MONNAIE
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Depuis la découverte du Canada jusqu'au règne de Louis XIV, les moyens d'échange dans la nouvelle colonie se faisaient avec beaucoup de difficultés, et il fallait recourir à beaucoup d’expédients pour se mettre en état de
payer les militaires, les artisans, etc.
Les produits d’un pays si nouveau ne suffisaient pas pour faire face aux importations et chaque année le bilan du commerce montrait un déficit contre la colonie. Il arriva donc un r1oment où l'argent importé dans la colonie avait disparu.
Louis XIV pour parer à ces difficultés ordonna que la morue, le blé, les peaux, etc., fussent des offres légales ; mais comme le marché variait très souvent et qu'il y avait perte, on eut recours à la monnaie de cartes à jouer, découpées, portant la valeur marquée sur le verso, et la signature de l’Intendant. A cette époque la contrefaçon n'était guère possible, vu le petit nombre des écrivains.
Cependant en l’année 1667, un faux monnayeur subit la peine de l'échafaud, à Québec, mais c'est le seul cas mentionné à cette époque.
Plus tard l’Intendant eut recours aux billets promissoires.
Ce système d'émission illimité de billets occasionna une grande dépression, et fit perdre la confiance dans les billets.
Une nouvelle importation d'argent fut alors tentée, mais avec une condition onéreuse, c'est-à-dire qu'une pièce de cinq livres en France aurait une valeur de dix livres au Canada, et qu’une pièce d’une livre en vaudrait deux.
Tous ces moyens ayant failli et le besoin d'argent se faisant de plus en plus sentir, Louis XIV décréta l'Ordonnance suivante, en date du 19 février 1670 :
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