Il y a un règlement pour la liberté du commerce négocié et formulé par écrit entre nos commissaires et le Garde des Sceaux de ce royaume quand il était ambassadeur extraordinaire ici, et comme l'ambassadeur de France résidant aujourd'hui en notre cour demande que ce règlement soit ratifié et sanctionné, nous y donnons volontiers notre assentiment, principalement parce qu'il donne la vigueur et la vie aux traités antérieurement conclus entre les deux couronnes ; et tant pour cette affaire particulière (à cet effet nous ordonnons qu'il vous soit remis une copie
du règlement) que pour les autres affaires dont vous êtes actuellement chargé, nous vous donnons une ample commission sous notre grand sceau dans la forme usitée en pareil cas. Donné sous notre sceau en notre château de Greenwich, le douze juin, en la septième année de notre règne.
A notre féal et aimé sir Isaac Wake, chevalier, notre ambassadeur auprès du roi de France.
De la part du roi, 12 juin 1631.
DÉCEMBRE (1635)
Le 25. — Sépulture à Québec de Samuel de Champlain fondateur de cette ville, né en 1567, à Brouage, en Xaintonge, fils d'Antoine de Champlain, capitaine de vaisseau, et de ^Marguerite LeRoy. {^Registre de Qucèec).
Dans le cours de cette année plusieurs français sont enlevés par la maladie dite de tcyj'e aux Trois-Rivières, ils se nommaient :
Jean Guillot, Pierre Drouet, Isaac Lecomte, Guillaume Mée, Michel Souet, iMichel Coysy.
Le valet de ^L DuPlessis-Bochard, nommé Lefebvre, s'est noyé, et le nommé Antoine, a été tué par un arbre.
{Reg. des Trois-Rivic/'cs.)
Une jeune huronne nommée Geneviève, (Ondakion), née en 1638, fille de la première famille huronne mariée chrétiennement, devient religieuse hospitalière à Québec.
JUIN {1640)
Le 14. — Les registres des mariages, baptêmes et sépultures de Québec sont détruits dans l'incendie de Notre-Dame de Recouvrance.
C'est au P. Lejeune que nous devons la copie des actes qu'il a recueillis avec soin, et qui forme le premier volume de ces précieux documents généalogiques.
Le même Père avait ouvert, en 1636, les registres des Trois-Rivières. Ces derniers sont les plus anciens registres originaux du Canada.
Total
De 160S à 1640
Mmiac'es. ' Naissances.
Décès.
Excédant.
MAI (1641)
Les registres de Notre-Dame de Québec, à la date du 26 mai 1 641, renferment l'acte de sépulture d'Adrien Dabancour dit Lacaille, beau-père de Jean Nicolet. Etant à la chasse dans les îles^'^en face de Berthier, il s'était noyé ainsi que son compagnon Etienne Sevestre, le 2 mai 1640.
Jean Nicolet trouva, le 20 mai 1641, les ossements de son beau-père^'*, les apporta à Québec, et la sépulture en fut solennellement faite le 26 mai au cimetière de Québec.
OCTOBRE (1642)
Le 29. — Dans les vieux registres de Québec on trouve la note suivante :
Le 29 octobre on fit les cérémonies funéraires de I\L Nicollet et de trois hommes de j\L de Chavigny, noyés dans une chaloupe, lorsqu'ils allaient de Québec à Sillery ; leurs corps ne furent point trouvés'^^
JUIN (1643)
Le 9.-~Guillaume Boissier, Bernard Berté et Pierre Lafond dit Laforest, surnommé UAicvergjiaû, sont massacrés par les Iroquois. {J^tg'' de Montréal))
(1) Les Iles de Bellechasse, en face de Berthier.
(2) L'endroit où les ossements de Lacaille furent trouvés prit le nom de Pcinle à Lacaille ; c'est aujourd'ui St-Thomas de Montmagny. ^Vaateur.)
(3) L'un de ces infortunés se nommait Noël Girardeau, l'autre, Jean Ferré
{Registres de Québec.)
NOVEMBRE
Le 29. — A lieu la sépulture de i\Iarg-ucrîte Lesage, femme de Nicolas Pivert. (^<^'. de Québec}}
Note. — Cette famille était demenrée à Québec après le départ de Champlain, en 1629. '■'■ Pivert, sa /nnnif, 2ine nih-e et im jeune hoDiinc, résident an Cap Touriiiente, eu 162S. [C/iamJ>iain,ll,-p. 154.)
Le 30. — Jean Matte-Masse et Pierre Bigot ont été tués par les Iroquois.
Guillaume Lebeau a été brûlé par les mêmes sauvages.
(Reg: de Montréal.)
NOVEMBRE
Le 3. — On célèbre le premier mariage d'un français avec une sauvagesse, béni par l'Eglise à Québec. Le marié s'appelait ^Martin Prévost et l'épouse Marie-Olivier (Manitouabewich).
Devenu veuf en 1665, Prévost épousait le 8 novembre de cette même année, Marie Dabancour, veuve de Godfroy Guillot, et sœur de Madame Jean Nicolet.
{Reg: de Qtccècc.)
SEPTEMBRE (1645)
Le Père Lallemant commence un cahier de notes que l'on a désigné sous le titre de "Journal des Jésuites."
NOVEMBRE
Le 21. — A lieu le mariage de Jean Guyon-Dubuisson. / J Ct^i^-'-V*-'"^ 1
avec Elizabeth Couillard, petite hlle de Louis Hébert. C'est la même Elizabeth qui avait été baptisée à Québec en 1631^'^
Le Journal des Jésuites (p. 44) dit qu'il y eut deux violons pour la première fois, à ces noces.
En 1645 le prix du pain était de 15 sols, tandis que celui du bois était de 10 sols la corde.
(i) Voir la note de son baptême, page iS.
'\,iriyxr^-^ [■■
Le 7. — Sépulture du P. Anne de Nolic.
{Re^. des Trois- Rivières.)
Récit de sa mort. (j^. des yesuiies, pp. 33-34-)
I\IAI.
Le 12. — ^lort du P. Masse, premier missionnaire du Canada, inhumé dans la chapelle de Sillery.
{y.desyéstcifes.^.AA)
OCTOBRE
Le 12. — Date du contrat de mariage de Nicolas Macard et de Marguerite Couillard. veuve de Jean Nicolet et fille de Guillaume Couillard. A ce contrat assistaient comme amis et témoins : ^NHL De^Iontmagny, gouverneur, René et Louis Maheu. cousins de l'épouse. Le mariage eut lieu le 16 novembre suivant dans l'Eglise de Québec.
{Registre de Québec).
Le iS. — Massacre du P. Jogues, {RéperL, p. 34, et y , des Jésuites, p. 86), et de Jean Lalande, de Dieppe, son compagnon. {Relat. des jésuites, 1647 — 3,)
NOVEMBRE
Le 6. — Une barque allant de Québec aux Trois- Rivières, fait naufrage au Cap à l'Arère^'^ et neuf hommes sont no}'és. {Reg. de Québec et j . des Jésuites, p. 72.)
Les noms de ces infortunés sont enregistrés à Québec comme suit :
Jean Fleury, de Sedan, matelot Jean Basque, charpentier de navire, matelot Jacques Figeux, de Dieppe, matelot Jean Fougereau, matelot
(l) L'endroit désigné sous ce nom n'est nutre que le promontoire sur lequel est bâtie l'église de Saint-Jean Deschaillons. V'^ir la note de l'année 1729.
Jean Mechin, de LaRochelle, ouvrier et matelot "Jacques Arenaine, de Tours, soldat Guillaume Lasue, de Tours Jacques Clèque dit Lafontaine, de Tours, soldat Gaspard Gouault, apothicaire de Poitiers, destiné pour aller aux Hurons avec les RR. PP. Jésuites.
{Rco\ de Qjicèec.)
Une jeune huronne nommée Barbe, ayant étudié quatre ans aux Ursulines de Québec, sortit en février 1647, et " fut recherchée fortement et puissamment par un français
nommé Chastillon,^'^ qui pria les mères de la vouloir retenir r"^
jusqu'aux vaisseaux. Il donna assurance de sa volonté, ^
mettant entre les mains des ]^Ières une rescription de 300 livres, dont il consentit que 100 fussent appliqués au profit de la fille, en cas qu'il manquât de parole. Mais il se trouva que la fille n'en voulut pas, et aima mieux un sauvage et suivre la volonté de ses parents." {J . des Jésuites, p. ']']))
Le 4. — -Julien Petau épouse Marie Pelletier, du Bourg de Marennes, en Saintonge.^'^
(I) Ce jeune français se nommait Jean î>Iignot dit ChatiUon, â^é da vingt ans, il /' I j .^
épousa à Québec le lo novembre 164S, Louise Cloutier, veuve de François Majguerie, . (,", .vm h- , Wu.- -7 i ' interpiète aux Trois-Rivières. \Registres de Qnibcc.) jL-v'LX-. '---^' .■-^■■'
(21 11 est à noter dans le susdit mariage que lorsque l'on publia le premier ban, il courut un bruit que demoiselle Marie Pelletier était mariée en France, et que son mari était encore vivant et demeurait à Lal\ochelle ou aux enviror.s ; ce qui nous obligea d'en faire enquête et appeler ceux qui pouvait connaître la dite Marie Pelletier, et le dit prétendu manage, fait en France. Il s'est trouvé par la déposition des témoins qu'en effet, après avoir été veuve d'un nommé César Gouin, elle fut recherchée par un certain cocher à LaIv.ochelle, et mariée avec lui ; mais que le dit cocher était actuellement marié à une autre femme de laquelle il avait eu dix enfans : ce qu"ayaiit été connu de la dite Pelletier, après son mariage, elle quitta le dit cocher, et tînt le mariage pour nul, et pour cet effet se retira de ce pays.
Il y a acte au greffe de Québec de ce que dessus, en data du iS février 1647, duquel moy, Barthélémy \'imont, ay retenu copie avant que marier la dite Pelletier ^vec le dit "julien Petau,' et ay serré la dite copie avec ces papiers.
(Signé), B. VIMOxXT.
\Rcs. d^ Québec.)
MAI
Le 6. — " François Raison, de LaRochelle, loué au fort pour ouvrier, étant en la rivière Saint-Charles, près Notre- Dame des Anges, dans un canot, avec le boulan!:^er de l'habitation, le canot a tourné et le dit François Raison s'est noyé. Son corps n'a pu être trouvé que le 27 mai, vis-à-vis de Notre-Dame des Anges, où l'on a coutume de débarquer. Il a été enterré le même jour au petit cimetière de Notre-Dame des Anges, derrière le jardin, par le P. Barthélemi Vimont." {Rcg: de Québec.)
JUIN
i Le 25. — Les habitans de Québec présentent à M. le Gouverneur le premier cheval apporté au pays.
(y. des Jcsintes, p. 90.)
AOUT
Le 21. — Jean St-Léger, natif de Normandie, s'est noyé près le moulin de M. Couillard, son canot ayant chaviré. {Rcg. de Québeel)
OCTOBRE
Le 2. — Antoine Pelletier, natif du Perche, renversé de son canot, s'est noyé près sa maison, au Sault Montmorency. Il n'était marié que depuis un mois et demi. Sa veuve, Françoise ÎMorin, épouse Etienne Dumay (Demers), le 28 janvier suivant. Q\.eg. de Québec) ■ —
Le 4. — A lieu la sépulture de Gabriel Trut, homme de confiance de M. Cauchon, au Château-Richer, décédé à l'Hôpital de Québec, d'une blessure qu'il avait reçue dans une rencontre avec les Iroquois. {Rcg. de Québec.)
Î\IAI (164S).
Le 23. — On enterre P^rançois Marguerie, beau-frère de Jacques Hertel, qui s'était noyé près des Trois-Rivières, où il était employé comme interprète. Son corps fut retrouvé vis-à-vis Québec. ^Rcg: de Québec)
Jean Amyot, noyé avec ]\Iarguerie, fut retrouvé vis-àvis la Restitution de Saint- Joseph, à Sillery, et ces deux infortunés furent inhumés à Québec le 10 juin 164S.
{Reg\ de Qiic'ôec) JUIN.
Le 6. — Un jeune homme, Nicolas Garnier, qui s'est noyé pendant l'hiver aux Trois-Rivières, est trouvé à la Pointe- Lévis et inhumé à Québec. {Rcg- de Québec)
JUILLET
Le 4. — Sépulture du nommé Lachaussée, tué par les Ircquois. ifi^g- des Trois-Rivicres)
AOUT
Le 2. — Mathurin Bonenfant, âgé de 25 ans, est massacré par les Iroquois. ifi^^g- de Montréal)
Le 14. — Arrivait à Québec un chirurgien nommé Bélanger, porteur des lettres du Roy, pour le changement de Gouverneur. (/. des Jésitites, p. 114.)
Le 19. — La première exécution'" de la main du bourreau a lieu à Québec sur une tîlle de 15 à 16 ans, convaincue de vol. (y. des Jésuites, p. 1 20, et Reg\ de Québec)
JUIN (1650)
Le 21. — ]Madame la Gouvernante (D'Aillebout) et madame de Monceaux, ensevelissent un Huron supplicié nommé Kanda/iietsi}-^
Le 22. — Le navire du capitaine Jammes arrive de France. Un matelot du bord apporte la nouvelle de la
(1) Cependant M. DeRoberval, en 1543, ^vait Lit monter sur l'êchafaud Michel Gaillon convaincu de vol.... Et M. de Champlain avait fait subir le mên:e supplice à Jean Duval qui, arrivé en 160S, avait conspiré contre sa vie.
(2) "Jugé digne de mort, ce huron fut baptisé le 20 juin et nommé Louys sans qu'il sceut encore s'il devait vivre ou mourir. I^ lendemain, il fut conduit au carqan par le bourreau et le sergent, et laissé à la disposition des Hurons et des Algonquins ; un huron nommé Henheonsa iuy donna deux coups de hache sur la teste et le tua sur le cKampi. Il fut enseveli par madame la Gouvernante et madame de Monceanx."
{J. dis Jésuites, pp. 140- 141.)
perte du vaisseau " Le St-Sauveur " qui, parti de Québec en octobre 164S pour la France, faisait de nouveau voile pour le Canada, en mars 1649. Il se perdit en mer près de Lisbonne, (j^. des Jésuites, p. 141.)
AOUT
Le 20. — Un parti d'Iroquois massacre près des Trois- Rivières un des frères donnés des PP. Jésuites nommé Robert LeCoq, et blessent plusieurs autres français.
{y . des Jésuites, p. 142.)
SEPTE.MBRE.
Le 19. — Girard Laval, de Rouen, âg-é d'environ 25 ans, commis à bord du navire " Diuiia" commandé par le capitaine Terrien, s'est noyé, son corps a été inhumé le môme jour à Québec. {Reg. de Québec.)
i6io.
Total.
Manajes.
Nr.is
^ances.
Décès.
Excédant.
IIO